lundi 19 janvier 2009

Fonkam Azu’u criblé de balles… médiatiques au cameroun!

C’est un véritable raid médiatique qui s’est déclenché contre le président d'ELECAM depuis sa nomination.


Fonkam Azu’u

Sensés être des agents (des secrétaires notamment) de l'Assemblée nationale du Cameroun, ils sont priés de présenter des pièces justificatives. Sans se faire prier, souligne une source, ils brandissent des ordres de missions émanant du Palais de Verre. A la question de savoir s'ils pouvaient présenter davantage de documents professionnels, ils répondront par la négative. C'est alors que l'un d'eux passe aux aveux en révélant que c'est le secrétaire général adjoint de l'Assemblée nationale qui leur a fourni des documents pour les aider.
Leger Ntiga, journaliste au quotidien Mutations



Le quotidien Mutations qui a ouvert le bal en révélant que « quatre jeunes gens en partance pour les Etats-Unis dénoncent le président de Elecam ». En fait, il s’agit de Gana Franline Ndaga, Cyril Kpuye, Jc Akina et Dominic Nkongho Ewang qui étaient sur le point de quitter le Cameroun à bord d'un vol de la compagnie Royal Air Maroc, pour se rendre aux Etats-Unis, le 26 Décembre 2008, pour des raisons académiques. Ils auraient alors subi un contrôle de routine à l’aéroport de Yaoundé Nsimalen. Des anomalies se seraient alors revelé sur les documents qu’ils ont présentés aux contrôleurs de l’aéroport. Léger Ntiga, auteur de l’article raconte : « Sensés être des agents (des secrétaires notamment) de l'Assemblée nationale du Cameroun, ils sont priés de présenter des pièces justificatives. Sans se faire prier, souligne une source, ils brandissent des ordres de missions émanant du Palais de Verre. A la question de savoir s'ils pouvaient présenter davantage de documents professionnels, ils répondront par la négative. C'est alors que l'un d'eux passe aux aveux en révélant que c'est le secrétaire général adjoint de l'Assemblée nationale qui leur a fourni des documents pour les aider, parce qu'ils sont des étudiants désirant poursuivre leurs études au pays de Barack Obama. Plus tard, ils soutiendront que pour l'opération, M. Fonkam Azu'u leur a demandé trois millions de Fcfa à chacun ». Autant les démentis et les protestations de la part des autorités s’enchaînent, autant les soupçons se confortent car, ainsi que l’écrit Mutations plus tard, « Selon des sources policières, Fokam samuel Azu'u aurait affirmé reconnaître l'un des quatre jeunes gens interpellés dans cette affaire de trafic des ordres de mission de l'Assemblée nationale du Cameroun ». Mais les révélations ne s’arrêtent pas là. Moins d’une semaine plus tard, le 14 Janvier, Mutations revient à la charge et revèle que « la piste d'un vaste réseau d'immigration clandestine entretenu par le président du Conseil électoral de Elecam, Fonkam Samuel Azu'u, par ailleurs Sga de l'Assemblée nationale, est à creuser. Car, il pourrait s'agir, croient savoir nos sources, d'une filière huilée où on servirait des documents standard (passeports et ordres de mission) à des individus dans l'optique de faciliter leur départ pour l'exil, documents qui reviennent par divers services postaux pour servir à d'autres bien intégrés dans la filière ». L’affaire s’amplifie donc puisqu’il ne s’agit plus seulement de faux documents apparemment délivrés aux quatre jeunes, mais d’un vaste réseau d’immigration clandestine qu’entretiendrait le président de Elections Cameroon. Un vaste réseau que tend à confirmer « des signatures scannées de certains responsables de la Chambre dans les ordinateurs utilisés dans le cabinet du secrétaire général adjoint : Fonkam Samuel Azu'u ». Et l’hebdomadaire BEBELA révèle une affaire similaire. « Il existerait un autre document bizarre et de la même nature que celui dont était en possession les quatre jeunes gens originaires de la région anglophone du Cameroun et qui s’apprêtaient à s’exiler aux Etats-Unis au moment où ils ont été stoppés net par un contrôle de routine à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Sauf que cet autre document est un ordre de mission mettant en route le secrétaire général adjoint de l’assemblée nationale, Fonkam Azu’u lui-même pour les USA, à la seule différence que le présent document est plutôt signé du président de l’auguste chambre, Cavaye Yeguié Djibril en personne et qui ne se reconnait pas une telle démarche ».
Savait-on que Fokam Azu’u est un « faussaire » ?

