mardi 30 juin 2009

Remanient ministériel au Cameroun, le premier ministre viré


Reçu le Vendredi 26 Juin 2009 pour 3 heures d'échanges avec le président de la République, Paul Biya, le désormais ancien premier ministre Ephraïm Inoni, d'après divers témoignages est ressorti du palais présidentiel presque éffondré. Le Samedi 27 Juin 2009, M. Simon Achidi Achu, personnailté très respectée dans la région anglophone du Cameroun (d'où sont issus les premiers ministres camerounais) aurait formulé des propositions au chef de l'Etat. Vraisemblablement, c'est Philémon Yang, ancien magistrat et ancien Haut commaire du Cameroun au Canada, qui a retenu les faveurs du chef de l'Etat camerounais. Il vient en tout cas d'être nommé premier ministre, chef du gouvernement camerounais dans un décret présidentiel signé ce mardi 30 Juin 2009. En remplacement du premier ministre Inoni Ephraïm qui est plus que jamais dans le viseur de l'actualité et des chroniqueurs de l'actualité judiciaire.
Régulièrement cité dans "l'affaire Albatros", cette affaire dans laquelle plusieurs collaborateurs du chef de l'Etat auraient été impliqués et qui a consisté en l'achat d'un avion-pacotille qui a failli coûté la vie au chef de l'Etat, et qui a déjà conduit certains anciens hauts responsables en prison, l'ancien premier ministre Inoni Ephraïm y aurait été mêlé. Plusieurs médias camerounais ont même d'ailleurs rapporté à maintes reprises qu'il avait été auditionné par la police. Cependant, la difficulté des enquêteurs poivait être réel si l'on considère la haute fonction qu'occupait Inoni Ephraïm. Désormais, il devient plus que jamais justiciable et pourrait donc répondre de ses actes devant les forces de l'ordre et la justice dans les prochains jours.
Quand au nouveau chef du gouvernement, YANG Philémon, c'est une personnalité bien connue.

YANG Philémon

Titulaire d’une licence en Droit obtenue à l’Université de Yaoundé, Yang Philémon qui quitte le secratariat général adjoint de la présidence de la République a connu une ascension remarquable. Magistrat diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), il est nommé, en Janvier 1975, au parquet de la Cour d'Appel de Buéa où il va officier comme procureur. Juste le temps de se familiariser avec les prétoires où il passe à peine 6 mois. Il est ensuite propulsé au gouvernement le 30 Juin 1975. Il devient alors vice-ministre de l'Administration territoriale. Trois ans plus tard, le 2 Mai 1978, il est nommé Ministre de l’Elevage et des Industries animales. Il y restera jusqu’au 4 Février 1984, date à laquelle il quitte le gouvernement. Après près de 8 mois de passage à vide, il fait ses valises pour le Canada le 23 Octobre 1984, date à laquelle il est nommé haut commissaire du Cameroun dans ce pays de l’Amérique du Nord. Il passe en effet 20 ans à ce poste dont 10 ans en tant que doyen du corps diplomatique accrédité au Canada. En 1999, alors qu’il est haut commissaire du Cameroun dans ce pays, Paul Biya, chef de l’Etat, va se décommander d’une rencontre avec la communauté camerounaise, alors que celle-ci s’était pliée en quatre pour le recevoir et lui exprimer ses doléances. C’était lors du sommet de la Francophonie qu’avait accueilli le Canada cette année là. L’on aurait pu considérer cela comme un désaveu de la part du chef de l’Etat. Faux. En décembre 2004, Yang Philémon rentre au Cameroun par la grande porte. Il est nommé secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Depuis lors, il n’a pas quitté les couloirs feutrés de la présidence où l’on le retrouve parfois dans les délégations retreintes du président Paul Biya pendant ses séjours à l’Etranger. Une position éminemment privilégiée.

