mercredi 4 mars 2009

Musique: Du calibre 35 pour les mélomanes camerounais

Les 3 musiciens congolais du groupe K.Libre 35 annoncent leur premier album intitulé

Pochette album

Makassy, Evy et Shiron sont 3 jeunes frères consanguins d’origine congolaise qui viennent de commettre un opus 11 titres. Il s’agit là du tout premier album musical du groupe. D’après Luc Landry Djetchou (manager de TA PRODUCTION), le producteur du groupe, tout est fin prêt pour la sortie de l’album qui devrait être distribué dans les toutes prochaines semaines. Ces chansons en français, anglais et en Lingala sont inspirées de divers rythmes : soul, rap, RnB, raggae dancehall etc. Les chansons aux textes poignants abordent des thèmes divers dont l’exploitation de l’Afrique et la question de l’immigration clandestine. Ces thèmes bien qu’ils soient inspirés par l’actualité, sont d’abord le récit des aventures des membres du groupe. Nous vous livrons un peu de nous, écoutez-nous avec minutie et considérez que nous sommes les fruits de diverses influences. Que l’ironie, l'auto dérision, l’humour sont des composantes de nos inspirations. Que nos racines : bretonnes, françaises et surtout congolaises forgent nos pensées, émotions et timbres de voix. Que Martin Luther King ainsi que tous ceux qui ont donné leur vie au nom d’un monde plus juste dans lequel black, blanc, beurre, jaune et rouge feraient tomber leurs barrières pour s’aimer sans frontières, nous rappelle qu’exprimer ses rêves, ses opinions, ses ambitions, c’est être fier de chanter sa liberté affirme Makassy, l’un des membres du groupe.

Shiron, Evy et Makassi

Premiers pas
Le K.Libre 35 est né du collectif RAP La Spirale fondé en 1997 par Shiron, David B, Mickael C et Fiston L. Lorsque les horizons des membres de « La Spirale » divergent, qu’autour de Shiron se forment le « K.Libre 35 » en l’état. Shiron, Evy et Makassy ont la particularité d’être liés par le sang. Dès lors qu’une mélodie retentie, nos cœurs se parlent, se comprennent, nos voix se mêlent au nom des plus douces harmonies rappellent les membres du groupe dans la pochette de l’album. C’est en 2006 que le « K.Libre 35 » prend son envol et plane sur la musique lors d’un mémorable concert d’ouverture pour Papa Wemba, à Rennes, salle de la Cité. C’est grâce à Luc Landry Djetchou, responsable de TA PRODUCTION que le groupe congolais parviendra à produire son premier album qui va bientôt rentrer dans le circuit de distribution pour être vendu en France et dans plusieurs pays africains. Le coup d’essai réalisé, l’on attend de voir quel accueil lui sera réservé par le public. En attendant, l’on ne peut que souhaiter une belle et longue aventure musicale à ce jeune groupe qui cherche encore à imprimer ses marques. Dans un contexte où la musique congolaise navigue dans les eaux dominées par la musique ivoirienne.

Initiative: Les 3èmes journées camerounaises du Web sont annoncées!

Elles auront lieu les 11 et 12 Mars prochains à l’hôtel Hilton de Yaoundé


La fondation Yolande NGALLE pour la recherche et le développement annonce la 3ème édition des journées du web. Après la première édition qui a eu lieu du 08 au 10 mai sous le thème Internet et stratégies de communication des entreprises et des institutions et la deuxième édition placée sous le thème comment optimiser son site Internet. Cette 3ème édition est placée sous le thème : web, travail et relations d’affaires : le besoin d’une synergie dans la société camerounaise. Elle aura lieu à l’hôtel Hilton de Yaoundé les 11 et 12 Mars 2009. Il s'agit d'un événement qui a une double dimension scientifique et ludique nous explique Christian Ngalle, le coordonnateur de ces journées. La dimension scientifique se décline en des forums ateliers alors que la dimension ludique consiste en une soirée de gala. En cette occasion, des awards seront décernés aux meilleurs sites web camerounais dans 29 catégories très variés entre les sites des ambassades, des portails, des sites des personnalités etc. Les représentants des meilleurs sites web recevront des trophées vu que nous n’avons pas les moyens de recompenser financièrement les gens pour le moment précise Christian NGALLE qui appelle les entreprises à l’appuyer dans son projet.
Pour sélectionner les nominés, la fondation a retenu plusieurs critères. La visibilité, le graphisme, l’ergonomie, l’arborescence des informations, l’inter-activité, les contenus, la mise à jour, le dynamisme du site et le vote des Internautes devraient permettre de départager les sites web préselectionnés. Un annuaire de 514 sites web camerounais sera mis gratuitement à la disposition des invités, des nominés et du public. La fondation Yollande NGALLE entend ainsi à travers cet événement ériger un réseau d'entreprises et de structures connectées sur la toile afin de faciliter leurs manières de travailler et d'optimiser leurs actions professionnelles, de relations publiques, etc.

