vendredi 12 décembre 2008

Mouafo Djontu : L’étudiant qui faisait frissonner le pouvoir


Figure emblématique et mythique de l’ADDEC, cet étudiant de 31 ans est un véritable combattant des droits civiques.


Sa carrure imposante, sa voix puissante et son verbe séducteur lui confèrent les attributs d’un leader. A 31 ans seulement, Mouafo Djontu a déjà un passé truculent derrière lui. En le côtoyant, on comprend mieux pourquoi ses camarades l’appelaient "Jésus" et comment il a pu tenir en haleine le campus et précisément "Jérusalem" (le parvis de l’amphi 300, Ndlr)] lors des grèves estudiantines de 2005. C’est en effet à travers ses revendications qu’il s’est connaître. Ce sont ses multiples grèves de la faim qui ont tissé sa réputation.

Né le 5 Novembre 1977 à Bansoa, Mouafo Djontu fait ses études secondaires au collège François Xavier Vogt et entre à l’université de Yaoundé I où il obtient une maîtrise en Chimie. Déjà, pendant son cursus secondaire, il constate qu’il y a une non reconnaissance par le système éducatif camerounais, de ceux qui ont œuvré pour ce pays. Son aîné Justin Mouafo lui conte les histoires des héros nationaux à l’instar de Ruben Um Nyobè. Je m’étonnais qu’à l’école, on me parlait seulement de Aujoulat, Messmer et on ne faisait pas mention de ces héros. Lorsqu’il rencontre J Point Rémy Ngono, c’est la même découverte. Dans la bibliothèque de ce dernier, il découvre un pan de l’histoire du Cameroun qu’il n’a pas pu apprendre à l’école. Par la "rencontre" de ces héros de l’histoire, la graine du syndicalisme germe en lui. Et c’est sans surprise que l’on le retrouve en train de mener une grève historique à l’université de Yaoundé I.

"J’ai été meurtri…"
Entré à l’université, Mouafo Djontu découvre le « délabrement » des milieux universitaires. J’ai été meurtri par le cadre qui abrite l’avenir d’un pays affirme t-il. Il saisit l’opportunité présentée par l’imminence de l’élection présidentielle de 2004 pour mener une grève de la faim. L’objet de sa grève est simple : puisqu’on considère les jeunes comme des gens qui vont voter plusieurs fois pour une miche de pain, nous avons donc décider de ne plus manger pour dire que la jeunesse veut se faire entendre autrement que par la manipulation des aînés. En compagnie de 4 camarades, il se rend au siège du journal Mutations où il est chassé avec de l’eau. Je me dis que les responsables de Mutations avaient peur de voir mourir dans leurs locaux, des jeunes qui souhaitaient s’adresser à des candidats à une élection présidentielle tente de comprendre le leader estudiantin. Parti de Mutations, Mouafo et ses quatre compagnons se rendent au siège de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (Cndhl). Ils n’y passeront que 4 heures de temps avant d’être refoulés. C’est au siège de l’organisation non gouvernementale Nouveaux Droits de l’Homme que les grévistes vont trouver le site de leur mouvement. Le Docteur Hilaire Kamga a presque été pris de cours. Il n’avait pas de choix explique Mouafo. Du 29 Septembre au 10 Octobre, ils ne boivent que de l’eau. Le camarade Linjouom a été victime de 2 attaques cardiaques mais il n’en est pas mort fait savoir Mouafo. Anicet Ekanè, Adamou Ndam Mjoya, Hubert Kamgang et Fritz Pierre Ngo, candidats à l’élection présidentielle leur rendront visite. C’est à la veille de cette élection que les grévistes stoppent leur mouvement pour aller accomplir leurs droits de vote.


