mercredi 24 décembre 2008

Infrastructures : Yaoundé a son palais des sports!


Le ministre des sports a réceptionné les clés du palais polyvalent des mains de l'ambassadeur de Chine au Cameroun Huang Changqing

Après 2 ans de construction, le palais polyvalent des sports de Yaoundé, sis au carrefour Warda, et fruit de la coopération sino-camerounaise, est désormais la propriété des autorités Yaoundé. L'ambassadeur de Chine au Cameroun Huang Changqing a remis les clés de ce joyau architectural au ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep), Augustin Thierry Edjoa. Et ceci, après que la livraison des travaux ait été reportée au moins deux fois. Prévu pour le mois de Janvier 2008, l’achèvement des travaux et la livraison du palais des sports avait été reporté en raison des difficultés d’acheminement et de dédouanement, au port de Douala, du matériel en provenance de Chine. C’est donc avec un certain soulagement que les officiels camerounais et chinois ont constaté la fin desdits travaux.L’ambassadeur de Chine et le Minsep ont présenté ce palais des sports comme un signe palpable de la coopération entre la Chine et le Cameroun. Le Minsep a déclaré que ce palais des sports est "le fleuron de la coopération sino-camerounaise, un model à pérenniser". Pour sa part, l’ambassadeur Huang Changqing voit en ce palais, « la nouvelle cristallisation de la coopération sino-camerounaise ». Un palais qui a été réalisé, a-t-il indiqué, « grâce aux efforts conjugués des deux peuples chinois et camerounais ». En réceptionnant les clés de ce palais des sports, le Minsep s’est dit heureux d’acquérir ce complexe qui répond aux exigences internationales en matière d’infrastructures sportives. "Grâce à cette structure, le Cameroun sera enfin capable d'abriter des rencontres internationales de volley-ball, de hand- ball, de boxe, basket-ball (...) ceci à l'abri de certaines intempéries" a-t-il notamment déclaré.

« Don » du gouvernement chinois au Cameroun, le palais polyvalent des sports de Yaoundé est un monument d’environ 12.000 mètres carrés qui compte 5.200 places assises. Son coût est évalué à 14,2 milliards de Francs Cfa. Il est construit sur trois étages et peut abriter divers sports de l'intérieur comme la boxe, le volley-ball, le handball, le basket-ball, l'haltérophilie, le judo et le tennis de table. On y retrouve le rez-de-chaussée, avec des salles de jeu et des vestiaires, un parking d’entrée pour près de 250 véhicules. Le dernier niveau est réservé aux différentes salles techniques à usage de conférence, expositions et représentations culturelles.Quand à l’inauguration officielle de ce Palais polyvalent des sports, elle devrait avoir lieu en février 2009.

FECAFOOT : Iya Mohammed, candidat à sa propre succession


Il l’a annoncé lors de l’assemblée générale extraordinaire du Dimanche 21 Décembre dernier

C’est le 24 Mai 2009 qu’aura lieu l’assemblée générale élective de la fédération camerounaise de Football (Fecafoot). Cette date a été communiquée lors d’une assemblée générale extraordinaire (AGE) de l’instance faîtière du football national. AGE tenue le Dimanche 21 Décembre 2008 à l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé. Cette assemblée générale avait justement pour but de fixer la date de renouvellement de l’exécutif de la Fécafoot. A l’unanimité des 183 membres sur 192 présents ou représentés, il a été convenu que c’est le 24 Mai 2009 que va se jouer la succession de Iya Mohamed et son équipe, à la tête de la Fécafoot. Ceci, après le renouvellement des ligues départementales de football qui est prévu du 23 Mars au 5 Avril et le renouvellement des ligues régionales de football qui se tiendra du 6 au 19 Avril 2009.Ce chronogramme de la Fécafoot pose en tout cas un problème : elle se situe en totale violation de l’instruction ministérielle n°406 MINSEP/SG/DNSOS-CJ, relative aux modalités pratiques d’organisation des assemblées générales électives des fédérations sportives civiles nationales. En effet, le Minsep prescrit dans cette instruction que la date butoir pour le renouvellement des organes dirigeants des fédérations sportives civiles nationales est fixée au 31 Décembre 2008. Une instruction dénoncée par plusieurs fédérations parmi lesquelles, la fédération camerounaise d’Athlétisme. C’est donc dans cette lignée « rebelle » que s’inscrit la Fécafoot qui vient de fixer la date du renouvellement de son équipe dirigeante à 5 mois après la date limite arrêtée par le Minsep. Une situation qui augure des lendemains agités entre le Minsep et la Fécafoot dont la cohabitation n’a pas souvent été des plus exemplaires.