Christian Ngalle


Ces 3èmes journées du web font la part belle à Ekambi Brillant qui en est l’invité d’honneur. Ekambi Brillant prestera lors de la soirée de gala qui aura lieu à l’hôtel Hilton. Les organisateurs entendent le remercier pour le soutien qu’il a apporté à l’événement. C'est en tout cas les sites Internet camerounais qui seront à l’honneur.

lundi 23 février 2009

Polémique : la santé d'Edith Bongo fait des vagues


Des médias ont annoncé son décès qui a été démenti par l’ambassadeur Michel Madoungou

Dans une sortie médiatique assez remarquée, par voie de communiqué publié le 17 Février 2009, l’ambassadeur du Gabon au Cameroun, Michel Madoungou s’est offensé de ce que des journaux camerounais dont, entre autres, Aurore Plus du vendredi 13 février 2009, publient des articles faisant état du décès de Madame Edith Lucie Bongo Ondimba, première Dame du Gabon. Pour le diplomate gabonais, cette information est fausse. Dans son communiqué, le diplomate appelle lesdits journaux à la responsabilité, à la pudeur et au respect des règles. Si l’ambassadeur indexe nommément le journal Aurore Plus, il faut bien mentionner que cette « information » sur le décès de l’épouse du président gabonais, par ailleurs fille du président congolais Denis Sassou Nguessou ne date pas du 13 Février 2009, date à laquelle le journal a annoncé le décès présumé de Edith Lucie Bongo Odimba. Les voyages de son époux Omar Bongo et de son père Denis Sassou Nguessou à Rabat au Maroc où elle serait hospitalisée, ont contribué à éveiller la curiosité des médias cybernétiques qui ont tout de suite établi que quelque chose d’inhabituel s’y passait. Les réponses ont alors convergé : Edith Bongo est malade et hospitalité. Sur l’état de sa maladie, pas grand-chose de précis. « Une maladie incurable » selon Bpd –Gabon, « une maladie mentale » selon Afrik.com, une « inertie clinique » d’après un autre site d’information.

Malade quand mêmeSi l’ambassade du Gabon au Cameroun dément la rumeur de sa mort, elle confirme l’information de la maladie de la première dame gabonaise.
Madame Edith Lucie Bongo Ondimba (…) comme tous les humains, est bel et bien souffrante et se trouve hospitalisée à Rabat au Maroc…
ambassadeur du Gabon au Cameroun, Michel MadoungouUne certitude sur le fait que Edith Bongo est bel et bien malade même si, au moment où nous rédigions cet article, aucune déclaration officielle (de l’Etat gabonais) sur l'état de santé de la première dame gabonaise n'a été rendue publique. Quoiqu’il en soit, des sources concordantes s’accordent sur le fait que depuis plus de 2 ans, la première dame gabonaise vit entre le Gabon, la France et le Maroc où elle suit des soins médicaux intensifs. La santé de la première dame gabonaise fait donc des vagues dans la presse. Un phénomène qui s’explique simplement par le caractère exceptionnel de son statut. L’on attend de voir ce qu’il en sera dans les prochains jours mais déjà, s’il est certain que son état clinique est préoccupant au point de provoquer le déplacement se son père et de son époux, il semble qu’une communication autour de sa santé soit opportune pour éviter les supputations parfois maladroites qui sont elles même dictées par l’opacité et le voile qui entourent son hospitalisation.Edith Lucie Bongo, 45 ans, est la fille aînée du président congolais Denis Sassou Nguesso. Elle fit ses études primaires et secondaires à Brazzaville et s'inscrivit en 1982 a l'institut national des sciences de la santé (INSSA) de Brazzaville. Elle en ressortit 7 ans plus tard avec un doctorat en médecine. Elle exercera la médecine pendant peu de temps avant de devenir l'épouse du président Bongo en août 1990. Elle totalise donc plus de 18 ans de mariage avec le président gabonais. Un mariage qui eut lieu après les 26 ans de vie conjugale entre Omar Bongo et Kama Dabany Marie-Joséphine (plus connu sous le nom de Patience Dabany).

