mardi 17 février 2009

Catastrophe de Nsam : 11 ans après, le souvenir du drame reste vivant

L'explosion de 2 wagons citernes de la SCDP près de Yaoundé entraîna officiellement la mort de plus de 200 personnes


La Catastrophe de Nsam est l'une des plus meutrières de l'histoire de Yaoundé et du Cameroun
Samedi 14 Février 1998. Il est 13 heures à Nsam, une banlieue de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Des wagons-citernes de la Société camerounaise de dépôts pétroliers (Scdp) se sont renversés accidentellement sur les rails. Et d’où s’abreuvent depuis la matinée des populations appâtées par le gain de l’occasion. Ces wagons-citernes en « divagation », auraient été siphonnés par les populations riveraines. Un incendie se déclare sur les lieux et trouve un terrain favorable provoquant un drame inédit. Plus de 250 Camerounais décédés, des centaines de blessés et des familles marquées à vie.
Au lendemain du jour de la catastrophe, le directeur général de la Société Camerounaise des produits des dépôts pétroliers, Jean Baptiste Nguini Effa, avait expliqué aux médias que sa société avait renvoyé les deux citernes à la Régifercam , société qui gérait les chemins de fer à cette époque, parce qu’elles avaient subi une manœuvre frauduleuse au cours de leur acheminement à Yaoundé. La Régifercam avait abandonné les deux citernes sans surveillance. Jusqu’à ce que les populations viennent y recueillir du carburant. La suite, on la connaît. Un drame resté mémorable jusqu’à ce jour.

Plus jamais ça

Au moment où l’on se rappelle de cette tragédie, il est à noter que des efforts sont faits pour limiter ou prévenir la survenance de ce type d’incident. Aussi le plan de communication pour l’atteinte des objectifs de sensibilisation de la population aux dangers liés à la manipulation frauduleuse des produits pétroliers a été présenté le 03 février 2009 à Yaoundé, aux responsables du ministère de l’eau et de l’énergie. C’était en présence du ministre Jean Bernard Sindeu, qui présidait la rencontre, et des partenaires du secteur pétrolier basés au Cameroun. La présentation a été faite par le comité de suivi du projet.
L’objectif de ce plan de communication est de susciter le changement de comportement de différentes cibles, d’informer et d’éduquer les populations sur les conséquences liées à la fraude et à la manipulation des produits pétroliers.
Quand aux familles frappées par le drame, des décrets du Premier ministre avaient été signés le 24 juin 2004 portant expropriation et indemnisation des déguerpis du périmètre de sécurité du dépôt de la SCDP de Nsam. Les 66 familles concernées par la mesure ont perçu près de deux milliards de FCFA, pour leur permettre de s'installer dans la zone de recasement au quartier Mendong.

Le recasement en question s'est effectué en plusieurs étapes. D'abord, la préparation de l'opération qui consistait en la création d'un lotissement aménagé par les soins de la MAETUR, pour un montant de 800 millions de F CFA. Un terrain de six hectares a été acquis et divisé en 100 lots avec des voies entièrement viabilisées, eau courante et électricité. Mais 11 ans plus tard, le souvenir du drame reste très vivant.

samedi 14 février 2009

Livres : Polémia explique La tyrannie médiatique

Dans un ouvrage de 68 pages, la fondation Polémia, démontre comment les médias exercent une dictature sur l’opinion

