samedi 24 janvier 2009

Revue de presse: l’Afrique ne doit rien attendre d'Obama


C’est ce qu’expliquent quelques journaux camerounais que nous avons feuilletés

L’investiture de Barack Obama en tant que 44ème président des Etats-Unis ? « L’événement a quelque chose de messianique » faisait déjà remarquer BEBELA dans l’éditorial de sa directrice de publication Henriette Ekwé. Et l’Afrique s’est mobilisé avec une ferveur excepionnelle pour le soutenir car, selon AURORE PLUS, « Barack Obama fait rêver les Africains au Sud du Sahara ». Mais le bihebdomadaire s’est posé la question à sa UNE, Que peut l’Africain de la maison blanche ? Une question qui a inspiré plusieurs rédactions. Pour la METEO, il ne faut pas oublier que Barack Obama est américain et qu’il a été élu pour défendre les intérêts de l’Amérique. D’après BEBELA, « de nombreux experts de la politique Américaine en Afrique sont formels sur le fait que : quelque soit l’origine raciale ou l’appartenance politique du président Américain, rien ne change sur le regard que pose les Etats-Unis sur le continent noir » écrit BEBELA. LA METEO se rappelle d’ailleurs qu’en fin du mois de Septembre 2008, « lors d’un débat télévisé qui l’oppose au sénateur Mc Cain, débat consacré à la politique étrangère, pas une fois, le mot Afrique n’a été prononcé ». Un « oubli » stratégique ? Peut-être peut-on le penser. Et il sera sans auncun doute amener à observer une certaine prudence sur gestion des affaires africaines car écrit encore LA METEO, « le président Obama aura à exposer le ventre mou de son passage à la maison blanche par la gestion des affaires africaines où le moindre faux pas, la moindre concession excessive en faveur du continent noir et disconvenue aux yeux du peuple américain pourrait lui être fatale. Son africanité ainsi que ses origines africaines pourraient être exploitées contre lui par ses détracteurs ». Une situation qui laisse pense à plus d’un que le nouveau président africain ne pourra donc faire ieux que ses prédécesseurs. « Quand les lampions (de la très médiatique cérémonie d’investiture de Barack Obama, Ndlr) se seront éteints, les relations économiques injustes de la mondialisation libérale reprendronts leurs droits. Le petit planteur de coton de Bobo-Diolassou et de Mora, se fera toujours écrasé par le planteur du sud des Etats-Unis, gavé de subventions qui se rira de naïfs qui croient que le libéralisme veut bien dire que la loi du marché exclut l’Etat » analyse BEBELA. Et AURORE PLUS d’appuyer : « Les perspectives sont celles-là pour l’Afrique qui misera sur les retombées de l’Agoa. Le global opportunité act est un rêve mort né. Le commerce avec les Etats-Unis ne rapportera pas à l’Afrique, surtout avec un baril de pétrole à 40 dollars ».
Des espoirs malgré tout

Caricature publiée par le journal AURORE PLUS, N°1092

Le pessimisme affiché par ces analystes de la presse camerounaise laisse tout de même place à un certain optimisme. AURORE PLUS croit savoir que quelques pays pourraient bénéficier de l’aide américaine : « peut-être quelques remises de dettes pour les bons élèves de la démocratie comme le Ghana ». Mais le journal rappelle tout de suite que « ce n’est pas avec lui (Barack Obama, Ndlr) que l’enveloppe de l’aide internationale au développement va croître ». Pour LA METEO cependant, la « seule note d’espoir, qui sonne d’ailleurs comme un bémol, la question de la présidence africaine Obama part avec de bases solides que le président Noir a cependant promis de renforcer. L’aide américaine pour l’Afrique passerait ainsi de 25 à 50 milliards de dollars pour combattre la tuberculose, la paludisme et le Vih/Sida ». Mais au-delà des retombées économiques qui, semble t-il, seront maigres, il y a ce sentiment de fierté que doit ressentir la race noir selon LA METEO qui écrit : « Il faut le souligner avec force, la victoire de Barack Obama aux élections présidentielles américaines impose au monde entier, un nouveau regard sur l’Afrique car, quoiqu’on dise, cette victoire a déjà changé quelque chose pour l’Afrique. Qu’on le veuille ou non, la race est une chose très sentimentale et très profonde ».
Si l’Afrique n’a pas grand-chose à attendre de Barack Obama, LA METEO pense que « L’Afrique a aujourd’hui, plus que par le passé, une responsbilité de portée universelle ; celle d’accompagner Barack Obama sur les sentiers de son changement. Au slogan ‘Yes we can’, l’Afrique doit répondre par ‘we must do’ ».

vendredi 23 janvier 2009

La presse camerounaise en deuil: Richard Ombe Touna a cassé sa plume!


