jeudi 12 février 2009

Cameroun: Cet homme qui veut renverser le pouvoir de Yaoundé

Liman Oumate Malloum Boukar se dit chef d’un groupe rebelle baptisé MPLC

Il fait l'actualité depuis quelques jours au Cameroun. Depuis le Lundi 2 Février 2009, date à laquelle l’hebdomadaire régional l’œil du Sahel l’a révélé au grand jour en le présentant comme « l’homme qui veut libérer le Nord Cameroun ». Il a ainsi suscitée une « affaire » en faisant inonder de tracts frappés de logos du Mouvement pour la Libération du Cameroun (MPLC), plusieurs villes de l’Extrême Nord. Le déploiement des autorités comme le président de l’Assemblée Nationale, Cavaye Yeguié Djibril, le ministre de la Justice, Amadou Ali, le directeur général de la Caisse de Stabilisation des prix des Hydrcarbures (Csph), Ibrahim Talba Malla ont eu le don de lui donner une certaine ampleur. Ce qu’on sait, c’est qu’il se trouverait dans les Monts mandaras. Sans plus. Mais il a surtout ameuté la République en faisant parvenir aux autorités, une lettre ouverte au président de la République où il fait le procès des 26 ans de pouvoir du président Paul Biya et demande à celui-ci de quitter le pouvoir. « Le Président Biya a épuisé le temps qui lui est imparti, il doit partir. En tout cas, nous le ferons partir » a-t-il confié à notre confrère de Mutations.

Liman Oumate Malloum Boukar

Ce qu’on sait de lui, c’est qu’il aurait fait fortune dans la vente des produits pharmaceutiques à Mora. Il aurait perdu des millions de Francs Cfa dans une opération foireuse en 2004. Après ce triste épisode, il est parti s’installer au nigeria. Il s’est ensuite replié au Nord dans les années 2005 et s’est alors engagé dans la vente des médicaments de rue, en provenance du Nigeria. En 2008, des gens l’auraient aperçu dans les rues de Kousseri où il est très connu des milieux des vendeurs de médicaments de la rue qu’il ravitaillait régulièrement.

Des dernières informations en provenance de l’Extrême-Nord, des opérations militaires et policières sont en cours pour le neutraliser. Reste qu’on ne sait pas grand-chose sur sa localisation, sa capacité de réaction (il affirme être entouré de 2000 personnes), sur ses attaches avec les pays étrangers (il assure avoir des contacts en Lybie et au Niger). Mais il pourrait aussi s’agit simplement d’une grossière mise en scène orchestrée par un déséquilibré mental.

Quoiqu’il en soit, le mouvement de rébellion que tente de mettre en place Liman Oumate Malloum Boukar survient dans un contexte sécuritaire particulièrement difficile au Cameroun. Un contexte marqué par des cambriolages à répétition dans les services administratifs, des attaques aux larges de certaines côtes de notre pays et une invasion encore récente de la ville de Limbé par des « individus non identifiés » qui avaient occupé une partie de la ville pendant plusieurs heures et ont cambriolé des banques emportant d’énormes sommes d’argent. Si dans un tel contexte devait survenir un mouvement rebelle, c’est dire s’il ne serait pas gagné d’avance de le maîtriser. Autre danger, le Tchad, pays très instable se trouve à quelques pas de là.

DED: Un service allemand pour le développement du Cameroun

Des actions prioritaires sont menées par Le Deutscher Entwicklungsdienst (DED) pour le développement du Cameroun

Un assistant technique du DED prodiguant des conseils



Assistance technique et financière à la décentralisation, promotion de la société civile, lutte contre le VIH/SIDA et gestion des ressources naturelles sont quelques actions prioritaires menées par Le Deutscher Entwicklungsdienst (DED) ou service allemand de développement.