Gervais de Collins BOUOPDA : Jeune poète pour la paix


Enseignant, il se définit d’abord et surtout comme un poète épris de paix et de justice

Gervais de Collins NOUMSI BOUOPDAIl a 29 ans, mais son nom résonne déjà dans les sommets de la poésie à l’échelle mondiale. Coordonnateur du Livre d’Or pour la Paix, Gervais de Collins a signé dans cet ouvrage un poème qui s’inscrit dans le registre de la poésie thérapeutique dont il est pressenti pour être le précurseur. Un ouvrage signé par une bonne douzaine de professeurs d’université et autres grands auteurs de renommée internationale. Son amour pour la poésie commence à l’age de 14 ans. Alors que ses congénères se plaisent dans les jeux vidéos et les petits plaisirs d’adolescents, Collins est quand à lui captivé par les poèmes d’Arthur Rimbaud, de Paul Verlaine, de Baudelaire, de Chateaubriand, de Jacques Prévert etc. De nature rêveur et sensible à la misère qui sévit autour de lui, Collins enfourche sa plume de poète pour restaurer un monde juste et pacifique. « Ma littérature naît comme le dit l’autre d’une certaine nausée » précise t-il. Le jeune poète publie alors quelques années plus tard, un recueil de poèmes. Recueil intitulé L’Encre du Revers et publié aux éditions Le Manuscrit en France en 2006. Il ne s’arrête pas là. Il initie moins d’un an plus tard, le projet de réalisation d’un Livre d’Or pour la Paix. « C’est à cause de la difficulté de trouver un éditeur sur le plan local que je me suis plongé dans le monde de la poésie universelle ». Il prend alors attache avec Pierre DARD et Joseph OUAKNINE grâce à qui, il entre en contact avec plusieurs auteurs. En sa qualité de coordonnateur et reporteur, il se doit, avec l’aide de l’auteur français Athanase VANTCHEV (Lauréat de l’académie française), de « présélectionner et de sélectionner les textes qui allaient dans le sens de la paix, de la justice et de l’équité dans le monde ». Il reçoit alors environ 200 textes de plus de 180 auteurs de plusieurs nationalités. C’est à l’issue d’une sélection rigoureuse que seront retenus les meilleurs textes pour la rédaction du Livre d’Or pour la Paix.

Que gagne t-il à faire de la poésie ? « C’est l’héritage que je laisserai à ceux qui viendront après moi parce que la poésie est avant tout vision et révélation. Et nous en tant que poètes, nous sommes des voyants. En ce sens, nous nous devons de concevoir et de transformer les maléfices d’aujourd’hui en délices de demain ».Secrétaire général de l’Union Internationale des jeunes écrivains et artistes pour la paix, l’amour et la justice (UNIJAPAJ) entre 2007 et 2008, Gervais de Collins Noumsi a été lauréat du « grand prix auteur pour la paix 2006 ». Il vient de fonder avec ses amis le Pr. Constantin FROSIN, Arif Al ZEITUNI et un groupe d’auteur venant des 4 coins du monde entier, l’Union Internationale des Ecrivains pour la Paix (UNIEP). Il affirme avoir de bonnes relations dans le monde de la littérature camerounaise parmi lesquelles se comptent des illustres auteurs camerounais comme Pabe MONGO, Solange BONONO et des auteurs moins connus comme Lamine TCHUENTE, Charles TENGUENE, Gabriel Haipam.Il publie régulièrement des poèmes dans deux grandes revues de littérature européenne (Les Cahiers de Poésie du Professeur Laurent FELS (de l’académie européenne des arts et des lettres) et La Revue Internationale de la Francophilie du Pr. Constantin FROSIN. Il est actuellement détenteur de deux productions poétiques (Mémoires de contradiction et La soif aux îles des éclairs) qui attendent d’être publiés.Ce qu’il espère pour l’avenir, c’est d’être un auteur révélateur, médiateur et réconciliateur pour ce monde souvent très dispersé. « Faire grandir ma sensibilité et avoir une inspiration encore plus puissante pour ce métier d’écrivain qui passe avant tout par la maturité et les amitiés que l’on se fera dans ce monde souvent impitoyable » déclare t-il. Un rêve ? Possible pour le jeune poète dont les rêves se matérialisent par des poèmes thérapeutiques et pacifiques. Des poèmes qui ont pour objet de transformer positivement le monde et d’offrir la guérison à ceux de ses proches qui souffrent de chagrins sociaux chroniques.