Les nouveaux responsables du gouvernement :

Premier ministre, chef du gouvernement : M. YANG Philémon
Ministre d'Etat, ministre des transports : M. BELLO BOUBA MAÏGARI
Ministre délégué à la présidence chargé de la Défense : M. MEBE NGO'O Edgar Alain
Minitre des Postes et Télécommunications : M. BIYITI BI ESSAM Jean Pierre
Ministre des Domaines et des Affaires Foncières : M. Jean Baptiste BELEOKEN
Ministre de la Communication : M. ISSA TCHIROMA BAKARY
Ministre des Affaires sociales et de la famille : Mme ABENA ONDOA Née OBAMA Marie Thérèse
Ministre de l'Education de Base : Mme YOUSSOUF née ADIDJA ALIM
Ministre de l'Eau et Energie: NGAKO TOMDIO Michael
Ministre de Sports et de l'Education physique : M. ZOAH Michel
Ministre délégué au Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural : Mme ANANGA MESSINA née BEYENE Clémentine Antoinette
Secrétaire d'Etat au Ministère des Enseignements Secondaires : M. MOULOUNA FOUTSOU
Secrétaire généraux adjojnts à la Présidence de la République: MM. AGBOR TABI et FOUDA Séraphin Magloire
Conseiller spécial à la présidence de la Républqiue : SINDJOUN Luc
Ministre chargé des misssions : M. SADI René
Directeur du cabinet civil à la présidence de la Républqiue : BELINGA EBOUTOU Martin
Ambassadeurs itinérants : MM. OYONO Ferdinand Léopold et MAIKANO ABDOULAYE
Chargé des missions à la présidence de la République : M. BILE BIDJANG Martin

Le reste sans changement

jeudi 4 juin 2009

Cameroun ; Forces de l’ordre, autorités universitaires et étudiants sur le pied de guerre à l’Université de Yaoundé I


Depuis plusieurs semaines, c’est une ambiance survoltée qui se vit sur le campus de l’université de Yaoundé I. Des centaines d’étudiants en furie veulent en découdre avec les autorités de l’université de Yaoundé I à qui ils réclament le paiement de leurs primes de participation aux jeux universitaires. En effet, avant et pendant les jeux universitaires du Cameroun qui ont eu lieu du 3 au 10 Mai 2009, des étudiants répartis dans plusieurs commissions (protocole et parade) se sont durement entraînés et ont offert des prestations diverses pour le compte de l’université de Yaoundé I. Sous le soleil comme sous la pluie tiennent à rappeler les étudiants, ils se sont dépensés avec l’espoir de recevoir les primes de participation. Seulement, plus d’un mois après la tenue de l’événement, certains étudiants n’avaient pas toujours reçu leurs primes. Ce qui a entraîné l’organisation d’un sit-in le 27 Mai 2009 par les étudiants devant le rectorat. A l’occasion, apprend-on de source autorisée, le recteur de l’université avait promis de régulariser la situation au plus tard le 3 Juin 2009. C’est ainsi qu’à cette dernière date, les responsables universitaires ont engagé le paiement desdites primes. Un partage injuste du goût de certains étudiants. Puisque, les étudiants de la commission protocole percevront 15 000 Francs alors qu’il sera proposé 7 000 Francs à ceux de la commission parade. Ces derniers qui ne comprennent pas cette « injustice » décident alors d’exprimer leurs mécontentement. La montée d’adrénaline aura alors lieu hier lorsque, lassé de revendiquer pacifiquement (25 000 francs par étudiant comme on pouvait le lire sur certaines pancartes), une centaine d’étudiants a entrepris de séquestrer le Recteur de l’université de Yaoundé I dans ses bureaux. Des barricades ont été ainsi érigés devant toutes les portes de sortie du rectorat. Obligeant le recteur à rester dans son bureau jusqu’à 5 heures du matin. Face à la tournure des événements, les responsables de l’université vont faire appel aux forces de l’ordre qui, dès cette matinée du 4 juin 2009, vont quadriller le campus.
Même si à ce jour, la tension a baissé sur le campus, les étudiants promettent de sonner à nouveau la charge si tant est que le problème est loin d’avoir été résolu. Non seulement, les étudiants de la commission parade des jeux universitaires de l’université de Yaoundé I n’entendent pas céder face aux méthodes soviétiques du recteur, mais ils dénoncent aussi la liste de leurs camarades de la commission parade qui a été dressé par les responsables universitaires. Une liste qui comprendrait 900 personnes et qui pourtant ne serait pas autant pourvu en « paradiens ». Ce qui amène déjà quelques uns à penser qu’elle a été grossie par certains responsables qui entendent détourner une partie de l’argent. Une affaire à suivre en tout cas.

samedi 9 mai 2009

La filière sylvicole victime de la crise financière internationale


::Koaci.com Yaoundé:: La crise a aussi touché de plein fouet la filière bois au Cameroun::

Au rebours de toutes les analyses optimistes qui prédisaient que le Cameroun serait épargné par la crise financière internationale, plusieurs secteurs de l’économie camerounaise sont frappés de plein fouet.