Présent au Cameroun depuis 1965, le DED est un service d’envoi de personnel et d’appui au processus de développement des pays étrangers. Elle est engagée dans des secteurs prioritaires définis au préalable par le gouvernement camerounais en concertation avec le gouvernement allemand. Les zones d’intervention concernent trois secteurs. Le premier secteur est la décentralisation, le développement local et la gouvernance. Le deuxième secteur est la gestion des ressources naturelles et le développement rural et le dernier secteur santé avec la lutte contre le Vih-Sida. Et le troisième secteur est la gestion des ressources naturelles et le développement local.
En Novembre 2003, le Cameroun et l’Allemagne ont adopté une stratégie commune : « Décentralisation, Développement local et gouvernance » en vue de soutenir le processus de décentralisation et d’améliorer les conditions de vie des populations dans les communes. Cette stratégie est opérationnalisé par le Programme d’Appui à la Décentralisation et Développement Local (PADDL) qui est un programme mené par le DED, la Coopération Technique Allemande (GTZ) et le Banque Allemande de Développement (KfW). Trois régions bénéficient du PADDL. Il s’agit du Centre, de l’Ouest et de l’Extrême Nord. En ce qui concerne le travail concret du DED dans le PADDL, il met des assistants techniques à la disposition des agents communaux, des élus et des administrations communales. Ces assistants techniques leur offrent l’appui à une formation sur la décentralisation et la gouvernance locale. En outre, le DED soutient les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) et le Centre de Formation pour l’Administration Locale (CEFAM). Ceci, dans une stratégie d’améliorer l’organisation institutionnelle.

En ce qui concerne la promotion de la société civile, le DED appuie les organisations qui y sont liées. La méthode du DED est la même que l’appui à la décentralisation puisqu’il met à la disposition des ces organisation des experts qui assurent les formations de leurs membres dans plusieurs domaines : le développement, la gestion des finances et du personnel, la conception et la réalisation des programmes et des projets, la planification, le suivi et l’évaluation, la communication externe et interne, le plaidoyer et le lobbying et enfin le dialogue et la coopération avec le secteur public. A cet effet, le DED offre trois types d’appui à ses partenaires : l’assistance technique d’1 à 3 ans aux organisations qui en font la demande, la possibilité d’une subvention salariale, pour une durée déterminée, aux experts nationaux employés dans les organisations partenaires et enfin, le DED cofinance des petits projets des organisations partenaires.

Pour ce qui est du secteur sanitaire, les assistants techniques du DED travaillent depuis 2006 pour soutenir la Stratégie Nationale de Lutte contre le Vih. Sa contribution se concentre sur l’augmentation des préservatifs disponibles, l’organisation des campagnes de sensibilisation, la mise sur pied d’un réseau avec l’association des personnes vivant avec le Vih, les Ong, les personnes ressources et les communes, l’appui au renforcement de l’organisation et le management de la structure du Marketing Social. Autant d’actions qui visent à réduire la maladie dans les Régions du Littoral, du Nord, de l’Extrême Nord, de l’Adamaoua, de l’Ouest et du Nord-Ouest.

Pour ce qui est enfin du secteur « Gestion des Ressources Naturelles et Développement Rural », le DED encadre des activités de gestion des ressources naturelles pour harmoniser la protection des ressources naturelles avec le développement rural. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme Sectoriel des Forêts et de l’Environnement
(PSFE) en partenariat avec le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) et le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MINEP). Le maintien des écosystèmes de haute valeur à travers l’intégration et la participation de la population, la gestion durable des ressources forestières et exploitation soutenue des produits forestiers, l’amélioration des conditions cadres pour l’utilisation des ressources forestières, la promotion des sources de revenu alternatives sont quelques objectifs poursuivis par le DED dans ce secteur.

Partenaire pour le développement du Cameroun, le DED est une société civile à responsabilité reconnue d’utilité publique. Il est financé par le budget fédéral d’Allemagne et fait partie de la coopération allemande en étroite collaboration avec la Coopération Technique Allemande (GTZ) et le Banque Allemande de Développement (KfW). La directrice actuelle du DED au Cameroun est madame Maria WEITZ.

samedi 7 février 2009

CAF: Vers une tranquille réélection de Issa Hayatou

Le président actuel devrait rempiler au cours de l'élection du Comité Exécutif de la Confédération

Issa Hayatou

C’est du 10 au 11 Février 2009 qu’aura lieu à Lagos au Nigeria la prochaine assemblée générale élective de la Confédération Africaine de Football (CAF). L’instance faîtière du football continental est appelée à renouveler son comité exécutif. La réélection du président Issa Hayatou devrait être une formalité. Il est en effet le seul candidat à la présidence de la CAF. Réuni le 17 Novembre 2008 à Douala, le Comité d’urgence du bureau Exécutif de la Confédération Africaine de Football, (Cameroun) a entériné les candidatures aux prochaines élections au sein du Comité Exécutif de la CAF. Le retrait du président de la fédération ivoirienne Jacques Anouma a laissé la voie libre au président de la Confédération Africaine Football (CAF) Issa Hayatou pour un nouveau mandat de quatre ans à la tête de l'instance africaine.