Le directeur de publication du journal Repères est décédé jeudi des suites d'une courte maladie.

Richard Touna de son vivant

Le journaliste et directeur de publication de l'hebdomadaire REPERES est décédé. Richard Touna, journaliste, directeur de publication de l'hebdomadaire REPERES et collaborateur de l'hebdomadaire JEUNE AFRIQUE a cassé sa plume ce jeudi à l'hôpital de la caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Yaoundé. Si nous n'avons pas encore des informations précises sur les circonstances de sa mort, on se rappelle qu'il avait été pris d'un malaise à la résidence de Janet Garvey, ambassadrice des Etats-Unis au Cameroun, à l'occasion d'une cérémonie organisée par la diplomate américaine pour célébrer l'investiture de Barack Obama, le nouveau président des USA. Ancien collaborateur du journal LE MESSAGER, Richard Touna a créé l'hebdomadaire REPERES dont la célébration du deuxième anniversaire a eu lieu le 16 Janvier dernier.


Notre souhait est d'opérer le saut qualitatif dont nous rêvons pour parvenir à asseoir une entreprise de presse citoyenne suffisamment utile à la vie sociale et politique du Cameroun.
Richard Touna


Nous revenons sur ses déclarations faites à propos de la célébration du deuxième anniversaire de son hebdomadaire.
« En terme de contenu, nous restons cohérents. Nous essayons de proposer chaque semaine à nos lecteurs une information pertinente, qui puisse contribuer au progrès de la personne qui lit Repères. Il y a maintenant le Business plan en terme de coefficient de rentabilité dans le temps. Sur ce plan, après deux années, notre activité reste largement déficitaire. Et c'est le lieu pour nous ici de lancer un appel en direction des annonceurs et autres partenaires, qui doivent comprendre que la presse n'est pas une activité de pitié. Elle participe même à la crédibilisation de certaines entreprises et de certaines administrations. Les journaux sont des structures qui doivent fonctionner de façon optimale, avec des employés régulièrement rémunérés. C'est tout le sens que nous avons attaché à notre signature de la convention collective. »
Repères a été déclaré et notifié en décembre 2008 par le fonds d'appui à la presse francophone du Sud de l'organisation internationale de la Francophonie comme éligible à ce fonds. Une subvention de 23.000 euros, environ 15.000.000 Fcfa, afin de renforcer son environnement technologique. Ce qui devrait permettre d'acquérir de nouveaux logiciels de traitements de données et l'amélioration du site internet.

Originaire de la LEKIE, il aura été directeur de l’information à Radio Reine et consultant en communication et aura passé 9 ans au Messager avant de partir pour des "raisons de convenance personnelle" comme il l'avait alors déclaré.

Depuis deux ans, il s'attelait à cette nouvelle fonction, cette nouvelle mission qu'il avait résumé ainsi Notre souhait est d'opérer le saut qualitatif dont nous rêvons pour parvenir à asseoir une entreprise de presse citoyenne suffisamment utile à la vie sociale et politique du Cameroun.