Au Cameroun, c’est comme si c’est un crime d’avoir des ambitions politiques. Moi je dis, je vais la faire et fondamentalement pour améliorer la société parce que comme disait Saint Exupéry, la politique est la haute forme de la charité
Mouafo Njontu


C’est encore Mouafo Djontu qu’on retrouve au centre d’une grève de la faim le 13 Avril 2005. Après avoir été chassé de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun et de la Croix Rouge Camerounaise, "Jésus" revient à "Jérusalem" avec ses "disciples". C’est donc devant le campus de l’amphi 300 qu’il mène sa grève pour revendiquer l’amélioration des conditions de vie des étudiants du Cameroun. En cette occasion, il reçoit « l’aval » et la « bénédiction » de sa mère. Elle est venue me soutenir et faire une prière pour moi en compagnie de plusieurs étudiants raconte Mouafo.
Toujours dans le cadre de la grève, en Novembre 2005, 3 mois après que le gouvernement n’ait pas souscrit à ses engagements il sera sévèrement molesté au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed). Pendant 3 jours dans l’obscurité totale, j’ai dormi sur mon ventre parce qu’il y avait les hématomes sur mes fesses, tellement on m’avait battu se souvient-il. Présenté devant le procureur pour rébellion, menace à l’ordre public , il va comparaître libre. Son procès dure sept mois et il écope d’une condamnation de 7 mois avec un sursis de 5 ans. Madame Dorothy Njeuma sort une note pour me bannir des universités rapporte Mouafo. Un « bannissement » qui ne l’empêche pas de s’inscrire en 2007, après une année préparatoire, au cycle de Master en Droit en Action Humanitaire à l’Université Catholique d’Afrique Centrale. Même là-bas, des sources introduites me disent qu’on a tenté d’empêcher mon inscription croit savoir l’étudiant.

Même s’il a cédé le fauteuil de président après 2 ans non renouvelables, en ne modifiant pas les textes comme certains, il continue d’exercer une certaine influence sur l’Addec où il est conseiller. Quand on lui rapporte qu’il aurait était manipulé par certaines hautes personnalités, il réagit par un léger sourire avant d’ajouter : Je n’ai été manipulé que par la vérité, le souci de voir la condition de l’étudiant s’améliorer. Je mets quiconque au défi de mettre sur la place publique un rapport qui prouve que j’ai été de connivence avec les apprentis sorciers que leur chef qualifie. Comment fait-il donc pour vivre et payer ses études ? Mouafo fait savoir qu’il n’est pas issu d’une famille pauvre. Et aussi, je vis parce qu’il y a certaines personnes qui croient en ce que je fais et qui n’ont cessé de me soutenir.
Après le syndicalisme estudiantin ? Mouafo Djontu annonce son arrivée dans l’arène politique. Au Cameroun, c’est comme si c’est un crime d’avoir des ambitions politiques. Moi je dis, je vais la faire et fondamentalement pour améliorer la société parce que comme disait Saint Exupéry, la politique est la haute forme de la charité.
"Jésus" quittera t-il "Jérusalem" pour "Etoudi"?, Mouafo Djontu lui, n’est pas loin de le croire. Comme certains leaders syndicaux, ce ne serait donc pas une surprise de voir le fils de Justin Mouafo gravir les marches du pouvoir.

Distinctions : Les lauréats du prix Moumié sont connus

L’Addec, Madame Madeleine Afitté, Feu René Jam Afane et Feu Minkio-Bamba ont retenu l’attention du jury


Le Samedi 8 Novembre dernier à Bruxelles, la fondation Moumié a décerné le « prix Moumié » à l’Association de Défense des Droits des Etudiants du Cameroun (Addec), à Madame Madeleine Afitté, Présidente de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (Acat), Section du Littoral. A titre posthume, un prix spécial a été décerné à Feu René Jam Afane et Feu Samuel Minkio-Bamba, auteurs compositeurs de l’Hymne National du Cameroun.