ELECAM remplace l'ONEL

on le dit impliqué dans un réseau de faux documents, raison de sa suspension de signature à l'Assemblée nationale. Suspension intervenue bien avant même que l'affaire du trafic de faux ordres de mission ne soit révélée.
Quotidien Mutations


Si l’on en croit les journaux, oui. Le journal Mutations qui cite des sources à l’assemblée nationale, écrit : « on le dit impliqué dans un réseau de faux documents, raison de sa suspension de signature à l'Assemblée nationale. Suspension intervenue bien avant même que l'affaire du trafic de faux ordres de mission ne soit révélée ». Ce qui signifie que le sieur Azu’u était déjà connu, par la hiérarchie de l’assemblée nationale, comme une personnalité à la moralité trouble. Même « des cadres à la présidence de la République se rappellent, par exemple, du coup, de l'usage qu'il fit de la "régie", sorte de budget spécial dont il eut la charge lors des travaux de rédaction du projet de rédaction de la constitution finalement promulguée en 1996. Exclamation de l'un d'eux: "La justice immanente existe! FonkamAzu'u paie directement ou indirectement le prix de ses exactions à travers ce qui lui arrive » écrit Mutations.
Dans les débats sur l’actualité, dans diverses tribunes, ce sont des accusations, des révélations tonitruantes, des démentis, des étonnements et toutes sortes de réactions qui s’amoncellent sur « l’affaire » Fonkam Azu’u à tel point que l’éventualité de sa démission de ses nouvelles fonctions est de plus en plus évoquée. En parlant ainsi de Samuel Fonkam Azu’u, en bien ou en mal, dans les médias, les bars et les quartiers, sa crédibilité ne fait que se ramollir. Sous d’autres cieux, l'intéressé se serait déjà déchargé de ses fonctions. Mais à force de résister, alors même que l’opinion attend les résultats des enquêtes qu’ont ouvertes la police, il ne fait que s’exposer aux curiosités d’une presse qui cherche à en savoir davantage sur son passé. Et sans aucun doute, à « tirer » comme on dit dans le jargon de la presse.

mercredi 14 janvier 2009

ELECAM : Le commonwealth prend position!

Dans un communiqué, l'organisation exprime ses réticences sur la nomination des membres de la commission électorale du Cameroun


Sanctions et menaces de sanctions internationales pèsent sur le Cameroun depuis la nomination des membres de Elections Cameroon (Elecam). La raison étant que les membres nommés par le président Paul Biya sont notoirement connus pour être les militants de son parti, le rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir. Après ces nominations sévèrement critiquées par la presse et l’opinion publique, l’organisation intergouvernementale multilatérale, Commonwealth, a position pour émettre quelques réserves par rapport au casting du chef de l’Etat camerounais.

Dans un communiqué signé de Lord Avebury, présenté comme le président du groupe de campagne pour le Cameroun, celui-ci s’indignait notamment de la qualité des douze membres nommés par le président Paul Biya dans le conseil électoral de Elecam. Il faisait remarquer que cinq des douze membres sont des cadres du Rdpc (Dorothy Limunga Njeuma, Cécile Bomba Nkolo, Fonkam Samuel Azu'u, Jules Mana Nschwangele, Abdoulaye Babale), que l'un d'eux (Thomas Ejake Mbonda) est " un ancien gouverneur Rdpc ", que Elie Mbonda est un cadre de la Fondation Chantal Biya alors que Justin Ebanga Ewodo est un ancien membre de l'Onel " qui a démontré son incapacité à conduire le processus électoral ". Lord Avebury recommandait ainsi la suspension des subventions prévues par le Commonwealth pour la mise en place de la commission électorale. Il a visiblement été entendu car,le commonwealth vient de suspendre son appui financier d’un montant de 15 millions d’euros (destiné à la mise en place des organismes déconcentrés de Elections Cameroon (Elecam), le nouvel organe «indépendant» en charge des scrutins au Cameroun.