Issa Hayatou s’est ainsi retrouvé sans concurrent pour briguer la présidence de la CAF qu’il pilote depuis 1988, après avoir été réélu en 1992, 1996, 2000 et 2004. Outre l’élection présidentielle qui marquera cette 31ème Assemblée Générale de la CAF, celle de six membres du Comité Exécutif ainsi que l'élection d'un des représentants africains au sein du Comité Exécutif de la FIFA sera à l’ordre du jour. L'assemblée générale entendra, par ailleurs, le rapport d'activités du Secrétaire général, Mustapha Fahmy, concernant l'année écoulée, le rapport de développement de chacune des unions zonales et se penchera sur le bilan financier de la CAF et sur le projet de budget présenté par le président de la commission des finances Suketu Patel et soumis à son approbation. Cette année, aucune modification des statuts et des règlements n'est prévue. Aucune proposition particulière n'a été présentée, dans les délais, ni par une ou l`autre des associations nationales.


Issa Hayatou

Les bons points du président sortant
L’histoire retiendra que c’est sous l’ère Hayatou que le nombre d’équipes africaines en phase finale de la Coupe du Monde de football est passé de deux à trois en 1994 puis de trois à cinq à partir de l’édition de 1998. A cette véritable victoire dont il peut s’attribuer le mérite, l’on peut ajouter le fait que la Coupe d’Afrique des nations qui se disputait avec huit équipes jusqu’en 1990 est passée à 12 équipes en phase finale, puis 16 équipes à partir de 1996. A partir de 1997, la Coupe d’Afrique des clubs champions devient la CAF Champions League avec un format de championnat (deux groupes de quatre) à partir des quarts de finale. Dès1998, le championnat d’Afrique féminin est mis sur pied. Une phase finale avec huit équipes est instituée à l’instar du Championnat Juniors. Sur une proposition du Président de la CAF, la Coupe d’Afrique des nations deviendra tous les quatre ans, une épreuve qualificative à la Coupe du Monde de Football.

Cette nouvelle formule assurera la présence des joueurs expatriés à toutes les rencontres qualificatives et permettra aux associations nationales de se conformer au calendrier international harmonisé. Jusqu’en 1988, la CAF n’avait des contacts qu’avec l’ AFC, (l’Asian Football Confederation.). Depuis l’accession de Issa Hayatou à la Présidence de la CAF, la Confédération Africaines de Football s’est ouverte à d’autres continents et notamment l’Europe. Un protocole d’accord a été signé en 1997 avec l’UEFA (le projet Méridien). Un championnat de jeunes de moins de 18 ans oppose tous les deux ans quatre équipes européennes à quatre équipes africaines. Tous les deux ans, l’UEFA soutient deux associations nationales africaines pour leur apporter son soutien financier et logistique dans différents secteurs. En 1988, seule la Coupe d’Afrique des Nations était commercialisée et ses images suivies en dehors de l’Afrique dans quelques pays européens et asiatiques. Aujourd’hui, ce sont presque toutes les compétitions de la CAF qui sont commercialisées et les images de nos compétitions sont suivies à travers tous les continents dans plus de 100 pays. En dehors de la CAN qui demeure la vitrine du football africain, la CAF Champions League a également acquis ses lettres de noblesse. Au cours de la Présidence de Monsieur Hayatou, l’Afrique a eu l’insigne honneur de voir un arbitre africain en l’occurrence Said Belqola diriger une finale de Coupe du Monde en Juillet 1998 à Paris. En 1996, le nombre de membres africains au Comité Exécutif de la FIFA est passé de trois à quatre. On se souviendra que Issa Hayatou avait fait rêver la galaxie du sport en Afrique en déposant sa candidature à la présidence de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) en 2002. Même s’il avait été battu par le président sortant Sepp Blatter, son audace fit soulever des espoirs inattendus parmi quelques amoureux du Football en Afrique. On retiendra enfin que c’est sous sa présidence qu’un pays africain (l’Afrique du Sud) a été désigné pour accueillir la coupe du monde de Football. C’est en qualité de président de la CAF qu’il participera à cette compétition mondiale. Avec un tel bilan, qui n’est pas seulement positif, Issa Hayatou ne pouvait pas manquer d’écrire encore quelques pages du football africain. Peut-être pendant quatre dernières années.