Echanges : Une journée économique à la chambre de commerce de Lyon


Cette journée qui aura lieu le 10 Mars 2009 est organisée par l’association Europe Afrique

Des responsables de l'association et un homme d'affaire français
Une journée camerounaise aura lieu à la Chambre de Commerce économique et d’industrie de Lyon. Ce sera le 10 Mars prochain. Cette journée est organisée à l’initiative de l’association Europe Afrique Connexions. Les responsables de cette association ont rencontré la presse ce Lundi16 Février 2009 à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. Cette journée camerounaise est organisée en vue de développer les échanges de marchandises et de compétences fondamentales entre les opérateurs économiques du Cameroun et d’ailleurs. A cette occasion, l’on parlera aussi de multiples projets économiques prévus au Cameroun d’ici l’année 2012. C’est par exemple le cas du projet d’extension de l’usine Alucam. Association d’intermédiation économique qui prend progressivement corps au Cameroun, Europe Afrique Connexions ambitionne de faciliter les relations économiques entre le Cameroun, l’Afrique, la France et l’Europe. « Pour un début, nous allons faciliter les échanges entre le Cameroun et la France. Nous allons ensuite étendre ces relations à un niveau plus vaste » ont expliqué les responsables aux journalistes. Europe Afrique Connexions dit disposer d’un réseau de collaborateurs et de partenaires dans plusieurs pays. Ce qui devrait faciliter ses activités.


Défaillances


Si l’association Europe Afrique Connexions rassure sur ses capacités à remplir efficacement ses objectifs d’intermédiation, ses responsables n’ont pas totalement convaincu l’assistance composée à la fois de journalistes et d’opérateurs économiques. L‘organisation tardive d’une campagne de communication (à moins d’un mois de l’événement) pour inciter les opérateurs économiques à s’intéresser à cette journée camerounaise est fort révélatrice des manquements graves que l’on pourrait craindre pour la suite du processus. En outre, les responsables de l’association n’ont pu rassurer les opérateurs présents dans la salle sur les garanties d’obtenir les visas d’entrée en France. L’absence des responsables du consulat ou de l’ambassade a largement contribué à décrédibiliser la démarche de l’association. Quoiqu’il en soit, si cette journée en vient se concrétiser, elle pourrait être un important moment d’échange économique utile pour le Cameroun. Quand à l’association Europe Afrique Connexions, l’on attend toujours de la voir se déployer au Cameroun.