Dans un communiqué signé ce mardi 12 Janvier 2009, le Commonwealth demande au président Paul Biya de reconsidérer ces nominations par une liste équilibrée. En clair, il est demandé au président camerounais de constituer une liste composée des personnalités qui n’affichent pas une appartenance politique notoire ou alors de panacher, dans une nouvelle liste, les membres de Elections Cameroon en y injectant à la fois des membres de son parti et les membres de l’opposition.
En outre, Le Commonwealth s’émeut des accusations portées contre le président du Conseil électoral d’Elecam, Fonkam Samuel Azu’u, également secrétaire général adjoint de l’Assemblée nationale qui aurait signé des ordres de mission "frauduleux" au nom de cette institution contre de l’argent, en faveur de jeunes Camerounais désirant aller poursuivre leurs études au Etats-Unis.
Paul Biya va t-il « reconsidérer » la liste des membres du conseil électoral d’Elections Cameroon ainsi que le suggère le Commonwealth ? Difficile de le penser si l’on considère qu’il n’a jamais été un homme qui cède à la pression et se laisse dicter ses décisions. Surtout lorsque l’acte qu’il est amené est fortement lié à son avenir politique. L’union européenne va t-elle aussi suspendre ses subventions pour la mise en place de Elecam ? L’on devrait le savoir dans les prochains jours.

L’organisation des élections présidentielles, à laquelle pourrait participer Paul Biya qui a fait réviser la constitution camerounaise, pour lever le verrou de la limitation des mandats présidentiels, échéance majeure pour la commission électorale controversée, semble en tout cas la toile de fond de tout le débat autour de Elecam. Et Paul Biya le sait sans doute. Sa réaction face à ces considérations internationales devrait permettre de lire ses intentions : se risquer à un bras de fer avec les partenaires internationaux pour assurer sa survie politique au-delà de l’élection présidentielle de 2011 ou rebrousser chemin pour mettre en place une commission électorale crédible qui pourrait lui être fatale s’il venait à décider de briguer un nouveau mandat après les 29 ans de pouvoir qu’il aura passé à la tête du Cameroun.

Fermeture du cinéma Abbia: Catastrophe du 7ème art au Cameroun

Le glas des salles de cinéma est en train de sonner. Révélant au grand jour l’un des problèmes majeurs du cinéma au Cameroun

Façade principale du cinéma Abbia à Yaoundé

Le cinéma Abbia a été scellé hier. "Pour cause de loyers impayés" a t-on appris auprès de certaines indiscrétions. Le directeur de cette salle de cinéma, M. Fotso se trouverait actuellement hors de la ville. Mais, son retour ne devrait rien changer à la situation. Le cinéma Abbia ayant subi de plein fouet une crise qui couve depuis l’avènement des technologies de l’information et de la communication.
Les habitués du cinéma Abbia le savent. Cette salle ne faisait plus courir les foules. Même pendant les Ecrans Noirs, moment intense de célébration de créativité et de l’excellence cinématographiques. Les raisons de cette déchéance sont pourtant connues. Les « avant-premières » n’ont plus leur sens. Il est devenu facile de télécharger des films sur Internet et de les visionner avant qu’elles ne soient même diffuser en « avant-première ». En outre, les cinéphiles se plaignent de la cherté des tickets d’accès dans les salles de cinéma. Il faut parfois débourser entre 1500 et 2500 Francs Cfa pour regarder certains films. Ce qui n’est pas vraiment coûteux mais, la propagation des disques vidéos n’a pas facilité les choses. Dans les marchés, le cinéphile peut facilement se procurer un VCD (Vidéo Compact Disc) à 1000 Francs et un DVD (Digital Vidéo Disc) à 1500 Francs.

Dans un tel contexte, aller dans une salle de cinéma n’a plus toute son importance. En outre, l'avènement des chaînes de télévision étrangères à travers le câble offre désormais la possibilité aux cinéphiles d’avoir, sans se déplacer, les meilleures sorties françaises, américaines et même africaines. Il devient donc très accessoire aux cinéphiles les plus enjouées de se rendre dans les salles de cinéma.

Mais si la responsabilité de cette situation incombe à la fois, aux pirates qui bradent les productions cinématographiques, aux nouvelles technologies qui font concurrence aux canaux traditionnels de diffusion des œuvres cinématographiques. Il convient aussi aux autres acteurs de prendre leur responsabilité pour éviter la mort du cinéma. D’abord aux opérateurs du secteur à qui, il revient de formuler des stratégies innovantes, susceptibles d’attirer les foules. Il revient aussi au public d’aider à l’évolution du cinéma en se rendant dans les salles de spectacle. Il revient enfin aux autorités en charge de la culture de subventionner ce secteur pour l’aider à survivre aux mutations de notre siècle. L’urgence d’une telle mobilisation est non seulement évidente, mais elle devient urgente. Il y a tant de personnes concernées par la production et la diffusion cinématographiques que sa disparition pourrait affecter.