Pour justifier le prix décerné à l’Addec, Clarice Hansen, présidente de la fondation écrit sur le blog de la fondation : si l’on considère que les associations estudiantines sont et ont toujours été aux avant‐postes du changement en Afrique, si l’on considère que de nombreuses figures politiques camerounaises sont passées par l’action syndicale estudiantine (par exemple Castor Ossende Afana, Francois Sengat-Kouoh, etc.), il est important de soutenir les actions de l’ADDEC, surtout par la mobilisation de la communauté Internationale en faveur de leurs actions. Pour ce qui est de Madeleine Affité, la fondation la récompense apprend-on pour son indépendance d’esprit qui la place au dessus des joutes politiques et des cercles de pouvoirs ; pour son abnégation, son opiniâtreté, et son courage extraordinaire. Ses dénonciations des tueries du mois de février 2008 et des arrestations massives des citoyens protestataires du même mois ont été plusieurs fois citées par les leaders d’opinion qui l’ont choisie. Quand à Samuel Minkio-Bamba et René Jam Afane, la présidente de la fondation les présente comme deux génies qui ont eu l’inspiration éternelle de l’Hymne National du Cameroun, mais qui sont tous les deux morts dans un dénuement insultant, et dont la Mémoire éternelle sombre aujourd’hui comme hier dans l’oubli total des faiseurs de destins qui dirigent le Cameroun. Leurs tombes sont abandonnées dans une broussaille dans le Sud du Cameroun, et l’Ecole de Foulassi où ils ont écrit l’Hymne se trouve dans un état de délabrement qui tue pour la deuxième fois leurs Mémoires constate t-elle. La fondation Moumié entend d’ailleurs lancer une campagne pour la réhabilitation de la Mémoire de ces deux « grands hommes », et appelle « le gouvernement camerounais à prendre ses responsabilités ».



Pour ce qui est de la remise des prix, la fondation Moumié organisera le samedi 30 mai 2009 des cérémonies dans l’enceinte du Palais des Nations à Genève. A cette occasion, une procession sera organisée, comme tous les ans, sur le chemin qui mène au « Plat d’argent » Rue des Paquis (actuellement Grand Rue) où Félix Roland Moumie « fut empoisonné ». Une marche qui se fera en compagnie de Mboua Massock, lauréat du premier prix Moumié.

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Télévision : La version tropicale de TRACE TV est annoncée


Olivier Laouchez, Pdg de Trace Tv a réservé l’exclusivité de la nouvelle aux camerounais!

© trace.tv

TRACE TROPICALE. C’est le nom d’une nouvelle chaîne de télévision que se prépare à lancer Olivier Laouchez, président directeur général du Trace Tv, et son équipe.

Le Cameroun est le pays africain où nous sommes le plus regardé
Olivier Laouchez, PDG de Trace Tv

Il s’agit d’une chaîne qui sera disponible sur le bouquet Canalsat Horizons et sera exclusivement consacrée à la diffusion de la musique africaine, caribéenne et latino-américaine. Pour justifier le choix du Cameroun pour annoncer le lancement de la chaîne, Olivier Laouchez a expliqué que Le Cameroun est le pays où nous sommes le plus regardé. Il a toutefois indiqué que cette situation est due « à la distribution informelle des câblo-opérateurs ». La visite d’Olivier Laouchez a pour but de « monétiser cette audience ». Il doit en effet rencontrer plusieurs entreprises installées au Cameroun : Mtn, Nestlé, Pmuc, Camtel, et bien d’autres. Son agenda prévoit aussi des rencontres avec le ministre de la communication, le secrétaire général du ministère de la culture, le ministre de la jeunesse, le secrétaire général du ministère des Sports et de l’Education Physique et aussi des personnalités comme Roger Milla. En fait, le Président Directeur Général de Trace Tv entend développer des partenariats avec les annonceurs. Partenariats qui devraient engendrer des bénéfices financiers pour la chaîne.
La nouvelle chaîne de télévision Trace Tropicale verra le jour dès le début de l’année 2009. Techniquement, elle sera lancée en Janvier a avisé Olivier Laouchez. Considérant que l’Afrique est fortement représentée dans le patrimoine génétique de Trace Tv, le Pdg a fait savoir que 30 à 50 % de Trace Tropicale sera réservée à des artistes africains.