En ce qui concerne l’assemblée générale élective de la Fécafoot, les potentiels candidats doivent déclarer leurs candidatures avant le 24 Avril 2008 à 16 heures. Mais l’on sait d’ores et déjà que Iya Mohamed sera candidat à sa succession. Il n’a d’ailleurs pas fait mystère de ses intentions de rempiler à la tête de cette fédération. Après avoir reçu les soutiens des présidents des ligues régionales de Football du Sud Ouest, du Littoral, de l’Ouest et du Centre, il a déclaré que ce sont ces soutiens qui le confortent et le décident à présenter une fois de plus sa candidature à la tête de la Fécafoot afin de continuer à « professionnaliser notre football ». Des sources généralement bien informées annoncent que le président sortant et candidat déclaré Iya Mohammed pourrait avoir deux challengers : Louis Marie Bernard Ondoua, membre du comité exécutif de la Fecafoot depuis une décennie et, un autre candidat qui serait soutenu par le ministre des Sports et l’Education Physique. Lors de l’assemblée générale extraordinaire de Dimanche dernier, Louis Marie Ondoua a effectué une courte apparition de 5 minutes pour démontrer qu’il entend bien « exister » lors de l’assemblée générale élective annoncée. « Les gens doivent comprendre que je suis toujours là » aurait-il déclaré avant de sortir de la salle de travaux de l’Age. Quoiqu’il en soit, les élections s’annoncent houleuses, comme dans bien d’autres fédérations sportives. Mais avant cette échéance capitale, la réaction du Minsep est attendue quand à ce cas flagrant de violation de ses instructions.

mardi 23 décembre 2008

Littérature: Le général Camille Nkoa Atenga va commettre un nouvel ouvrage


Il en a fait l'annonce au Centre Culturel Français de Yaoundé.


Jalousies de femmes. C'est le titre du prochain roman du général et écrivain camerounais Camille Nkoa Atenga. Roman qui devrait paraître au début de l'année 2009.S'il n'en a pas parlé davantage, sur recommandation du Professeur Pabé Mongo, président de l'Association des Ecrivains de Langue Française pour l'Afrique Centrale (ADELF-AC), il a néanmoins fait savoir qu'il mettait la dernière main à la pâte pour la finalisation de l'ouvrage.
Le général Camille Nkoa Atenga était en fait le premier invité des rencontres littéraires organisées par l'ADELF-AC. Des rencontres qui sont appelées à devenir un rendez-vous mensuel. Sur le choix du général écrivain comme premier invité, le professeur Pabé Mongo a indiqué que " la rencontre a pour but de promouvoir la reconnaissance endogène du mérite de nos auteurs. Il était bon qu'on ouvre le programme par un auteur qui frappe les esprits et qui donne toutes ses lettres de créance à ce rendez-vous".
Pour ce premier rendez-vous donc, c'est le général écrivain qui était à l'honneur. Ses romans sont passés au crible de la critique littéraire. De L'enfant de la révolte muette à Le sorcier signe et persiste en passant par Malinda, Betayen je te hais et Kameroona, ses romans ont été résumés, analysés et expliqués par des universitaires au public qui a massivement répondu présent à l'appel. L'exercice critique a débouché le constat suivant réitéré par le professeur Marceline Nomo, représentante du ministre de l'enseignement supérieur :"ses mérites multiformes ont été démontré par d'éminents universitaires devant vous ce soir". Un constat qui a particulièrement réjoui l'invité qui s'est dit "honoré par une pléiade de notre intelligentsia qui me fait savoir que j'ai été remarqué par eux".