© Couverture du livre la tyrannie médiatique
Pour la fondation Polémia, « Décrire une tyrannie, c’est déjà l’affaiblir ». C’est donc pour affaibir la tyrannie des médias qu’elle a décidé de faire une description sans complaisance des médias qui non seulement ne sont pas neutres, mais s’illustrent par la dictature de l’instant, de l’émotion, de l’image, du spectaculaire et de l’approximation systématique. En fait, la tyrannie médiatique se définit par la conjonction de 3 facteurs : le remplacement de l’information (fait de porter à la connaissance des autres, des faits précis) par la communication (scénariser, théâtraliser des données vraies ou fausses dans un but idéologique, politique ou commercial), l’application à l’univers de la pensée des règles d’airain de fonctionnement de l’univers médiatique et l’imposition des règles dominants de la classe médiatique à l’ensemble de la société. Parce que les médias ont choisi de communiquer plutôt que d’informer, ils sont désormais soumis aux jeux d’argent et de puissance, aux règles marchandes adoptées dans l’objectif de distraire des clients ou de servir les intérêts idéologiques, politiques ou commerciaux des commanditaires. C’est ainsi que les médias sont parfois instrumentalisés pour servir des intérêts injustes. En 1990, révèle le livre, une agence américaine monte une campagne pour accréditer l’idée qu’en arrivant à Koweit City, les soldats irakiens ont débranché les couveuses d’une maternité. Le montage servira à légitimer la première guerre du golfe.
En fait, il existe des postulats à « l’idéologie médiatique » : L’un de ses postulats est de toujours vanter les bienfaits de la mondialisation des hommes et des marchandises, du libre-échangisme, de l’immigration, du multiculturalisme. L’autre postulat, c’est la rupture avec les racines et la volonté de promouvoir ce qui s’oppose à toute forme d’héritage historique et spirituel. Les deux autres postulats concernent singulièrement la France et l’Europe. Il y a une double culpabalisation de la France et au-delà de l’Europe continentale en s’appuyant à la fois sur la 2ème guerre mondiale et la colonisation et enfin, il y a une idée selon laquelle la gauche est moralement meilleure que la droite ; elle a donc moins à se justifier car elle risque moins la mise en accusation. « C’est le carré carcéral, la grille idéologique commune aux grands médias au sein de laquelle ils enferment leur interprétation des événements » explique le livre.
D’après le livre, la tyrannie médiatique se déploie dans le domaine politique et influence les choix démocratiques. La scénarisation de la vie politique enfume largement le choix de l’électeur. L’homme politique n’échappe pas à cette dictature des médias. Il est pris en tenaille entre communiquer pour chercher à plaire et gouverner qui conduit le plus souvent à déplaire puisque gouverner c’est contraindre et donc déplaire. La Justice est aussi otage de la tyrannie médiatique. C’est une institution média-dépendante. Les juges ont été attirés par les médias comme les phalènes par la lumière. Désormais, c’est la connivence journaliste/magistrat fondée sur un délit – la violation du secret de l’instruction – qui rythme le calendrier judiciaire. C’est à l’aune de l’opinion médiatique que bien des affaires sont instruites, moins en fonction du dossier qu’en raison de son retentissement médiatique probable. Le livre fait aussi aux médias, le procès d’être des Armes de Manipulation Massives. L’on l’a constaté avecle cas de l’Irak où il n’existait pas d’armes de destruction massives. Mais les médias (Armes de Manipulation Massives) ont contribué à inscrire cette idée dans l’opinion, facilitant l’entrée de l’arnée américaine sur le territoire irakien.

Internet, une solution ?

Pour combattre ou échapper à cette tyrannie médiatique, le livre suggère une réponse hygiéniste qui consiste à cultiver l’esprit critique afin de discerner ce qui peut être bon ou mauvais dans les médias. Il y a aussi une réponse technologique à travers Internet qui est présenté comme l’altermédia. Internet garantit une réelle diversité sur tous les sujets : les pensées et les opinions dissidentes y sont plus facilement accessibles qu’à travers les journaux, les librairies et à fortiori la télévision. Il y a aussi sur Internet les moteurs de recherche qui sont « des robots sans conscience politique ». L’intermédiation absolue des journaux, des radios et des télés est terminée. Ce qui est en train de disparaitre en réalité, c’est le schéma traditionnel d’un centre tout-puissant informant et formatant activement la périphérie passive. Mais Internet n’échappe pas toujours à « l’emballement médiatique ». Il contribue même parfois à amplifier certaines réalités. On peut relever pour accréditer cette thèse que « l’emballement médiatique » a été observé pendant la campagne présidentielle américaine. Et Internet n’y a pas échappé.
Incubateur d’idées et site d’informations et d’analyses, la fondation Polémia a pour but de réintroduire la libre confrontation des idées dans le débat. Synthèse de nombreux textes mis en ligne sur le site de la fondation (www.polemia.com), La Tyrannique médiatique est le premier essai de la fondation. Un essai qui décrit pour l’affaiblir le quatrième pouvoir, les médias, qui sont de plus en plus tyranniques. Heureusement peut-on lire, Internet peut jouer un certain rôle pour accompagner des bouleversements majeurs et faire tomber le monopole du pouvoir de la classe médiatique. Donc, pour le plus grand bien de la liberté de l’âme et de l’esprit, la websphère peut tuer la vidéosphère.