Investiture de Barack Obama au Cameroun: l'avis de Charles Ateba Eyene, président du club éthique



Charles Ateba Eyene, président du club éthique

Cela arrivera aussi forcément, fatalement au Cameroun

Je crois que c'est quelque chose de très émouvant, impressionnant, et je crois que c'est une source d'inspiration pour beaucoup de jeunes de notre génération. Obama est un modèle à suivre, un modèle de travail, un modèle de talent, un modèle de compétence. Le Cameroun peut tirer des leçons de cette investiture. La roue de l'histoire tourne. Les Etats-unis ont évolué. Il y a cinquante ans, voire cent ans, les choses ne se passaient pas ainsi. Et je suis sur qu'au Cameroun, les générations qui commencent en soixante dix en montant pourront imposer à notre société ce genre de rêve. Ce qui est sur c'est que nous ne pouvons pas avoir ce genre de démocratie avec les gouvernants actuels. Ça c'est ce qui est sur parce qu'ils n'ont pas été formés à cette démocratie. Ils ont été formés à la démocratie des migmags, de la corruption, à la démocratie des trafics d'influence et de la tricherie; donc, je pense que, une nouvelle classe arrivera un jour et je pense que ce sera beaucoup plus quand on aura à la tête des patriotes, c'est-à-dire des gens qui se sont battus pour l'indépendance, des gens qui croient au Cameroun, des gens qui préservent le Cameroun, des gens qui considèrent que les étrangers ne sont pas autre chose que des partenaires avec qui on peut faire et non des gens qui doivent venir décider en nos lieux et places. Donc, je pense que cela arrivera forcément, fatalement, et je souhaite bon vent à Barack Obama et je souhaite qu'il soit appuyé par tous ceux qui le soutiennent véritablement.

Investiture de Barack Obama au Cameroun: L'avis deCharles Nguini de Transparency International



Charles Nguini, Transparency International

Nous ne sommes même pas sûrs que nos enfants vivront l'alternance dans notre pays

Nous avons assisté aujourd'hui à l'investiture du président Barack Obama. C'est une expérience extraordinaire que de vire en direct une telle transition entre président sortant et président entrant. Et surtout avoir un président d'origine afro-américaine. Donc, c'est une interpellation d'un autre point de vue pour notre pays parce que nous avons conscience que nous n'allons peut être pas toujours dans la bonne direction. Donc c'est vraiment une interpellation par rapport à la marche de notre démocratie. Qui doit être une marche, certes par étapes, qui doit être une marche sur des chemins bien balisés. Pour le moment, nous avons l'impression que parfois, nous rentrons plutôt au lieu d'avancer. L'interpellation c'est qu'aucun pouvoir ne doit s'éterniser. Il n'est pas nécessaire de s'éterniser pour laisser une marque. De l'autre point de vue, le fait que l'homme fasse son œuvre et passe la main à d'autres c'est vraiment la marque de la démocratie; il y a l'alternance certes, mais il y a également d'autres choses. Vous voyez tout l'apaisement qui a consacré cette cérémonie. Donc, l'on magnifie le rêve américain tel qu'on a pu le vivre, tel qu'on a pu le lire depuis longtemps. Mais nous ne sommes pas sur de le vivre dans notre pays, nous ne sommes même pas sur que nos enfants le vivront.

Investiture de Barack Obama au Cameroun: L'avis d'Anicet Ekane, président du Manidem




Anicet Ekane, président du Manidem

"ça va permettre d'impulser le triomphe des valeurs et des idées sur les replis identitaires au Cameroun"


C'est toujours très émouvant de participer de visu comme ça à la prestation de serment du président des Etats-unis qui est quand même le président du pays le plus puissant du monde. C’est d'autant plus émouvant qu'il s'agit de Barack Obama, d'origine africaine. C'est une véritable révolution. Je pense que tous les espoirs que Barack Obama suscitent dans le monde entier au delà de la couleur de sa peau, peuvent avoir un impact sur la vie du monde plus tard. Il sera de plus en plus difficile aujourd'hui de marginaliser les minorités. D'autant plus qu'aux Etats-unis, c'est le représentant d'une minorité qui est au pouvoir. La deuxième remarque qui m'arrive à l'esprit à propos d'Obama c'est le fait que ses idées ont transcendé et supplanté les données subjectives liées à la peau et à la race. Rapporté à notre pays, c'est une bonne leçon. Notre pays où la politique est encore colonisé par le régionalisme et le tribalisme. Car vous savez bien que quand on regarde de façon précise, la plupart des partis sont attelés à des régions. La plupart des combinaisons politiques dans le pays que ce soit dans la coalition présidentielle ou dans certaines coalitions de l'opposition, sont arrimées où construites en fonction des régions. Les fameux axes nord-sud sont basés sur des considérations régionales, pas sur des considérations idéologiques ou politiques. Et dans cette atmosphère ne peuvent pas prospérer des partis comme le notre qui voudraient faire confiance à l'intelligence des camerounais, à leur regroupement en fonction de leurs intérêts économiques, professionnels ou politiques en dehors de toute considération régionale. Je pense que l'élection de Barack Obama aujourd'hui est une leçon pour les africains. Ça va ouvrir des perspectives. ça va permettre à ce que dans notre pays aussi, ce soient les valeurs, les idées qui triomphent sur les replis identitaires.