Le général écrit par "principes de lecture"


La graine de l'écriture continue donc de germer en ce "soldat", (ainsi qu'il se définit, Ndlr), fidèle à une devise : "contribuer au progrès de la conscience de notre environnement afin que règne la paix que je considère comme la négation de la violence sous toutes ses formes". Arrivé à l'écriture à cause des "principes de lecture acquis dès le collège Vogt de Yaoundé", il est auteur de 5 romans qui ont tous reçus des autorisations de publication. Car a t-il mentionné, "tout ce que je publie doit avoir l'autorisation de ma hiérarchie". Il s'est dit d'autant plus heureux que sa hiérarchie lui apporte son soutien. Il a d'ailleurs présenté au public, une lettre de félicitation du président Paul Biya et une autre du général Semengue qui était alors chef d'Etat major des armées. Autant d'encouragements qui contribuent sans doute à la germination d'une graine littéraire enfouie dans son être. Le prochain roman, Jalousies de femmes, apparaît donc comme une autre étape de l'aventure littéraire de ce "soldat", "féministe" qui troque à ses heures perdues, son arme de guerre pour sa plume.
Quand aux prochaines rencontres littéraires de l'ADELF-AC, elles auront lieu le 9 Décembre prochain avec comme invité, l'écrivain François Nkeme.

vendredi 19 décembre 2008

Tracteurs indiens : Les masques tombent !


La liste des bénéficiaires constituée par l’ACDIC est désormais un secret de polichinelle

D’après le rapport de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs, c’est en Avril 2006, au terme de deux années de négociation avec le ministère des relations extérieures, que le gouvernement indien fait le don de 60 tracteurs Solanika au Cameroun pour dynamiser son agriculture. Il s’agissait en fait de tester les tracteurs « aux conditions agro-écologiques du Cameroun ». Au cas où ses tests s’avéraient concluants, l’entreprise indienne envisageait d’installer une chaîne de montage de la marque desdits tracteurs. Remis au ministère de l’agriculture et du développement (Minader), il revenait à ce dernier de le de supporter les charges liées au transport et aux formalités douanières des tracteurs. Et le Minader décida donc que tout acquéreur devait participer à concurrence de 2,5 millions de Francs Cfa aux différentes charges.

Les marques de tracteurs indiens offerts au gouvernement camerounais

Toujours d’après le rapport de l’étude de l’Acdic, il aura fallu plusieurs mois d’investigations pour retrouver leurs traces. « Il nous aura fallu six mois pour entrer en possession de la liste des bénéficiaires des tracteurs, liste que personne de ceux supposés détenir n’osait donner, quoique tout le monde la reconnût brûlante…Une fois entré en possession de la liste, il nous aura fallu neuf autres mois pour traquer et filmer les tracteurs là où ils se trouvent sur l’ensemble du territoire nationale » peut-on lire dans le dit rapport.
C’est ainsi que, selon l’Acdic, 53% des tracteurs ont été alloués aux ministres parmi lesquels 60% n’ont aucun champ, 87,5% des tracteurs sont garés voire bâchés dans les résidences de ces autorités depuis deux ans et demi, 4 tracteurs ont disparu sans laisser de trace dont deux tracteurs destinés aux agriculteurs de Nlobéssé et 2 tracteurs encore garés au Ceneema, dont celui de l’association des femmes ingénieurs. « Lesquelles femmes ne savent plus quoi faire et se proposent de les vendre » révèle l’Acdic.

L’association de Bernard Njonga s’est refusée jusqu’ici de rendre publique cette liste de bénéficiaires, même si, dans une conférence de presse, il déclarait l’avoir transmis « aux autorités compétentes ».
Ce ne fut tout de même pas une surprise de retrouver cette liste dans les colonnes de la presse. En effet, dans son édition N° O338 du Mercredi 17 Décembre 2008, le quotidien LE JOUR a publié cette liste de personnalités ayant bénéficié des tracteurs indiens. On y reconnaît des ministres en fonction, démis ou embastillés, des directeurs généraux, des magistrats, des hauts gradés de l’armée, des députés et plusieurs personnalités qui ne sont pas inconnus du paysage socio politique camerounais. Une liste que nous reprenons dans notre rubrique (A SAVOIR) et dont la publication commence à agiter le sérail. Ce jeudi 18 décembre 2008, le Ministre de l'Industrie, des Mines et du Développement Technologique, Charles Salé a envoyé un droit de réponse au quotidien LE JOUR où il fait savoir qu’il n’a jamais bénéficié de tracteurs. Une réaction qui sera sans doute suivie de plusieurs autres, fait de démentis, de menaces et d’intentions judiciaires. Un véritable scandale politique !