La diffusion des clips sur notre chaîne est gratuite. Il ne faut donc pas que des gens extorquent de l’argent aux artistes pour prétendre qu’ils vont faire diffuser leurs clips sur Trace Tv
Olivier Laouchez, président directeur général du Trace Tv


Il a aussi profité pour répondre à des préoccupations soulevées par certains hommes de médias et artistes présents à la conférence de presse qui s’est tenue au Hilton Hôtel de Yaoundé Mercredi dernier. Par rapport aux critères de diffusion des clips sur la chaîne Trace, Olivier Laouchez a noté que la diffusion des clips sur notre chaîne est gratuite. Il ne faut donc pas que des gens extorquent de l’argent aux artistes pour prétendre qu’ils vont faire diffuser leurs clips sur Trace. Au contraire, nous reversons environ 700 millions de Francs chaque année à des organismes qui représentent les artistes. Le patron de la chaîne a aussi souligné que la diffusion des clips dépend des critères qualitatifs liés à l’image, au son, à la scénographie bref, « à la richesse des clips ». Pour ce qui est des opportunités de collaboration avec la chaîne, Trace est ouverte et notamment en ce qui concerne les partenariats pour le marketing, la promotion et la réalisation. Les journalistes reporters d’image (Jri) peuvent aussi collaborer avec la chaîne a fait savoir la Pdg.
Dans cette tournée camerounaise, Olivier Laouchez est accompagné de Nadeige Tubiana, directrice Afrique de Trace Tv. Cette première visite des responsables de la chaîne musicale internationale a débuté le 10 Novembre et s’achève Samedi prochain.

Arnaques: Les abonnés d’Orange Cameroun dans le viseur!



Ces abonnés reçoivent des SMS leur annonçant des gains faramineux

Lundi 27 Octobre dernier autour de 5 heures du matin, un abonné au réseau de téléphonie Orange que nous préférons garder sous anonymat a reçu un message pour le moins curieux. Bravo, vous avez gagné 10 000 Euros et un voyage pour la France… . Le Message en question envoyé par le numéro 00483820899381 lui demandait alors de rappeler immédiatement pour entreprendre les démarches dans le but de rentrer en possession de ses lots ; indiquant au passage à l’intéressé que son numéro de tirage est le 0987. Chose curieuse fait savoir l’abonné, il n’a jamais participé à aucune forme de loterie que ce soit.

Depuis quelques jours à Yaoundé, le messages de ce type se répandent dans la « famille » des abonnés Orange. Des Short Message Services (SMS) singuliers qui promettent des lots fabuleux à leurs récepteurs. Une dame que nous avons rencontré nous a raconté son aventure il y a quelques mois. C’est dire si le phénomène remonte à des lustres. « J’ai reçu un SMS de la France, il y a quelques mois. On me demandait de rappeler le numéro dans un délai de 10 minutes. L’émetteur du Sms me faisait savoir que j’avais remporté des lots et que je devais rappeler un numéro qui était précédé de l’indicatif de la France. J’ai couru pour chercher une carte de recharge de 1000 Francs Cfa et j’ai tenté d’appeler ledit numéro en vain. En effet, j’ai tenté d’appeler plusieurs fois mais, ça sonnait occupé » rapporte t-elle.

Contacté par les abonnés, la société de téléphonie de mobile Orange a tout de suite émis un communiqué largement médiatisé pour mettre ses abonnés en alerte contre ces SMS. « Orange Cameroun décline toute sa responsabilité dans la diffusion de ces SMS et appelle ses clients à la vigilance » pouvait-on lire en boucle sur certaines chaînes de télévisions locales émettant à Yaoundé. Une réaction prompte et opportune si tant est que certains clients que nous avons rencontrés projetaient de poursuivre la société Orange en justice.
Si les responsables de la société Orange ne semblent pas encore connaître l’origine exacte de la provenance desdits messages, l’on peut toutefois remarquer que les abonnés commencent à se plaindre de la récurrence de ces tentatives d’arnaques organisées. Ce d’autant plus, témoignent certains abonnés, qu’il ne s’agit plus seulement de ces promesses de gains, mais des alertes mensongères impliquant parfois des proches dans des avis d’accident, de décès ou diverses sortes de nouvelles alarmantes.
Il se développe manifestement sous nos yeux un gangstérisme d’un genre nouveau dont les utilisateurs de téléphones mobiles devront dorénavant se méfier. En attendant que les opérateurs de téléphonie concernés par ces actes ne remontent à la source de leurs auteurs

Joseph BEFE ATEBA : Prêtre journaliste et pionnier du diocèse de Kribi


L’histoire retiendra qu’il fut le tout premier évêque de Kribi, une haute distinction couronnant une carrière pastorale assez dense.