MANIDEM: Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie

lundi 19 janvier 2009

Tchad: 7 mouvements rebelles s’organisent

L’Union des forces de la résistance (UFR) entend renverser Idriss Déby et organiser une transition de 18 mois

L'Alliance nationale (regroupement d'une dizaine de groupes rebelles) du Général Nouri, l'UFDD- fondamentale d'Abdelwahid About Mackaye, le RFC (Rassemblement des Forces pour le Changement) de Timane Erdimi et l'UFCD (Union des Forces pour le changement et la Démocratie) du colonel Adouma Hassaballah viennent de se regrouper autour l’Union des forces de la résistance (UFR). Cette rencontre, à en croire l’agence de presse APA, a débouché sur un manifeste politique signé par les différents leaders. Les rebelles notamment promettent une transition de 18 mois après la chute du régime du Président Idriss Déby. Ils s’engagent en outre à « garantir les libertés fondamentales, assurer la sécurité des biens et des personnes et la libre circulation sur toute l'étendue du territoire national, assurer la continuité de l'Etat et des services publics, garantir le pluralisme politique au Tchad, réorganiser l'administration centrale et territoriale », « garantir l'indépendance de la justice et l'égalité des citoyens devant la loi, de mettre en place une commission de recouvrement des biens de l'Etat, promouvoir une politique de communication basée sur le respect de la liberté de presse et un appui actif au secteur public et privé de l'information ».

Idriss déby, Président du Tchad

L’union fait la force

Cette coalition rebelle aura à sa tête un Président, secondé de quatre vice-présidents. Relayant des sources qu’elle ne cite pas, l’APA révèle que les rebelles cherchent à quitter leurs bases au Soudan pour l'intérieur du Tchad avant le déploiement de cette force mixte. En Février 2008, la rébellion avait échoué de peu de renverser le régime d’Idriss Déby. Aux portes du palais présidentiel de Ndjamena, la rébellion avait été repoussé en partie à cause de la désorganisation des groupes rebelles qui opèraient individuellement. Après cet échec, en Mars 2008, la rébellion s’était davantage fissurée. Les deux principaux mouvements opérant dans l'Est de ce pays, notamment le RFC et l'UFDD s’étaient désolidarisés des autres mouvements. Ils annonçaient qu'ils créaient leur propre organisation, l'Union des forces pour le changement et la démocratie (l'UFCD).

L'unification des mouvements intervient à quelques jours de la reprise des relations diplomatiques entre le Tchad et le Soudan, et au moment où un intense ballet diplomatique est observé entre N'Djamena et Khartoum, pour la mise sur pied, d'une force mixte de 2 000 hommes, conformément à l'Accord de Dakar, pour sécuriser la frontière entre les deux pays.
L’on peut craindre que les prochains jours soient à nouveau explosifs au pays d’Idris Déby.

ELECAM: La polémique se poursuit

Des révélations sur la personnalité du président d'ELECAM et une présumée suspension des financements prévus par le Commonwealth ont enflammé la sphère médiatique