FENAC 2008 : Le kick off !

La 7ème édition du festival national des arts et de l’art culture s’ouvre ce jour à Maroua



Dès ce jour, 19 Décembre 2008, jusqu’au 23 Décembre prochain, le Stade municipal Lamido Yaya DAIROU à Maroua dans la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun sera le théâtre d’une célébration artistique et culturelle d’envergure nationale. Pour la septième fois de son histoire, le festival national des arts et de l’art culture (Fenac) va se déployer avec l’ambition de hisser la culture camerounaise vers de meilleurs sommets. Cette année, le Fenac est placé sous le thème « la culture, l’investissement pour l’avenir ». Un thème évocateur qui tend à démontrer, ainsi que le précise le ministre de la culture qu’il faut « accélérer le passage d’une culture de loisir à une culture industrielle et entrepreneuriale, assurant ainsi l’indispensable transition vers l’économie de la création et du savoir ».
Parce que le Fenac est aussi un moment de découverte, c’est la ville de Maroua qui est mise sur orbite et pourra dévoiler ses potentialités touristiques. De part sa position géographique, Maroua est une ville exceptionnelle qui se trouve au centre d'une constellation de villes à vocation touristiques. Point de départ et d'arrivée de toutes les destinations ou circuits touristiques de la province de l'Extrême- nord, c’est une ville sablonneuse au relief plat avec plusieurs avenues ombrageuses qui font le charme de la cité.

marché de Maroua
Le Fenac entend aussi valoriser la musique camerounaise. C’est pourquoi, des monuments de la musique camerounaise ont été associés. C’est le cas de Manu Dibango, Yannick Noah, Jay Lou Ava, Greg Belobo, Coco Mbassi, Richard Bona, Vincent Nguini et bien d’autres. Au-delà des musiciens, ce sont des humoristes, percussionnistes et autres artistes qui sont invités à profiter de cette vitrine pour vendre leurs potentialités et profiter des échanges interprofessionnels car, le Fenac se définit surtout comme un cadre d’échanges et de réflexion entre experts et professionnels, pour apporter d’utiles éclairages sur la création artistique et sur la culture, en vue de renforcer la qualité et la pertinence de l’offre Camerounaise.
Créé par décret présidentiel Numéro 91 /193 du 08 Avril 1991, le Festival National des Arts et de la Culture en abrégé FENAC a pour vocation de redynamiser le secteur culturel qui sombrait dans une profonde léthargie. Le Renouveau culturel a pris l’engagement de développer, de promouvoir et de diffuser la culture camerounaise pendant une période précise.

Médicament : "My Pikin" n’a pas droit de cité au Cameroun

Dans un communiqué, le ministère du commerce en interdit la commercialisation

Dans un communiqué rendu public hier, le secrétaire général du ministère du commerce Mongoléon DIABELLE, vient de suspendre l’importation du sirop « My Pikin » sur le territoire camerounais. Le ministère du commerce compte sur « le civisme de tous les opérateurs économiques, importateurs ou revendeurs, pour le respect scrupuleux de cette décision en même temps qu’il rassure les consommateurs quant aux mesures prises pour leur sécurité sanitaire et la protection de l’espace économique national ».

Le médicament litigieux

Cette décision du ministère du commerce fait suite à la crise sanitaire survenue au Nigeria il y a quelques jours. En effet, un composite dentaire toxique dénommé « My Pikin » a causé la mort de 32 enfants âgés de 4 mois à 2 ans. Un composite vendu sous forme de sirop et censé calmer la toux, la fièvre et les douleurs dentaires.
Le 25 Novembre 2008, la National Agency for Food and Drug Administration and Control (NAFDAC) du Nigeria faisait état du décès de 25 enfants âgés de 4 mois à 3 ans dans les zones de Lagos, Ibadan et Zaria,suite à la consommation dudit sirop frauduleusement contaminé au diéthylène glycol.Cette crise sanitaire a provoqué la fermeture de l’usine de produits pharmaceutiques BERAWA dans l’Etat de Lagos par le gouvernement nigérian. C’est cette usine qui serait à l’origine dudit sirop.