C’est une enfance ordinaire qui a été celle du prélat. Il est né d’un couple de cultivateurs le 25 Avril 1962 à Nkoabé, un petit village de l’arrondissement de Ngomezap dans le Département du Nyong et So’o. Son père, en plus de s’adonner aux activités agricoles, est catéchiste à la mission catholique d’Akok. C’est dire si le parfum de l’église flotte dans la famille du jeune Befe Ateba. D’ailleurs, son père, Thaddée Ateba, ne badine avec les valeurs morales et chrétiennes qu’il inculque à l’enfant notamment l’obéissance, la politesse, l’honnêteté, le goût de l’effort et le sens du partage. C’est donc presque par filiation qu’il acquiert l’esprit de la chrétienté. En outre, la modestie de ses conditions de vie a sans aucun doute influencé son choix d’embrasser très tôt les voies de la religion. L’Abbé Lucien Manga qui l’a recueilli après l’obtention de son CEPE est pour le futur évêque, un modèle que le jeune homme côtoie quotidiennement. L’idée de devenir prêtre lui vient le jour où il assiste à l’ordination sacerdotale de l’Abbé Paul Bidzamena. Fasciné par le rituel de cette cérémonie et marqué par tout le mystère qu’elle recouvre, il décide de devenir prêtre.

Le choix du sacerdoce
C’est donc tout naturellement qu’en 1977, à 15 ans seulement, il choisit de s’inscrire au petit séminaire Sainte Thérèse de Mvolyé. Il répond en quelque sorte à l’appel du sacerdoce après avoir obtenu le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) au collège Ebanda à Yaoundé. Au petit séminaire, il obtient d’abord son probatoire série A2 en 1979, puis l’année suivante et dans la même série, son baccalauréat. Nanti de ce parchemin qui lui ouvrait aussi les portes de l’Université, Joseph Befe Ateba opte pour le grand séminaire, et c’est de toute évidence qu’il dépose ses valises au séminaire Immaculée Conception de Nkolbisson à Yaoundé. Il y décroche son Baccalauréat canonique en Philosophie et en Théologie. Après 7 ans d’études, et à 25 ans, il est ordonné prêtre le 20 Juin 1987 par son excellence Mgr Jean Zoa, archevêque de Yaoundé. Après son ordination sacerdotale, le jeune Abbé Befe Ateba est nommé vicaire de la cathédrale, là même où il avait déjà servi comme diacre.

Brillant orateur, journaliste et communicateur professionnel
Il se fait remarquer par son talent oratoire, la profondeur de ses homélies et sa parfaite maîtrise des subtilités de la langue Ewondo qu’il manie avec aisance. En 1991, Monseigneur Jean Zoa qui a visiblement des ambitions pour le jeune Abbé l’envoie faire des études. D’abord au Nigeria (Kano) puis à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (Esstic) de Yaoundé. Joseph Befe Ateba regagne là un chemin qu’il avait quelque peu perdu : celui l’information et de la communication. En effet, l’on se rappelle que dans son petit village de Nkoabe, il avait créé avec quelques uns de ses cousins, un périodique intitulé Nkoabe parle. En fait de périodique, il s’agit des feuilles volantes où ils évoquaient les faits d’actualités du village. A Kano au Nigeria, il passe une année et assimile les techniques radiophoniques. A son retour de Kano, il est responsable du service des informations catholiques en collaboration avec la sœur Marie Thérèse Olinga. A l’Esstic où il est envoyé plus tard, il en sort major de sa promotion en 1994. Son mémoire de sortie est intitulé : Présentation et impact du prône dans l’archidiocèse de Yaoundé .