jeudi 12 février 2009

Cameroun: Cet homme qui veut renverser le pouvoir de Yaoundé

Liman Oumate Malloum Boukar se dit chef d’un groupe rebelle baptisé MPLC

Il fait l'actualité depuis quelques jours au Cameroun. Depuis le Lundi 2 Février 2009, date à laquelle l’hebdomadaire régional l’œil du Sahel l’a révélé au grand jour en le présentant comme « l’homme qui veut libérer le Nord Cameroun ». Il a ainsi suscitée une « affaire » en faisant inonder de tracts frappés de logos du Mouvement pour la Libération du Cameroun (MPLC), plusieurs villes de l’Extrême Nord. Le déploiement des autorités comme le président de l’Assemblée Nationale, Cavaye Yeguié Djibril, le ministre de la Justice, Amadou Ali, le directeur général de la Caisse de Stabilisation des prix des Hydrcarbures (Csph), Ibrahim Talba Malla ont eu le don de lui donner une certaine ampleur. Ce qu’on sait, c’est qu’il se trouverait dans les Monts mandaras. Sans plus. Mais il a surtout ameuté la République en faisant parvenir aux autorités, une lettre ouverte au président de la République où il fait le procès des 26 ans de pouvoir du président Paul Biya et demande à celui-ci de quitter le pouvoir. « Le Président Biya a épuisé le temps qui lui est imparti, il doit partir. En tout cas, nous le ferons partir » a-t-il confié à notre confrère de Mutations.

Liman Oumate Malloum Boukar

Ce qu’on sait de lui, c’est qu’il aurait fait fortune dans la vente des produits pharmaceutiques à Mora. Il aurait perdu des millions de Francs Cfa dans une opération foireuse en 2004. Après ce triste épisode, il est parti s’installer au nigeria. Il s’est ensuite replié au Nord dans les années 2005 et s’est alors engagé dans la vente des médicaments de rue, en provenance du Nigeria. En 2008, des gens l’auraient aperçu dans les rues de Kousseri où il est très connu des milieux des vendeurs de médicaments de la rue qu’il ravitaillait régulièrement.

Des dernières informations en provenance de l’Extrême-Nord, des opérations militaires et policières sont en cours pour le neutraliser. Reste qu’on ne sait pas grand-chose sur sa localisation, sa capacité de réaction (il affirme être entouré de 2000 personnes), sur ses attaches avec les pays étrangers (il assure avoir des contacts en Lybie et au Niger). Mais il pourrait aussi s’agit simplement d’une grossière mise en scène orchestrée par un déséquilibré mental.

Quoiqu’il en soit, le mouvement de rébellion que tente de mettre en place Liman Oumate Malloum Boukar survient dans un contexte sécuritaire particulièrement difficile au Cameroun. Un contexte marqué par des cambriolages à répétition dans les services administratifs, des attaques aux larges de certaines côtes de notre pays et une invasion encore récente de la ville de Limbé par des « individus non identifiés » qui avaient occupé une partie de la ville pendant plusieurs heures et ont cambriolé des banques emportant d’énormes sommes d’argent. Si dans un tel contexte devait survenir un mouvement rebelle, c’est dire s’il ne serait pas gagné d’avance de le maîtriser. Autre danger, le Tchad, pays très instable se trouve à quelques pas de là.

DED: Un service allemand pour le développement du Cameroun

Des actions prioritaires sont menées par Le Deutscher Entwicklungsdienst (DED) pour le développement du Cameroun

Un assistant technique du DED prodiguant des conseils



Assistance technique et financière à la décentralisation, promotion de la société civile, lutte contre le VIH/SIDA et gestion des ressources naturelles sont quelques actions prioritaires menées par Le Deutscher Entwicklungsdienst (DED) ou service allemand de développement.

Présent au Cameroun depuis 1965, le DED est un service d’envoi de personnel et d’appui au processus de développement des pays étrangers. Elle est engagée dans des secteurs prioritaires définis au préalable par le gouvernement camerounais en concertation avec le gouvernement allemand. Les zones d’intervention concernent trois secteurs. Le premier secteur est la décentralisation, le développement local et la gouvernance. Le deuxième secteur est la gestion des ressources naturelles et le développement rural et le dernier secteur santé avec la lutte contre le Vih-Sida. Et le troisième secteur est la gestion des ressources naturelles et le développement local.
En Novembre 2003, le Cameroun et l’Allemagne ont adopté une stratégie commune : « Décentralisation, Développement local et gouvernance » en vue de soutenir le processus de décentralisation et d’améliorer les conditions de vie des populations dans les communes. Cette stratégie est opérationnalisé par le Programme d’Appui à la Décentralisation et Développement Local (PADDL) qui est un programme mené par le DED, la Coopération Technique Allemande (GTZ) et le Banque Allemande de Développement (KfW). Trois régions bénéficient du PADDL. Il s’agit du Centre, de l’Ouest et de l’Extrême Nord. En ce qui concerne le travail concret du DED dans le PADDL, il met des assistants techniques à la disposition des agents communaux, des élus et des administrations communales. Ces assistants techniques leur offrent l’appui à une formation sur la décentralisation et la gouvernance locale. En outre, le DED soutient les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) et le Centre de Formation pour l’Administration Locale (CEFAM). Ceci, dans une stratégie d’améliorer l’organisation institutionnelle.