En attendant, on constate simplement que Yaoundé vient de perdre sa dernière salle de cinéma alors que le 7ème art se porte de plus en plus mal au Cameroun.

lundi 12 janvier 2009

ELECAM : La presse charge la commission électorale


La plupart des journaux considère que cette structure est politiquement colorée et donc inapte à organiser des élections transparentes

La nomination des membres d’"Elections Cameroon" était très attendue. Surtout qu’elle a donné, ainsi que le rappelle l’hebdomadaire BEBELA, à « deux années de tractations, de marchandages et de pressions qui ont tenu en haleine tout le pays ». Cette nomination est finalement intervenue le 30 Décembre dernier. Dans le secret des amitiés du Président de la République. C’est ce que fait savoir BEBELA qui écrit : « De source proche de ses services, le 30 novembre dernier, au palais de l’Unité, le chef de l’Etat, entouré de Jean Foumane Akame, son conseiller aux affaires juridiques et de Martin Belinga Eboutou, son conseiller spécial, aurait passé plus d’une heure et demi dans son bureau pour concocter la liste des membres d’Elecam ». Et quelle liste ! « L’on est allé sortir des retraités de leurs repos pour les soumettre à des épreuves stressantes » fait remarquer AURORE PLUS. « Tous les membres sont des membres convaincus du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir » constate le journal AURORE PLUS. Et Hilaire Kamga, membre de la société société civile, cité par AURORE PLUS affirme « M. Biya a crée un comité ad hoc au comité central du Rdpc ; un comité ad hoc qu’il appelle pompeusement Elecam ». Le Rdpc, « le parti dont il est, incontestablement, le président national et le candidat naturel » note BEBELA. « Aucun des noms proposés par les autres acteurs de la scène politique nationale n’a obtenu la moindre attention » ajoute le journal d’Henriette Ekwé. Quelle crédibilité pour les membres s’interroge AURORE PLUS alors même que, ainsi que le mentionne BEBELA, citant l’article 13 de la loi portant création, organisation et fonctionnement d’Elections Cameroon, « les fonctions de Président et de vice-président et de membre du conseil électoral sont incompatibles avec les fonctions ou la qualité de membre d’un parti politique ». Même si lesdits membres ont démissionné de leur parti, le Rdpc, les journaux que nous avons parcourus doutent de leur capacité à s’affranchir de la « tutelle » du parti. Vis-à-vis de Paul Biya, BEBELA mentionne que « tous lui sont redevables ».

Pour certains journaux, la nomination des membres d’Elecam est un signal clair que vient d’émettre Paul Biya en ce qui concerne ses intentions politiques. « N’obéissant qu’à son projet politique en 2011, le chef de l’Etat a donné ‘un coup d’arrêt’ aux rêves ‘fous’ de quelques illuminés » qui osaient croire qu’il se souciait des organisations transparentes au Cameroun. Insistant sur ce qu’il croit percevoir des intentions du chef de l’Etat, BEBELA martèle : « Paul Biya a enfin constitué son équipe pour assurer sa réélection en 2011. Tout le monde a compris : Paul Biya manœuvre pour rester un peu plus dans ses fonctions ». Une idée qu’appuie « un observateur averti de la scène politique » cité par AURORE PLUS analyse : « une fois de plus, le Président de la République vient de nous démontrer qu’il sera le candidat du Rdpc aux élections présidentielles de 2011 pour le simple fait qu’il n’a pas écouté la voix du peuple souverain sur la modification de la constitution, il a engagé par le premier ministre, chef du gouvernement, des consultations qui pour le moment, démontrent la flagornerie politique et enfin il nomme une équipe constituée à 100 % des militants de son parti. A qui croyez-vous que ces gens puissent rendre compte si ce n’est au président de la République ? L’on n’est pas loin des soulèvements politiques avec cette autre forfaiture ».