C’est notamment le cas de la filière sylvicole (du bois précisément) qui a enregistré une baisse drastique de ses exportations. Une situation que, André Ngouabou, le chef de terminal à bois au Port Autonome de Douala justifie en ces termes : « parce que la crise touchait d’abord le domaine du logement, le bois a été le secteur du bois a été le premier secteur touché ». Au Port de Douala, l’impact de la crise se mesure au rythme des camions de bois qui y entrent. Avant la crise, fait savoir André Ngouabou, le nombre moyen de camions entrant au terminal était de 90 camions par jour. Ce rythme a quasiment baissé de moitié.
Roger Nkodo Dang, observateur de l’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT), explique quant à lui cette baisse d’activité par le fait que le Cameroun avait deux grands clients à savoir la Chine et les Etats-Unis. « La Chine n’achète plus depuis la fin des constructions des stades dédiés aux Jeux Olympiques. Aux Etats-Unis, l’immobilier n’est plus prospère » souligne t-il. Conséquence de cette chute des ventes à l’exportation, « 1600 ouvriers sont déjà licenciés et près de 2400 mis en chômage technique à cause de la fermeture des usines et des chantiers d’exploitation ; les prix de vente de certains débités phares ont baissé de 8,29% ; la demande du marché extérieur a connu une baisse comprise entre 25 et 35% ; le chiffre d’affaires des entreprises forestières a baissé de 20 à 35% ; certaines commandes en cours d’exécution ont été annulés » selon le ministre des Forêts et de la Faune, Elvis Ngollè Ngollè, qui s’est récemment confié au quotidien gouvernemental "Cameroon Tribune".

Face à la crise qui frappe ainsi la filière sylvicole, le gouvernement n’entend pas rester les bras croisés. Le ministre Elvis Ngollè Ngollè annonce ainsi une batterie de mesures parmi lesquels : la suppression des cautions bancaires pour les sociétés éligibles à la DGE (Dotation Globale d’Equipement), la révision des valeurs FOB des essences, le réaménagement et la baisse de la RFA, le transfert de la taxe entrée usine vers un droit de sortie et bien d’autres.

Toutes mesures que les observateurs les plus optimistes jugent avec prudence ; l’économie du bois camerounais étant fortement extraverti et donc lié à la conjoncture internationale. Pour les observateurs comme Roger Nkodo Dang, il n’y aura pas de reprise véritable dans la filière sylvicole avant l’année 2012. Dans l’espoir bien sûr que, d’ici là, les économies des partenaires commerciaux du Cameroun vont retrouver une nouvelle embellie.

La stratégie du gouvernement contre la grippe porcine


::Koaci.com Yaoundé:: Tout comme au Mexique, le gouvernement Camerounais a tenté par des mesures chocs de lutter contre le virus::

Face à l’actualité sanitaire internationale marquée par la propagation de la grippe mexicaine, le gouvernement camerounais a tenu une réunion ministérielle le mardi 28 Avril 2009 à l’effet de mettre en place un dispositif national de prévention contre « l’épidémie de grippe porcine ». Une stratégie de prévention vigoureuse quoique le Cameroun n’ait encore enregistré aucun cas de contamination au virus A/N1H1 ni dans les élevages de porc « qui restent sous haute surveillance », ni chez les êtres humains.

Concrètement, le gouvernement a prescrit un certain nombres de mesures : la mise en place d’une cellule de veille interministérielle de renforcement de la surveillance des points d’accès au territoire national, principalement dans les aéroports et ports à l’égard des marchandises et des voyageurs en provenance des zones contaminées. Ensuite, le gouvernement prévoit le renforcement des stocks de vaccin Tamiflu pré positionné dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire et dont « l’efficacité est avérée pour lutter contre la grippe porcine ». Les populations sont aussi invitées à déclarer tout cas suspect aux autorités sanitaires compétentes.
Enfin, le gouvernement invite les camerounais projetant se déplacer vers l’un des pays contaminés à surseoir à leur voyage ou à se conformer scrupuleusement aux prescriptions des autorités sanitaires du pays d’accueil.