Après le lait chinois contaminé à la mélamine, c’est un sirop nigérian qui vient une fois de plus démontrer l’urgence de filtrer rigoureusement l’importation des produits étrangers. Afin de protéger la communauté nationale d’une crise sanitaire qui pourrait s’avérer désastreuse et incontrôlable. Si tant est que la faiblesse du pouvoir d’achat prédispose les camerounais à recourir aux produits les moins onéreux. Avec les risques et les conséquences éventuelles que cela induit.

mercredi 17 décembre 2008

Filière maïs: Le ministère de l’Agriculture contredit l’Acdic

Dans un entretien au quotidien Le Messager, le coordonnateur du programme, Paul Sikapin, réfute les accusations de détournement proférées par Bernard Njonga


Ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire Bernard Njonga a pratiquement monopolisé l’attention de la presse ces derniers jours. Et c’est le ministère de l’agriculture et du développement rural qui en a pris un coup. Tant ses responsables ont essuyé les foudres de la critique médiatique à cause des accusations de détournements des subventions relevés par l’association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). Cette association, pilotée par Bernard Njonga a récemment commis un livre blanc et un documentaire pour dénoncer les détournements des subventions octroyés par l’Etat dans le cadre de la relance de la filière maïs. Pour Paul Sikapin, coordoannateur du programme maïs, « L’acdic a menti sur toute la ligne».

Epluchant point par point les méthodes de détournement recensés par l’Acdic, Paul Sikapin les a tous contesté. Par rapport à la question des Gics (groupement d’intérêt communautaire) fictifs, le coordonnateur du programme a reconnu l’existence de certaines erreurs par rapport à la désignation des lieux où se trouvent les Gics. C’est le cas d’un Gic à Mekalat qui aurait dû être repertorié à Mendong. « Je reconnais qu’il y a eu une erreur sur le lieu où se trouve le Gic bénéficiaire. Au lieu de Mekalat, il s’agit de Mengong. C’est Roland Mvondo qui a bien déchargé la subvention pour le compte de ce Gic qui n’est pas fictif. Il existe bel et bien, mais à Mengong. Si le délégué est décédé par la suite, ce n’était pas le seul membre de ce Gic. Les autres peuvent le témoigner. Il avait déchargé 500 000 francs Cfa, pour un champ de maïs qui existe. L’Acdic peut le vérifier » a-t-il indiqué. Pour ce qui est du Gic d’Akoulouzock déclaré fictif par l’Acdic, Paul Sikapin demande à l’Acdic de retourner sur le terrain pour enquêter sur ce Gic qui, d’après lui, existe bel et bien. « C’est trop facile de se contenter des propos d’un vieillard rencontré dans sa cour et qui déclare ne rien savoir de l’existence du Gic d’Akoulouzock » déclare Paul Sikapin.

Bernard Njonga, président de l'Acdic

Pour le cas des Gics qui existent et qui n’auraient pas perçu les subventions, le coordonnateur explique que les personnes interrogées par l’Acdic ne sont pas membres des Gics ayant reçu les subventions ou alors, leurs Gics n’ont tout simplement pas sollicité ces subventions. « Le Gic Addibe rencontré par l’Acdic à Bansoa dans la région de l’Ouest et qui prétend attendre 300 000 Fcfa du programme maïs ne figure pas sur la liste de nos bénéficiaires que voici » cite en exemple Paul Sikapin. « Cette méthode 2 de l’Acdic est un montage et vient une fois de plus tromper l’opinion publique » soutient-il.

En ce qui concerne les Gics qui n’ont pas perçu la totalité des subventions mentionnées, le coordonnateur précise qu’ « une subvention comprend les frais du micro-projet et les frais de suivi, qui varient entre 5 et 8% en fonction du montant du micro projet. Les conventions signées avec chaque bénéficiaire précisent bien les montants affectés à toutes ces rubriques ». Réfutant tout aussi bien la dernière méthode de détournement relevé par l’Acdic, et qui consiste à faire décharger à des Gics du matériel qu’ils ne reçoivent pas, Paul Sikapin souligne que « les subventions du programme maïs se font exclusivement en espèces et en semences, et jamais en matériel ». Cette sortie médiatique du coordonnateur du programme maïs relance la polémique sur la gestion de subventions accordées par le gouvernement, et ses partenaires, aux producteurs de maïs. La démonstration de ce responsable du Minader devrait susciter la réaction de Bernard Njonga dont Le Messager annonce une interview dans ses colonnes.