L’hebdomadaire L’ANECDOTE veut tout de même croire qu’Elecam pourra conquérir son indépendance. Le journal rappelle que « l’indépendance d’esprit ne se décrète pas » et que « l’indépendance se conquiert et ne se concède pas ». Pour AURORE PLUS, « il revient aux 12 membres du conseil électoral de défendre la leur » même si plane sur leurs têtes, note L’ANECDOTE, « le limogeage par celui qui les a nommés ». Mais au-delà de cette question d’indépendance d’esprit, L’ANECDOTE se demande si Elecam dispose des moyens nécessaires pour mener à bien la tâche qui lui a été confiée. « L’institution ne dispose encore d’aucune organisation matérielle à même de servir de garantie » écrit ce journal. En outre peut-on lire, « il faudra un démembrement dans au moins chaque commune », « procéder à un recrutement massif d’au moins 50 000 employés temporaires ». Autant d’hypothèques et bien d’autres qui « grèvent la mise en route » d’Elections Cameroon selon le même journal.Elecam vient à peine de naître qu’il subit déjà les foudres de la critique médiatique mais, ainsi que conclut AURORE PLUS, « l’on attend de voir cette nouvelle équipe à l’œuvre »… « même s’il n’y a rien que l’on peut en tirer »

Rétrospective : les grandes dates de l'année 2008


Retour sur les dates qui ont marqué l'actualité

1er Janvier: Augmentation des prix des bières et de certaines boissons gazeuses de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun

15 Janvier: Le gouverneur du Littoral interdit toutes manifestations publiques dans sa circonscription territoriale

19 Janvier: Le décret N° 2008/29 porte nomination des responsables au ministère des finances parmi lesquels Laurent Nkodo (Dg des Impôts), Edoa Didier Laurent (Dg du Budget), Mme Libom li Liken (Dg des Douanes) et Elung Paul Che (Dg du Trésor et de la Coopération financière et monétaire)

21 Janvier: Révocation du magistrat de 3e grade Biko’o Fouman Denise Chantal épouse Zang III

25 Janvier: Emmanuel Etoundi Oyono est nommé directeur de la Maetur. Christophe Eken remplace Njuimo Monthé à la Chambre de Commerce

29 Janvier: Jean Marcel Mounoume Dayas est promu directeur général du Port autonome de Douala (PAD) à la suite conseil d’administration extraordinaire du PAD

10 Février: Les Lions Indomptables échouent en finale de la 26ème coupe d’Afrique des Nations face à l’Egypte

19 Février: Cinq chefs de mission diplomatique sont nommés pour représenter le Cameroun au Japon, en Russie, en RDC, en Ethiopie et en Belgique21 Février: Fermeture de Equinoxe Tv

25, 26,27 28 Février: Une grève des transporteurs se transporte en émeutes. Plusieurs villes du pays sont embrasées par les revendications populaires

28 Février: Le chef de l’Etat réagit face à l’onde de choc déstabilisatrice qui traverse le pays. Une déclaration marquée du sceau de la fermeté où l’on retiendra la fameuse expression « apprentis sorciers »

7 Mars: Conseil ministériel de crise au palais de l’Unité. Le président de la République annonce quelques mesures : exonération des droits de douane, import sur certains produits de première nécessité de grande consommation, augmentation de 15% des salaires des fonctionnaires, revalorisation de 20% de leur indemnité de logement.

12 Mars: Arrestation de Paulin Abono Moapamb

15 Mars: 11 étudiants camerounais meurent aux larges de Conakry en Guinée

31 Mars: Interpellation de Urbain Olanguena Awono et Polycarpe Abah Abah9 Avril: Lapiro de Mbanga est mis sous mandat de dépôt

10 Avril: L’assemblée nationale adopte le projet de loi portant modification de la loi constitutionnelle N° 04/1996 sur la révision de la constitution du

2 Juin 19727 Mai: Arrestation de Zaccheus Forjindam

19 Mai: Une forte rumeur circule à Yaoundé. Elle annonce le remplacement de Rémy Ze Meka au ministère de la Défense par Pascal Mani

20 Mai: Remise de peines des émeutes de Février en commutation des peines des personnes définitivement condamnées

31 Mai: Samuel Eto’o Fils, Idriss Carlos Kameni et Thomas Nkono agressent des journalistes au Yaoundé Hilton Hôtel après une conférence de presse boycottée par les hommes de média9 Juin: Des assaillants attaquent une embarcation camerounaise dans la péninsule de Bakassi. Bilan : 11 morts parmi lesquels, le sous-préfet de Kombo à Bedimo