Cameroun: La visite du pape suscite la controverse dans la presse

La presse camerounaise s’interroge sur les mobiles et les retombées éventuelles de cette visite

Le Cameroun accueille dès le 17 Mars prochain, et ceci pour la troisième fois, une visite papale. Après Jean Paul II en 1985 et 1995, Benoît XVI foulera le sol du Cameroun dans moins de deux mois. Ce voyage survient dans un contexte problématique marqué d’après BEBELA par « la distorsion des fonds à l’archidiocèse de Yaoundé, l’assassinat des prêtres ci et là, les batailles tribales entre Bassa-Bamiléké-Béti et le nombrilisme séculaire pour ne citer que ceux-là ». L’ANECDOTE écrit, pour sa part que, la visite d’un pape en Afrique vise essentiellement la reconquête des fidèles dans un continent qui est tombé entre les mains de nouvelles églises.


L’église catholique a du mal à conserver sa place de première religion chrétienne, dans de nombreux pays en Afrique, tant les églises réveillées pullulent et ont fondé leur prosélytisme sur les misères et les pertes de repères des populations. Mais que vient le pape cette fois au Cameroun ? Ledit voyage aurait été motivé par une réunion préparatoire d’un synode sur l’Afrique prévu en Octobre au Vatican rapporte LE POPOLI. Mais il s’agit d’un prétexte parmi tant d’autres à en croire les journaux camerounais que nous avons feuilletés et qui ne sont pas avares de supputations. Vient-il prononcer la béatification de Monseigneur Henri Vieter, le père Pallotin devenu évêque après avoir conduit les premiers pas de la chrétienté au Cameroun ? Hypothèse possible qui n’enchante pas la curie locale selon L’ANECDOTE. Les chrétiens du Cameroun ont du mal à croire que le premier saint dans l’histoire du Cameroun soit un allemand ; par ailleurs réputé pour avoir été d’une rudesse à la lisière de la barbarie. L’ANECDOTE titre « A nous les saints ! » et cite les prélats du terroir comme Baba Simon, André Wouking, Jean Zoa, Engelbert Mveng et Meinrad Hebga qui pourraient bénéficier de cette consécration. Mais l’arrivée du pape est peut-être une invitation de Poupoul Ier (Paul Biya, Ndlr) écrit LE POPOLI qui ajoute que d’autres [personnes] y décèlent une réaction du Vatican au climat délétère socio-politique qui prévaut au Cameroun. « Cette dernière hypothèse remporte l’adhésion du plus grand nombre qui espère voir le saint père remonter les bretelles du monarque d’Etoudi pour sa gestion du pays ». Dans le cas contraire poursuit LE POPOLI, « le père de Brenda et Bakassi pourrait tirer quelques gloires de cet événement et surtout l’évoquer pour cautionner sa future candidature à la présidentielle de 2011 ». Le journal de Nyemb Popoli publie une caricature opportunément satirique dans laquelle on peut voir le président Biya dire : « Si Dieu même en personne est avec moi, qui se dressera contre moi ? » Le journal satirique conclut qu’après tout, la visite papale est une bénédiction pour le peuple tout entier, un motif de fierté pour la communauté religieuse catholique camerounaise particulièrement.


A moins de deux mois de cette visite papale, les camerounais expriment déjà leurs attentes. Dans un exercice qui commence à lui être familier, LA METEO a ouvert ses colonnes aux camerounais de tous les horizons. Entre la fierté des uns qui estiment que c’est un honneur pour le Cameroun d’être le premier pays africain à recevoir la visite du pape Benoît XVI et la déception des autres qui s’interrogent sur les sommes d’argent qui seront dépensées à l’occasion de cette visite, chacun y va de ses attentes : consolidation de la paix, arrestation des casses perpétrés par la communauté urbaine de Yaoundé, critique sans concession contre le pouvoir de Yaoundé, dialogue avec la jeunesse, les attentes des camerounais sont assez contrastées. Chose compréhensible puisque certains camerounais ne gardent pas que de bons souvenirs des visites de Jean Paul II en 1985 et 1995. « Il faut relever qu’à la fin de la dernière visite papale au Cameroun, une vague de misère sans précédent s’était abattue sur le pays » écrit LE POPOLI. En tout cas, cette visite, avant qu’elle soit, génère déjà bien de polémiques et de controverses.