dimanche 22 février 2009

William Aurélien Eteki Mboumoua dédicace son nouvel ouvrage

La cérémonie a eu lieu à l’hôtel Hilton de Yaoundé le Jeudi 19 Février 2009

Livre de William Aurélien Eteki Mboumoua

La dimension du personnage a sans aucun doute suffi à donner à l’événement, un cachet spécial. Ancien ministre, ancien secrétaire général de l'organisation de l'unité Africaine (OUA) et actuel président de la Croix Rouge Camerounaise (CRC), l’auteur du jour, le « patriarche » Eteki Mboumoua aura réussi à rassembler des ministres, directeurs généraux, diplomates et hommes d’église dont l’archevêque de Yaoundé, Monseigneur Victor Tonye Backot, pour la dédicace du tome 2 de son livre, Le pouvoir de l’humanité : un certain humanisme. Dans cet ouvrage qui est une réflexion de l’auteur entamée depuis 1970, William Aurélien Eteki Mboumoua va à la quête de l’humain réconcilié avec lui-même. Il prêche pour l’avènement d’une culture de l’humanitaire dans un monde guetté par la menace permanente des guerres et des dangers de toutes sortes. L’humanitaire ? Une thématique opportune pour l’ancien secrétaire général de l’OUA qui se dit animé par une grande sensibilité pour les souffrances humaines. Une idée soutenue par le Professeur Alain Didier Olinga qui voit en l’auteur, un homme qui « croit au pouvoir de l’humanité ». Au-delà de cet appel à un « nouvel humanisme », le livre de William Aurélien Eteki Mboumoua est aussi et surtout un vibrant témoignage d’un homme qui aura « servi l’humanité au plus haut sommet de la prestation humaine » ainsi que l’a souligné le modérateur EVEMBE, afin que « l’expérience vécue » par l’auteur suscite avec lui, « l’expérience à vivre ».

William Aurélien Eteki Mboumoua

Une expérience exaltante
En sa qualité d’écrivain, c’est le troisième ouvrage que Eteki Mboumoua publie après Un certain humanisme en 1972 et Démocratiser la culture en 1974 aux Editions CLE à Yaoundé. Le « jeune homme de 77 ans » ainsi qu’il se présente espère, si Dieu lui donne encore quelques années de vie, publier ses mémoires. Mais outre l’aventure littéraire, c’est en politique qu’il aura surtout brillé par sa réussite. Né le 20 octobre 1933 à Bonadibong à Douala, William Aurélien Etéki Mboumoua devient à 25 ans, Préfet de Régions (Nkam et Sanaga-Maritime) alors fortement troublées à la veille et au moment de l'Indépendance en 1960. Il a été Ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, de la Culture, chancelier de l'Université de Yaoundé, Conseiller spécial du Président de la République, Ministre chargé de Mission auprès du Président de la République, Ministre des Affaires étrangères, Membre du Conseil exécutif et vice-président de l'UNESCO, Secrétaire général de l'organisation de l'unité africaine, Membre du Comité consultatif des Nations-Unis pour les études sur le désarmement. Il est en ce moment président de la Croix Rouge Camerounaise. William Aurélien Eteki Mboumoua a tout récemment fait la preuve de son engagement humanitaire en s’investissant personnellement lorsqu’en Mars 2008, la CRC qu’il dirige a pris en charge plus de 8000 réfugiés tchadiens fuyant la guerre au Tchad. Il suit toujours avec attention les questions d’actualité internationale. En Août 2007, il se prononçait en faveur de la création des Etats-Unis d’Afrique qui, selon lui, pourrait permettre de juguler le phénomène des migrations clandestines en Afrique S’exprimant récemment sur Barack Obama, le président américain, Willian Eteki Mboumoua a dit craindre que le nouveau président, à défaut de changer l’Amérique ne soit changé par l’Amérique.

Son livre est disponible dans les librairies de la place et aux éditions CLE

mercredi 18 février 2009

Message à la jeunesse: L’ADDEC répond à Paul Biya


Elle interpelle le président sur des "questions graves qui hypothèquent la cohésion du Cameroun"

Les décisions de Paul Biya s’illustrent par des tendances de plus en plus prononcées à l’érection de l’appartenance ethnique et régionale en critère prédominant d’allocation des ressources nationales, de rétribution et de sélection y compris dans les domaines requérant exclusivement la compétence managériale ou intellectuelle.
Addec


Quelques jours après l’adresse du président Paul Biya à la jeunesse camerounaise, l’Association de Défense des Droits des Etudiants (Addec) a réagi en écrivant une correspondance publique au chef de l’Etat. Une correspondance pour l’interpeller sur sa gestion des valeurs telles que l’intelligence, la compétence, l’égalité des chances pour tous, mais aussi à la gestion de la diversité ethnique et des identités régionales. Pour l’Addec, les décisions de Paul Biya s’illustrent par des « tendances de plus en plus prononcées à l’érection de l’appartenance ethnique et régionale en critère prédominant d’allocation des ressources nationales, de rétribution et de sélection y compris dans les domaines requérant exclusivement la compétence managériale ou intellectuelle ». Une allusion toute faite à la décision du président de faire admettre à l’Ecole Normale Supérieure de Maroua, tous les candidats originaires du Septentrion présélectionnés par le ministère de l’enseignement supérieur. Une introduction par effraction des ressortissants du Grand Nord dans la liste des candidats définitivement admis à l’ENS de Maroua selon l’association estudiantine.