Malgré la maîtrise de la grippe mexicaine observée ces derniers temps, le gouvernement camerounais continue en tout cas d’exiger une certaine vigilance aux populations. Et reste très préoccupée par les mouvements de personnes et de porcs en provenance des pays où les cas de contamination ont été enregistrés.

Réintégration des 14 étudiants exclus de l'Université de Buéa selon un communiqué de l'Addec


::Koaci.com Yaoundé:: Satisfaction de l'ADDEC après la réintégration des étudiants::

Dans un communiqué datant du 02 mai 2009, l’Association pour la Défense des Droits des Etudiants du Cameroun (ADDEC) informe la communauté universitaire et l’opinion publique, qu’après des jours d’âpres négociations et tractations, la tension est totalement retombée à l’Université de Buéa avec pour corollaire la réintégration des étudiants suspendus par les autorités de cette institution universitaire le mois dernier.

Selon l’Addec qui a félicité cette décision, la sortie de crise a été obtenue au terme de la rencontre qui s’est tenue le vendredi 1er Mai 2009 à la salle du Conseil (Board Room) de l’Université de Buéa. Y étaient présents à cette réunion de crise présidée par le vice chancelier de l'université de Buéa le Professeur Vincent Titanji, des représentants de l'administration de cette institution universitaire, les étudiants les étudiants menacés de suspension, et les deux représentants de l’Addec, vivement recommandés à cette rencontre par le MINESUP ( Ministère de l’enseignement supérieur).

Pour mémoire, les autorités de l'université de Buéa avaient procédé le 23 avril dernier à une suspension d'une dizaine de leaders de l'University of Buéa Student Union (UBSU) alors que ces derniers à partir d’un mémorandum revendiquaient pacifiquement l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur formation.

Le combat pour le respect des libertés humaines en milieu universitaire avait ainsi pris un coup dans l'aile avec cette mesure dont le seul objectif était de noyauter et de déstabiliser cette association créée aux forceps à la fin de la grève lancée par l'Addec en 2005.

Selon le communiqué de l'Addec, les 13 étudiants suspendus par les décisions N° 2009/0440, 0441, 0442/UB/VC/REG du 23 Avril 2009 sont immédiatement réintégrés. L’étudiant Fred Woka NGUVE (UB025562) retrouve immédiatement son poste de Chairman de l’UBSU. Deux commissions seront mises sur pied dans les deux prochaines semaines avec pour mission de trouver des solutions aux problèmes posés par les étudiants dans leur mémorandum.

L'Addec, cette association estudiantine qui a fait de la défense des étudiants camerounais son credo, tient dans son communiqué à féliciter l’esprit d’ouverture et de dialogue des étudiants regroupés au sein de l’UBSU (University of Buea Student Union), et la disposition des différentes parties à laisser s’ancrer les valeurs de justice et de liberté.

11 étudiants en grève de la faim


::Koaci.com Yaoundé:: Les grévistes réclament la réintégration de leurs camarades exclus de l’Université de Buéa::

Depuis ce Jeudi 30 Avril 2009 à17 heures, 5 étudiants de l'Association de Défense des Droits des Étudiants du Cameroun (Addec) et 6 étudiants de l’Université de Buéa observent une grève de la faim et font un sit-in devant le Ministère de l’Enseignement Supérieur (Minesup).
Cette décision des étudiants fait suite à un échec des négociations qu’ils ont menées avec le Directeur de la Cellule du dialogue au Minesup. Un échec qu’il faut attribuer aux divergences de vue entre les étudiants et le Minesup à propos de la réintégration de14 étudiants exclus de l’Université de Buéa il y a quelques jours. Une suspension que l’Addec qualifie d’« ingérence grave dans le fonctionnement d'une association autonome (University of Buea Student Union) à l'Université de Buea » et « harcèlement peu civilisé » du Recteur.