jeudi 5 février 2009

Partenariat : Synergies Africaines et Microsoft Afrique liés par un partenariat





Une cérémonie a eu lieu, cette semaine au siège des synergies africaines à cet effet

Vous allez avoir accès à tous nos logiciels, tous sans exception… Et nos collaborateurs vont venir chaque année pour mettre à jour ces logiciels.
Cheick Modibo Diarra, président de Microsoft AfriqueIl s’adressait ainsi à Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergues Africaines. C’était ce Mardi 3 Février 2009, au siège de Synergies Africaines à Yaoundé. Cette promesse de mettre à la disposition des Synergies Africaines, tous les logiciels de Microsoft Afrique a été doublée d’une autre: [i Nous allons offrir à nos partenaires – dont Microsoft Afrique – un audit gratuit de leurs systèmes d’information]. Cheick Modibo Diarra est au Cameroun. La signature du protocole d’accord entre Microsoft Afrique et Synergies Africaines contre le Sida et les souffrances est la première étape de sa visite de trois jours. Un protocole d’accord dont les principaux points d’ancrage sont: le renforcement des capacités institutionnelles de Synergies Africaines ; les échanges d’informations sur les applications innovantes des TIC et leur intégration dans les stratégies de prévention et de prise en charge du Vih/Sida et des principales endémies en Afrique ; l’amélioration de l’accessibilité des communautés aux solutions informatiques adaptées à leurs besoins.


Pour Jean Stépahane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergies Africaines, cet acte « est la traduction concrète d’une vision de collaboration forte entre deux partenaires partageant une volonté et des aspirations communes ». Pour lui, la signature du protocole d’accord de partenariat est la suite logique à de nombreux contacts. Dans son allocution, il a en effet revelé que Cheick Modibo Diarra et les synergies africaines avaient déjà noué 3 contacts majeurs : les 14 et 15 Novembre 2007 à Niamey à l’occasion de la 3ème conférence des premières dames des Synergies Africaines, le 13 Décembre 2007 à l’occasion de sa visite au Centre de Référence International Chantal Biya pour la Recherche sur la Prévention et la Prise en Charge du Vih/Sida et lors de la distinction de la première dame camerounaise Chantal Biya comme ambassadrice de Bonne Volonté de l’Unesco.
Cet acte est la traduction concrète d’une vision de collaboration forte entre deux partenaires partageant une volonté et des aspirations communes.
Jean Stépahane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergies AfricainesA l’occasion de cette visite, il a réaffirmé sa promesse à l’endroit des étudiants de l’école polytechnique de Yaoundé. « J’ai fais la promesse de venir donner des cours aux étudiants de l’école polytechnique de Yaoundé. Je crois qu’avant la fin de l’année, je vais venir leur donner des cours de mécanique spatiale et de navigation interplanétaire » a-t-il déclaré.Astrophysicien de renommée internationale directeur de programme d’exploration à la NASA, Cheick Modibo Diarra est malien. Il fonde en 1999 la fondation PATHFINDER pour l'éducation et le Développement. Il devient président de Microsoft Afrique en 2006, année de sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO. Sa visite au Cameroun se poursuit jusqu’à Jeudi prochain. Il rencontrera plusieurs hauts responsables camerounais dont le premier ministre.