Se faisant plus précise, l’Addec écrit : Le sacrifice du mérite et de la compétence sur l’autel des considérations ethno régionales n’est certes pas une pratique nouvelle dans votre mode de gouvernement, mais c’est avec l’affaire de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Maroua (que vous évoquiez d’ailleurs dans votre discours sur un air d’autosatisfaction) que l’on a récemment franchi la ligne rouge. Elle s’émeut de ce que le chef de l’Etat, dans son discours à la jeunesse du 10 Février 2009, ne se soit pas étendu sur les « valeurs patriotiques » ou les conceptions des principes d’«égalité des chances », de « compétence » et de « compétitivité » (évoqués dans votre discours !) qui ont présidé à l’admission de la totalité des 4952 « ressortissants du Grand Nord » qui, du seul fait de leur origine et par la magie d’une décision politique, ont été ajoutés aux 2 200 « simples » camerounais retenus quant à eux sur la base du mérite. L’admission de ces intrus est une prime à la paresse, à la médiocrité et au culte du moindre effort. Elle participe d’une logique de distribution de strapontins et de rentes de situations à quelques uns plutôt que d’une politique de redistribution saine des ressources. Plus grave encore, le syndrome de Maroua fait peser le risque d’une désintégration de la Nation, conséquence d’une éventuelle dynamique à rebours et d’une régression vers l’ethnie fait observer l’Addec.


L’admission de ces intrus est une prime à la paresse, à la médiocrité et au culte du moindre effort. Elle participe d’une logique de distribution de strapontins et de rentes de situations à quelques uns plutôt que d’une politique de redistribution saine des ressources. Plus grave encore, le syndrome de Maroua fait peser le risque d’une désintégration de la Nation, conséquence d’une éventuelle dynamique à rebours et d’une régression vers l’ethnie.
Addec


"Comme de tradition, vous vous êtes occupé à faire vivre, dans un discours d’autosatisfaction, des statistiques ainsi qu’un train de mesures, de décisions et de réalisations sinon incantatoires, du moins inexistantes et invisibles dans le quotidien angoissant d’une génération en proie au désarroi" fait remarquer l’association estudiantine qui n’épargne pas le bilan élogieux dressé par le président camerounais quand aux progrès accomplis par l’enseignement supérieur au Cameroun. Dans son discours, Paul Biya indiquait qu’ « au plan des infrastructures, il serait fastidieux d’énumérer les multiples réalisations qui ont été achevées ou mises en chantier au bénéfice de nos universités ». « Sachez qu’il s’agit de bâtiments académiques, de laboratoires, de bibliothèques, d’amphithéâtres et de blocs pédagogiques et j’en passe » avait-il martelé mais pour l’Addec,

les universités camerounaises que nous fréquentons souffrent toujours d’un manque criard d’infrastructures, d’une insuffisance et d’un vieillissement du personnel enseignant (officiellement 2.179 enseignants dont la moyenne d’âge est de 47ans pour 115.710 étudiants). Les bibliothèques et les laboratoires – là où ils existent – sont désoeuvrés. La médiocrité et l’obsolescence des enseignements dispensés ainsi que leur inadéquation révoltante par rapport aux exigences locales de développement n’ont pas pris fin avec l’introduction du système LMD.
Addec


L’Addec souhaite pour finir que le chef de l’Etat appelle à l’ouverture d’un Grand Débat national sur les valeurs qui fondent la République et le vivre ensemble. Un débat auquel tous les secteurs d’activités et l’ensemble de l’opinion nationale (la société civile, les partis politiques, la communauté estudiantine et toute la communauté universitaire, etc.) devraient prendre part, afin de se prononcer sur les grands enjeux de l’heure et sur les graves hypothèques qui pèsent sur la cohésion de la Nation ainsi que sur le modèle de société que l’on entend léguer à la jeunesse camerounaise et à la postérité toute entière