Le moins que l’on puisse dire, remarque le journal AURORE PLUS, c’est que Elecam commence bien mal. Ce journal, citant une dépêche de APA, fait savoir que « Le Commonwealth a suspendu son appui financier d’un montant de 15 millions d’Euros destinés à la mise en place de Elections Cameroon (Elecam) ». Et ce n’est pas la démission des membres du Rdpc, parti au pouvoir, qui a calmé les esprits. Au contraire, le communiqué du secrétaire général de ce parti qui constate que « les personnalités concernées membres du Rdpc à la date de leur nomination, ont remis leur démission du parti au président national du Rdpc, selon les formulaires statutaires afin de se conformer aux dispositions relatives aux incompatibilités » n’a fait qu’étaler des manquements de la démarche du pouvoir de Yaoundé. Cette sortie du secrétaire général du Rdpc, BEBELA la qualifie de « fausse partition ». L’on voudrait savoir comment les membres du Rdpc s’y sont pris pour remettre leur démission au président national ? s’interroge le journal de Henriette Ekwé. « Ces nouveaux promus présentés comme personnes qu’il faut à la place qu’il faut, sont coupables de la décrépitude du pays » analyse le même journal. Et s’il y a un des membres sur qui pèse beaucoup de soupçons, c’est bien le président Fonkam Samuel Azu’u. « Un clou dans la chaussure de Paul Biya » observe BEBELA qui titre à sa Une que le nouveau président de Elecam et secrétaire général adjoint de l’assemblée national « imite la signature de Cavaye Yeguié », le président de l’auguste chambre. « Il existerait un autre document bizarre et de la même nature que celui dont était en possession les quatre jeunes gens originaires de la région anglophone du Cameroun et qui s’apprêtaient à s’exiler aux Etats-Unis au moment où ils ont été stoppés net par un contrôle de routine à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Sauf que cet autre document est un ordre de mission mettant en route le secrétaire général adjoint de l’assemblée nationale, Fonkam Azu’u lui-même pour les USA, à la seule différence que le présent document est plutôt signé du président de l’auguste chambre, Cavaye Yeguié Djibril en personne et qui ne se reconnait pas une telle démarche ». La conclusion reste en tout cas la même pour plusieurs commentateurs dont Henriette Ekwé, « avec les nominations d’Elecam, c’est l’alternance politique qui est à jamais interdite ».


Mais en fait, qu’en pense le peuple camerounais, LA METEO est descendue dans les rues de la capitale pour tenter de trouver une réponse. Une galerie de réactions de 37 personnes qui se recrutent dans toutes les classes sociales est proposée aux lecteurs. Entre les préoccupations de survie exprimés par certains et d’autres qui attendent de voir Elecam au pied du mur, les réactions sont majoritairement défavorables au décret présidentiel. « Cest le Rdpc bis » déclare sans sourciller un étudiant interrogé. Mais le vrai débat devrait rester juridique d’après le politiste Simon Pierre Mfomo qui publie une tribune dans L’ANECDOTE. « La problématique relative à l’autonomie d’Elecam participe plus d’un quiproquo sémantique au plan du doit » écrit-il. Pourtant constate t-il « Au plan professionnel, l’évitement de toute position de subordination…Au plan financier et matériel, les membres d’Elecam doivent se placer et être placés à travers leurs de comportements respectifs, leur régime de rémunération et leurs avantages statutaires au-dessus de toute forme d’inféodation » sont garanties par les textes de lois créant Elecam. « Sous le bénéfice de ces considérations, il apparaît clairement que l’autonomie d’Elecam est réelle au plan du droit et ne saurait s’apprécier à partir des critères subjectivistes, telle que l’identité partisane ». Surtout que l’autonomie de ses membres, note le politiste, « est renforcée par leur immunité contre les poursuites judiciaires, les privilèges et rémunérations substantielles accordées à ceux-ci ». Au total, conclu-il, « l’exercice impartial d’une fonction d’intérêt général est pour tous et pour chacun, une question de conscience qui n’autorise guère de procès d’intention préalable ». et revancharde.


Et l’opposition dans toute cette polémique ? « L’opposition complice du pouvoir ? » s’interroge Henriette Ekwé, la directrice de publication de BEBELA qui remarque que « l’opposition est devenue l’alliée objective du pouvoir qui multiplie les lois anti-démocratiques sous sa barbe et son nez sans soulever la moindre indignation ». Et les députés de l’opposition observent un silence embarrassé qui « atteste ce ramollissement des soudain des opposants plus prolixes ailleurs ».
Elecam n’a donc pas fini de faire parler de lui. En mal surtout. Un mort-né pilonné sans pitié par une opinion de plus en plus frondeuse