Journaliste et remis au service de l’archidiocèse de Yaoundé, Joseph Befe Ateba va aider à la restructuration du service de la presse écrite diocésaine. Il fusionne Nleb Bekristen, le tout premier organe d’information catholique du Cameroun publié en langue Ewondo depuis 1928 avec, Ensemble, le journal en français créé en 1994 et édité par la même institution. En 1995, il est désigné secrétaire de la commission de la communication lors de la visite du pape Jean Paul II au Cameroun. Il assumera également les fonctions de responsable national des moyens de communication sociale à la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun (Cenc). De 1998 à 2004, il est envoyé au Ghana pour occuper le poste de Secrétaire exécutif de la commission épiscopale panafricaine pour la communication sociale. En même temps, il est consultant à Rome en qualité de conseiller pontifical pour la communication sociale. Rappelé au Cameroun par Mgr Victor Tonye Backot, archevêque de Yaoundé, il est nommé chancelier de l’évêque. En 2005, il passe vicaire général de l’archidiocèse de Yaoundé.

Evêque de Kribi
Parallèlement, il est curé de la paroisse Saint Joseph anglophone de Mvog-Ada à Yaoundé où il bâtit le presbytère, installe une connexion Internet à la paroisse. Le pape fait de lui le premier évêque de Kribi le 19 Juin 2008 et, le 4 Octobre 2008, c’est devant un parterre d’invités très spéciaux dont le premier ministre camerounais, Inoni Ephraïm qu’il est porté à sa nouvelle charge épiscopale. La présence de plusieurs membres du gouvernement et de nombreuses délégations venus de plusieurs villes du Cameroun donne un éclat particulier à l’événement. Son talent de communicateur se déploie aussi depuis le début des années 1980 quand il décide d’écrire un roman intitulé Yobo, la spirale de l’épreuve. Dans cet ouvrage édité en 2003, Joseph Befe Ateba raconte les tribulations d’un ressortissant de ‘Kamalos’, pays fictif autrefois colonisé par l’Allemagne dont Ongola ou Yaoundé est la capitale. Son style d’écriture remarque t-on à la lecture de l’ouvrage est traversé par la culture Ewondo et par sa maîtrise du Latin.

Moi, ma mission, c’est de rendre visible ce décret de fondation, de manifester que cette église existe déjà. Ma mission, c’est de lui donner une consistance physique réelle de telle sorte qu’on puisse dire voilà le diocèse de Kribi avec son clergé, avec ses églises, sa chrétienté et ses structures
Joseph Befe Ateba évêque de Kribi


L’histoire retient que Joseph Befe Ateba est le tout premier évêque de Kribi. Certains estiment même qu’il est le fondateur de ce diocèse. Même s’il affirme que c’est le souverain pontife en tant qu’évêque de l’église universelle qui fonde une église, il reconnaît néanmoins avoir joué un rôle non négligeable dans l’édification de ce diocèse. Moi, ma mission, c’est de rendre visible ce décret de fondation, de manifester que cette église existe déjà. Ma mission, c’est de lui donner une consistance physique réelle de telle sorte qu’on puisse dire voilà le diocèse de Kribi avec son clergé, avec ses églises, sa chrétienté et ses structures.
En choisissant de devenir « berger », Joseph Befe Ateba a répondu à l’appel du destin et à l’appel de Dieu. Il en est d’ailleurs fier. Le sacerdoce m’a beaucoup apporté déclare t-il. Et pour partager après avoir reçu, conformément à l’esprit de l’église, le prélat entend mener plusieurs actions pastorales qui viendront s’ajouter à plusieurs autres dont il est l’acteur. Ces actions pastorales diocésaines devraient aboutir à la réalisation de diverses opérations dans 23 paroisses de la zone Océan du diocèse de Kribi entre 2008 et 2011. Ceci, dans le respect de son approche pastorale : permettre à l’église de déployer sa valeur intrinsèque pour que ceux qui aiment la vérité la voient et qu’ils y adhèrent.

Festel : La télévision fait sa promotion à Yaoundé


Pendant 8 jours, les professionnels de la télé vont expliquer au public, les méandres de leur univers!

L’exploitation des programmes Tv, c’est le thème de la 6ème édition du Festival africain de télévision, Festel 2008 qui se déroule à Yaoundé du 14 au 21 Novembre 2008. Dans sa nouvelle dimension, explique le comité d’organisation, le Festel se définit comme un marché des programmes de télévision ouvert à tous les genres, à toutes les catégories de propositions audiovisuelles d’horizons divers.