24-25 Juin: Tenue à Yaoundé de la 8è conférence des chefs d’Etat de la Cemac

26 Juin: Le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) passe à 28 216 Francs Cfa

29 Juin: Tentative d’évasion à la prison centrale de Douala, 15 morts18 Juillet: Le président de la République préside le conseil supérieur de la magistrature. 4 magistrats sont traduits devant le conseil de discipline

11 Juillet: Joseph Edou et André Boto’o à Ngon sont condamnés à 40 ans de prison1er Août: Mise aux arrêts de Jean Marie Atangana Mebara
14 Août: Rétrocession totale de la souveraineté de la presqu’île de Bakassi au Cameroun. L’événement a lieu à Calabar. La partie camerounaise est représentée par Maurice Kamto

15 Août: Françoise Mbango remporte pour la deuxième fois consécutive, la médaille d’or olympique du triple saut. Avec un bond de 15 mètres 39, elle établit un nouveau record olympique

20 Août: Incendie à la prison principale de New Bell à Douala. Bilan : 10 morts

5 Septembre: Paul Biya intervient à la tribune des Nations Unies lors de la 63ème assemblée générale de l’Onu

19 Septembre: Tentative du Lieutenant Luc Emane de soustraire la mallette du chef de l’Etat28 Septembre: Des pirates armés attaquent trois banques à Limbé et font un mort

7 Octobre: Enlèvement du colonel équato-guinéen Cipriano Nguema Mba

15 Octobre: Paul Biya assiste au 12ème sommet de la Francophonie au Canada

31 Octobre: Prises d’otages aux larges des Bakassi : 6 Français, 1 Sénégalais, 2 Camerounais et 1 Tunisien retenus en captivité

11 Novembre: Libération des otages du navire Bourbon

12 Novembre: Les Provinces deviennent les Régions

13 Novembre: L’inspecteur de police Hervé Mapuro est criblé de balles au domicile du commandant d’escadron Emile Mbankoui

14 Novembre: Chantal Biya est nommée ambassadrice de Bonne Volonté de l’Unesco

16 Novembre: Coton Sport de Garoua perd la finale de la Champions League face aux Egyptiens de Al Ahly du Caire

16-20 Novembre: Premiers jeux nationaux au Cameroun12 Décembre: Les Lions militaires sont sacrés champions d’Afrique12 Décembre: Le chef de l’Etat instruit la mise sur pied d’un jury spécial devant porter les quotas des ressortissants nordistes à l’Ecole Normale Supérieure de Maroua à 60 %30 Décembre: Mise en place d’Elecam avec la nomination des conseillers et du président du conseil

31 Décembre: Paul Biya s’adresse à la Nation et prononce le fameux « Aide-toi et le Ciel t’aidera »

jeudi 8 janvier 2009

RDC: La rébellion du CNDP se fissure

Un combat au sommet oppose les généraux Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda

Bosco Ntaganda et Laurent Nkunda

Des graves divisions se cristallisent depuis quelques jours au sein du congrès national pour la défense du peuple (Cndp), la rébellion armée qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Laurent Nkunda, le leader du Cndp, mouvement rebelle tutsie, est contesté par des éléments de son propre camp. Lundi 5 Janvier dernier, un porte-parole du principal commandant militaire du mouvement, le général Bosco Ntaganda, a annoncé, sur les ondes de la bristish broadcasting corporation (Bbc), la décision de l’état-major militaire, de destituer le général Laurent Nkunda de la tête du mouvement pour « mauvaise gouvernance ». Ce à quoi une faction du mouvement rebelle s’oppose. « Le général Bosco Ntaganda n'a pas la capacité de destituer le président Laurent Nkunda. Le CNDP demeure un mouvement et une armée unis » a déclaré à l’agence de presse Reuters, le colonel Sultani Makenga, responsable militaire adjoint du groupe.

République démocratique du Congo

Même si le porte-parole politique du CNDP Bertrand Bismwa affirme que l’annonce du général Bosco Ntaganda n’a aucun impact sur la structure dirigeante du Cndp, l’on ne peut s’empêcher de constater que l’unité du mouvement rebelle en pâtit. Serait-ce un moyen pour le général Ntaganda de contester l’intention du Cndp d’engager de nouveau des discussions avec le pouvoir de Kinshasa ? La question n’est pas à exclure ce d’autant plus que des pourparlers entre les rebelles et le gouvernement reprennent ce mercredi à Nairobi avec les médiateurs des Nations unies et de l'Union africaine. Ceci, dans le sens de trouver une résolution à la crise qui secoue la province du Nord-Kivu dans l’Est du pays contrôlée majoritairement par la rébellion.