Droits de l’homme: Le gouvernement du Cameroun répond à Amnesty



Le ministre de la Justice a diffusé un communiqué qui revient sur le rapport de Amnesty International


Le gouvernement procède lui-même depuis plusieurs années à une évaluation sans complaisance de son propre dispositif de promotion et de protection des droits de l’homme, donnant lieu à la publication d’un rapport annuel sur l’état des droits de l’homme, à l’élaboration duquel participent activement les organisations les plus représentatives de la société civile.
Amadou Ali, ministre de la Justice


Ce n’est pas souvent qu’on entend le ministre Amadou Ali se répandre dans les médias. Même par voie de communiqué. C’est dire si le rapport de l’Organisation Non Gouvernementale (Ong) Amnesty International a provoqué des insomnies dans le sérail. Mardi 3 Février 2008, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Amadou Ali, a publié un communiqué pour apporter certaines clarifications du gouvernement par rapport à la situation des droits de l’homme au Cameroun. Quelques jours après la sortie du rapport annuel de Amnesty International qui a dressé un bilan catastrophique sur l’Etat des Droits de l’Homme au Cameroun. Sans contester fondamentalement le rapport de Amnesty International, le gouvernement camerounais s’est plutôt agrippé sur un détail pour le moins mineur : le refus de l’Etat du Cameroun d’accueillir les représentants de l’Ong. Le ministre Amadou Ali écrit : « le gouvernement tient à préciser – s’agissant de la visite des représentants de Amnesty International au Cameroun – qu’un accord leur a été notifié par lettre du 3 Août 2007. La visite n’a pu avoir lieu le 27 Octobre 2007 du fait de l’indisponibilité d’un de ses délégués prétendument endeuillé. Il appartenait dès lors à ladite organisation de formuler une nouvelle demande avec de nouvelles propositions de dates ». Au passage, le gouvernement marque sa surprise « face à cette évolution autant inattendue qu’injustifiée ».
Malgré la colère du gouvernement que l’on peut lire entre les lignes - il qualifie de prétendu, le deuil d’un délégué de Amnesty International – le gouvernement « réaffirme néanmoins son entière disponibilité à répondre favorablement à toute sollicitation visant le respect des droits de l’homme ainsi que l’amélioration de la gouvernance, valeurs auxquelles notre pays est tout entier attaché. »

Le gouvernement brandit ses efforts

Le ministre de la justice ne s’arrête pas aux récriminations contre l’Ong. Il avance quelques efforts faits dans le sens la promotion et la protection des droits de l’homme qui constituent « l’un des axes majeurs de l’action gouvernementale ». Selon le ministre de la justice, le gouvernement procède lui-même depuis quelques années à une évaluation « sans complaisance » de son propre dispositif de promotion des droits de l’homme. Une évaluation qui donne lieu à la publication d’un rapport annuel sur l’état des droits de l’homme au Cameroun. Evaluation à laquelle participent « activement » les organisations « les plus représentatives de la société civile ». Le ministre révèle que cette évaluation a traité de nombreux cas qui ont débouché « sur des sanctions régulièrement rendues publiques par voie de presse ».

Le gouvernement tient à préciser – s’agissant de la visite des représentants de Amnesty International au Cameroun – qu’un accord leur a été notifié par lettre du 3 Août 2007. La visite n’a pu avoir lieu le 27 Octobre 2007 du fait de l’indisponibilité d’un de ses délégués prétendument endeuillé. Il appartenait dès lors à ladite organisation de formuler une nouvelle demande avec de nouvelles propositions de dates.
Amadou Ali, ministre de la Justice



Pour rappel, le Jeudi 29 Janvier dernier, Amnesty International a publié un rapport sur la situation des droits de l’homme au Cameroun. L’Ong y mentionne des homicides d’opposants politiques, les harcèlements des droits de l’homme et des journalistes, les persécutions des personnes présumées homosexuelles, les conditions de détention déplorables, la pratique de la torture, les exécutions extrajudiciaires, le maintien de la peine de mort et bien d’autres sujets etc. Pour ce qui est des multiples violations des droits humains soulignées par l’Ong, elles se rapportent majoritairement aux émeutes du mois de Février 2008 qui a conduit à des jugements expéditifs des émeutiers, les harcèlements des journalistes et plusieurs autres abus. La démarche du ministre, pour autant qu’elle soit justifiée, devrait plutôt se traduire par la sensibilisation des forces de l’ordre qui semblent ignorer ou mépriser les droits et les devoirs des citoyens mais aussi développer, ainsi que le recommande Amnesty International, « la culture des droits de l’homme » pour éviter le recours systématique à la violence et à la répression sauvage en cas de crises sociales.

mercredi 4 février 2009

Revendication: Les élites de l’Est Cameroun veulent leur université

Ils le font savoir dans un communiqué fait à Bertoua le 21 Janvier 2009.