Pour cette 6ème édition, le Festel accueille plusieurs types de programmes télé : des téléfilms de fiction long et court-métrage, des séries, feuilletons, sitcoms, théâtres filmés, documentaires, reportages, magazines, dessins animés et un panorama de journaux télévisés africains. Ces divers programmes Tv sont projetés au boulevard du 20 Mai et à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnps) de Yaoundé, sites du festival. Au-delà de ces projections publiques, le Festel propose une leçon de télévision, un séminaire-atelier sur le thème le Droit d’Exploitation et le Droit d’auteur, un colloque sur le thème L’exploitation des programmes Tv en Afrique, des ateliers de formation en techniques audiovisuelles et surtout une compétition des programmes Tv. Cette compétition donnera lieu à la délivrance des Totems (d’or, du meilleur long-métrage, de la meilleure fiction court-métrage, de la meilleure série, du meilleur documentaire, du meilleur reportage, du meilleur téléfilm long, du meilleur téléfilm court).

Des distinctions sont prévus pour la meilleure actrice, le meilleur acteur, la meilleure présentatrice Tv et du meilleur présentateur Tv. Deux prix (prix spéciaux et prix du public) seront décernés à des participants qui se comptent parmi les professionnels de l’audiovisuel les acheteurs de programmes Tv, les distributeurs, les fabricants et professionnels de matériels techniques, les journalistes critiques et assimilés, les représentants des organismes institutionnels et le grand public.
Si l’ambition du Festel est de « travailler au renversement de la tendance actuelle, en vue d’atteindre un quota de diffusion à hauteur de 80 % des programmes locaux sur les écrans d’Afrique », il y a lieu de constater que les programmes Tv étrangers s’imposent de plus en plus dans les télévisions africaines. C’est dire que le défi est immense pour le Festel !

Médias : Black-out satellitaire sur des télévisions locales


Canal 2, Equinoxe Tv, Stv 1 et 2 ne sont pas accessibles sur CanalSat


Depuis plus d’une semaine, les téléspectateurs de certaines télévisions locales (Canal 2, Equinoxe Tv, Stv 1 et 2) n’arrivent pas à visionner ces chaînes par câble.

Même sur le faisceau hertzien, les téléspectateurs de Canal2 International ont fait plusieurs jours dans un black-out total. Les abonnés du bouquet francophone Canalsat l’ont constaté, les fréquences de ces chaines de télévision renvoient au même message: Poor or No signal. Quelques fois, à ces messages se succèdent des images et des sons de mauvaise qualité.
Des câblo-opérateurs approchés révèlent que la rupture des signaux de ces chaînes de télévision est due à une panne du satellite qui héberge le bouquet Canalsat. Une idée que ne partagent pas d’autres opérateurs du secteur qui pensent plutôt que cette rupture des signaux est la conséquence des « batailles » que se livrent Canal plus et les câblodistributeurs camerounais. Une explication que ces derniers appuient par les précédents entre Canal plus et les câblodistributeurs nationaux. L’on se rappelle en effet que des guerres entre ces opérateurs avaient fortement perturbé la réception des signaux de certaines chaînes de télé pendant la dernière coupe d’Afrique des Nations de Football.

Ces ruptures de signaux surviennent alors que Canalsat Horizons effectue un retour en force dans la sphère médiatique camerounaise. Ce bouquet a décidé de baisser ses prix pour les rendre plus accessibles aux ménages camerounais. Dès lundi, le bouquet CanalSat horizons propose la formule Access avec une vingtaine de chaines Tv et radio à 4900 Francs par mois. Toutes les autres formules, Evasion, Privilège, Prestige et Excellence connaissent également une baisse subséquente. Cette réduction concerne également le prix de l’équipement qui devrait revenir à moins de 60 000 F. En outre, le groupe Canal + vient d’acquérir les droits de retransmission de la Champions League pour les trois prochaines années. Le groupe bénéficie également, pendant quatre ans, de l’exclusivité de diffusion des matchs de Ligue 1.
Les camerounais, friands de Sport et de football précisément vont, à coup sûr, se ruer vers les chaînes Canal+. Au détriment des… chaînes locales.