Pour rappel, le CNDP dit défendre la minorité tutsie en RDC contre la persécution du gouvernement et les milices hutues du Rwanda voisin. Le général Bosco Ntaganda a rejoint la rébellion du Cndp en 2006 pour combattre aux côtés de Laurent Nkunda. Devenu chef militaire du Cndp, Ntaganda a toujours bénéficié de la confiance et de la protection de Laurent Nkunda qui a refusé jusqu'à présent de le remettre aux Congolais ou aux autorités internationales, demandant des preuves de ses crimes de guerre. Ntanganda ayant été accusé d'avoir recruté des enfants de moins de 15 ans pour participer au conflit interethnique dans la région de l'Ituri, dans l'est de la RDC.
Est-ce le signal d’un éclatement annoncé de la rébellion ? Les prochains jours devraient permettre d’y voir plus clair.

mardi 6 janvier 2009

Alucam: Raphaël Titi Manyaka prend sa retraite

Il laisse son fauteuil à Alain Malong qui assure l’intérim de la direction générale

Raphaël Titi Manyaka, Ex DG d'Alucam (depuis 1994)

Dans un contexte où la jouissance des privilèges et des honneurs est de règle, le départ volontaire d’un haut responsable dans une administration est presque toujours un événement. C’est le cas de Raphaël Titi Manyaka qui a décidé de se retirer de la compagnie Alucam. A en croire le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune de ce jour, celui-ci n’est plus directeur général de la compagnie camerounaise d'aluminium (Alucam) depuis le 1er Janvier 2009. « Il a quitté ses fonctions pour prendre une retraite bien méritée » indique Cameroon Tribune. Il s’agit donc d’une décision volontaire de la part du désormais ex directeur général. Un fait rare au Cameroun. Surtout qu’il s’agit d’une des plus importantes sociétés installées au Cameroun (Alucam représente à elle seule à plus de 7% de la production industrielle du Cameroun).

Raphaël Titi Manyaka entre donc dans la lignée des hauts responsables camerounais qui considèrent la retraite non pas comme une sanction, mais comme un moment crucial dans la vie d’un employé qui aura œuvré pour son pays, son gouvernement ou son entreprise, et qui doit prendre du repos. Sauf si, est-on tenté d’interpréter en pareille circonstance, cette retraite n’était qu’un ressort pour lui permettre de s’élancer vers une carrière politique ou administrative encore plus élevée. Quoiqu’il en soit Raphaêl Titi Manyaka n’est plus directeur général d’Alucam.

Directeur général depuis 1994, il a passé plus de 30 ans dans la société Alucam. Il a gravi presque tous les échelons de la hiérarchie du groupe au Cameroun. Il laisse son fauteuil à Alain Malong qui assure l’intérim de la direction générale en attendant la désignation d’un nouveau directeur général par le conseil d’administration.

Plateforme d'Alucam, Edéa

Quand à Alucam, c’est une longue expérience qui a été la sienne au Cameroun. Elle a célébrée en 2008, son cinquantième anniversaire dans notre pays. Nationalisée à partir de 1958, soit à deux ans de l'accès à l'indépendance du Cameroun, Alucam a beaucoup contribué à la structuration du tissu industriel camerounais. Au plus fort de la crise économique qui frappe le Cameroun au début des années 1980, l'essentiel des actions de l'entreprise passeront sous l'escarcelle de Rio Tinto Alcan, actionnaire majoritaire de l'heure. Mais l’histoire de cette société débute plus loin, au début des années 50. Les jalons d'Alucam sont jetés en 1952 par Pechiney, principal opérateur d'un consortium international d'industriels qui exploite, à partir de 1960, les gisements de bauxite de Fria en Guinée Conakry. De 1952 à 1958, Alucam est une usine française d'outre-mer placée sous la responsabilité de Raoul de Vitry, président, et d’André Castex, directeur d'usine.

A ce jour, Alucam s'efforce à produire annuellement entre 90 000 à 100 000 tonnes d'aluminium dont les 2/3 sont exportés et le reste mis à la disposition de ses principales succursales que sont Socatral et Alucam, quand la fourniture de l'énergie n'est pas interrompue.