Paul Biya, Président du Cameroun

Si l’on en croit un communiqué des élites de la Région de l’Est,Les filles et fils de la Région de l'Est-Cameroun exhortent le chef de l’Etat Paul Biya, à créer une Université technologique et minière dans leur Région. Une université qui, indique le communiqué, pourrait avoir une vocation sous-régionale en Afrique centrale. Les élites signataires motivent cette revendication par plusieurs arguments. Elles font remarquer que la Région de l’Est dispose d’un nombre important et d’une diversité des découvertes minières. Elles constatent une intense activité des compagnies minières dans les quatre départements de la Région. Et, relève le communiqué, il existe des clauses contenues dans les différentes conventions liant l'Etat du Cameroun à ces compagnies, clauses relatives aux transferts de technologies, à l'utilisation de la main d'œuvre locale et au développement socio-économique des zones riveraines aux gisements miniers et aux sites d'exploitation. Pourtant, l'impréparation d'une ressource humaine qualifiée dans les métiers de la transformation du bois avant l'exploitation forestière… n'a pas permis la création des industries du bois et le développement de cette Région, demeurée un puisard de matières premières brutes peut-on lire dans le communiqué qui souligne la carence criarde en ressources humaines qualifiées en matières minières. Ainsi que l'urgence de former des personnels hautement qualifiés devant servir dans les industries minières pendant les phases d'exploration, d'installation, d'exploitation et de transformation afin de faire du Cameroun, un véritable pôle d'exploitation, de transformation et d'exportation des produits miniers ainsi que d'autres technologies. Pour elles, il est impératif que chaque camerounais participe activement au développement durable du pays. Ce qui passe nécessairement par une meilleure formation académique et professionnelle. Donc, pour ces élites, le chef de l’Etat et le gouvernement camerounais doivent créer une Université technologique et minière dans la Région de l’Est.

Comme l’Université de Maroua?

Il n’y a certes pas de corrélation directe entre cette sorte de doléance émise par ces « élites » de la Région de l’Est et l’affaire de l’Université de Maroua dont l’école normale supérieure a récemment fait l’actualité à travers une revendication des députés du septentrion qui ont demandé et obtenu un réajustement à la hausse des quotas des candidats à admettre dans cette école. Cette fois-ci, la démarche semble relever de la même logique. Pour rappel, au début des années 1990, précisément lors de la campagne pour la première élection présidentielle multipartite au Cameroun en 1992, l’idée de la création d’un centre universitaire autonome à Maroua trottinait déjà dans les esprits. Le président de la République y était entièrement favorable. Des études avaient d’ailleurs été entreprises. Mais avec l’éclatement de l’Université de Yaoundé en 1993 et la création de six universités d’Etat, les populations de l’Extrême-Nord avaient plutôt été surprises que ce soit Ngaoundéré qui bénéficie d’une université. A Maroua, on avait mal avalé la pilule. Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 1997, Paul Biya revenait sur le sujet dans son discours, comme pour indiquer aux populations de l’Extrême-Nord qu’il ne les avait pas oubliées. Il avait alors parlé des études pour le projet de création… 7 ans après, aucun signal fort. Lors de la campagne présidentielle de 2004, il affirmait : Je crois que Maroua aura son université , justifiant cette décision par « la complicité » [politique] qui existe entre lui et l’Extrême-Nord. La province, considérée comme la plus peuplée du pays, compte au moins six millions d’habitants. Ceux d’entre eux qui sont inscrits sur les listes électorales votent souvent majoritairement pour Paul Biya. Trois ans après, en lieu et place de l’université, le gouvernement proposait l’Ecole normale supérieure de Maroua. L’offre ne fût pas bien accueillie au sein de l’élite de l’Extrême-Nord. En attendant donc l’université, le gouvernement décide finalement de lancer l’école normale supérieure. Là encore, le « Grand Nord » réclame 60 %. Elle obtient mieux, 100% ! Guettant ensuite impatiemment le lancement de son université.

L’affaire de l’université de Maroua semble avoir fait tâche d’huile. Pour les élites d’autres Régions du pays qui entendent faire pareil. A commencer par les fameuses élites de l’Est. Et d’autres sans doute qui produiront des mémorandums allant dans le même sens.