En réalité, pendant la grève des enseignants relevant du Minesup, les responsables du « University of Buea Student Union » avaient appelé leurs camarades à se mêler à ladite grève dans le but d’obtenir l’amélioration des conditions de travail des enseignants qui pourraient impacter sur la leurs. Les étudiants et membres « University of Buea Student Union » ont ainsi entrepris de perpétrer des mouvements de mécontentement qui ont été réprimés par les forces de l’ordre. L’implication du lobby estudiantin n’a manifestement pas été du goût des responsables de l’Université de Buéa. Le 21 Avril 2009 en tout cas, une décision du Recteur suspend 14 des étudiants de l’Université de Buéa, tous membres du « University of Buea Student Union ».

A ce jour, le Minesup exige des étudiants exclus, « des excuses » au Recteur de l’Université de Buéa en vue de permettre leur réintégration dans les effectifs de cette université. Les étudiants exclus et l’Addec quand à eux posent 3 conditions : la rencontre des étudiants exclus avec le Recteur de l’Université de Buéa, les excuses publiques de ce dernier, « la démilitarisation du campus » de l’université de Buéa dans un délai de 24 heures et la réintégration des 14 étudiants exclus à l’Université de Buéa.

Pour protester après l’échec des négociations, les étudiants grévistes ont donc engagé un sit-in et une grève de la faim dont ils n’entendent que si leurs revendications sont prises en compte.
C’est une nouvelle fois l’Université camerounaise qui est en crise alors même que les Jeux Universitaires débutent dans 2 jours.

Le principal parti d’opposition veut boycotter la fête de l’Unité


::Koaci.com Yaoundé:: Le Social Democratic Front proteste contre la commission électorale dont il doute de la neutralité::

Le Social Democratic Front (SDF), principal parti d’opposition promet de boycotter la fête nationale de l’Unité du Cameroun le 20 Mai 2009. Il s’agit pourtant d’une des plus importantes fêtes du Cameroun puisqu’il s’agit de commémorer l’avènement de l’Etat Untaire. Le Cameroun ayant été longtemps divisé en deux parties : anglophone et francophone.
En refusant de participer à cet événement généralement marqué par un défilé présidé par le Président de la République en personne et dont des sources annoncent la présence du premier ministre français François Fillon, le SDF veut réaffirmer ses positions sur certains aspects de la vie nationale. Notamment, protester contre Elections Cameroon (Elecam), la nouvelle commission électorale qui va désormais organiser les consultations électorales au Cameroun. Dans une Interview accordée au quotidien camerounais LE JOUR, John Fru Ndi, le leader de cette formation politique indique que « c’est le moment de manifester contre la situation délétère qui sévit actuellement dans notre pays. Je peux citer à titre d’illustration, l’absence d’une commission électorale indépendante, la marginalisation de la jeunesse, l’inefficacité de la lutte contre la corruption et les démolitions arbitraires, toutes choses qui sont, entre autres, des entraves à la mise sur pied d’une société de justice et de paix ».

La position du SDF s’inscrit en fait dans un vaste esprit de contestation que manifestent plusieurs partis politiques d’opposition et la société civile camerounaise à propos des responsables de la commission électorale.
Les 30 et 31 Décembre 2008 , Paul Biya nommait les membres du conseil électoral de ladite commission. La plupart des responsables nommés étaient issus de la formation politique du chef de l’Etat, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Malgré les critiques, Paul Biya est resté sourd. Refusant de réexaminer ces nominations. C’est donc pour continuer le combat de la mise en place d’une commission électorale plus « impartiale » que le SDF va boycotter la prochaine fête de l’Unité. Pour ensuite, si le chef de l’Etat ne réexamine pas ses décrets de nomination, empêcher la tenue de la prochaine élection présidentielle qui aura lieu en 2011, conformément aux propos de John Fru Ndi qui déclarait qu’ « il n’y aura pas d’élection au Cameroun en 2011 ».

Des sources crédibles déclarent cependant que des tractations sont en cours entre le parti au pouvoir et le SDF afin qu’il accepte de faire défiler ses partisans le 20 Mai 2009.

Quoiqu’il en soit, les prochaines élections au Cameroun sont déjà entachées d’un soupçon d’impartialité avant même d’avoir eu lieu. Et les mouvements de boycott comme celui qu’entend mener le SDF ne rassurent nullement sur le minimum de consensus politique que devrait assurer les autorités de Yaoundé pour garantir la stabilité politique du pays.