En ce qui concerne la promotion de la société civile, le DED appuie les organisations qui y sont liées. La méthode du DED est la même que l’appui à la décentralisation puisqu’il met à la disposition des ces organisation des experts qui assurent les formations de leurs membres dans plusieurs domaines : le développement, la gestion des finances et du personnel, la conception et la réalisation des programmes et des projets, la planification, le suivi et l’évaluation, la communication externe et interne, le plaidoyer et le lobbying et enfin le dialogue et la coopération avec le secteur public. A cet effet, le DED offre trois types d’appui à ses partenaires : l’assistance technique d’1 à 3 ans aux organisations qui en font la demande, la possibilité d’une subvention salariale, pour une durée déterminée, aux experts nationaux employés dans les organisations partenaires et enfin, le DED cofinance des petits projets des organisations partenaires.

Pour ce qui est du secteur sanitaire, les assistants techniques du DED travaillent depuis 2006 pour soutenir la Stratégie Nationale de Lutte contre le Vih. Sa contribution se concentre sur l’augmentation des préservatifs disponibles, l’organisation des campagnes de sensibilisation, la mise sur pied d’un réseau avec l’association des personnes vivant avec le Vih, les Ong, les personnes ressources et les communes, l’appui au renforcement de l’organisation et le management de la structure du Marketing Social. Autant d’actions qui visent à réduire la maladie dans les Régions du Littoral, du Nord, de l’Extrême Nord, de l’Adamaoua, de l’Ouest et du Nord-Ouest.

Pour ce qui est enfin du secteur « Gestion des Ressources Naturelles et Développement Rural », le DED encadre des activités de gestion des ressources naturelles pour harmoniser la protection des ressources naturelles avec le développement rural. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme Sectoriel des Forêts et de l’Environnement
(PSFE) en partenariat avec le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) et le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MINEP). Le maintien des écosystèmes de haute valeur à travers l’intégration et la participation de la population, la gestion durable des ressources forestières et exploitation soutenue des produits forestiers, l’amélioration des conditions cadres pour l’utilisation des ressources forestières, la promotion des sources de revenu alternatives sont quelques objectifs poursuivis par le DED dans ce secteur.

Partenaire pour le développement du Cameroun, le DED est une société civile à responsabilité reconnue d’utilité publique. Il est financé par le budget fédéral d’Allemagne et fait partie de la coopération allemande en étroite collaboration avec la Coopération Technique Allemande (GTZ) et le Banque Allemande de Développement (KfW). La directrice actuelle du DED au Cameroun est madame Maria WEITZ.

samedi 7 février 2009

CAF: Vers une tranquille réélection de Issa Hayatou

Le président actuel devrait rempiler au cours de l'élection du Comité Exécutif de la Confédération

Issa Hayatou

C’est du 10 au 11 Février 2009 qu’aura lieu à Lagos au Nigeria la prochaine assemblée générale élective de la Confédération Africaine de Football (CAF). L’instance faîtière du football continental est appelée à renouveler son comité exécutif. La réélection du président Issa Hayatou devrait être une formalité. Il est en effet le seul candidat à la présidence de la CAF. Réuni le 17 Novembre 2008 à Douala, le Comité d’urgence du bureau Exécutif de la Confédération Africaine de Football, (Cameroun) a entériné les candidatures aux prochaines élections au sein du Comité Exécutif de la CAF. Le retrait du président de la fédération ivoirienne Jacques Anouma a laissé la voie libre au président de la Confédération Africaine Football (CAF) Issa Hayatou pour un nouveau mandat de quatre ans à la tête de l'instance africaine.

Issa Hayatou s’est ainsi retrouvé sans concurrent pour briguer la présidence de la CAF qu’il pilote depuis 1988, après avoir été réélu en 1992, 1996, 2000 et 2004. Outre l’élection présidentielle qui marquera cette 31ème Assemblée Générale de la CAF, celle de six membres du Comité Exécutif ainsi que l'élection d'un des représentants africains au sein du Comité Exécutif de la FIFA sera à l’ordre du jour. L'assemblée générale entendra, par ailleurs, le rapport d'activités du Secrétaire général, Mustapha Fahmy, concernant l'année écoulée, le rapport de développement de chacune des unions zonales et se penchera sur le bilan financier de la CAF et sur le projet de budget présenté par le président de la commission des finances Suketu Patel et soumis à son approbation. Cette année, aucune modification des statuts et des règlements n'est prévue. Aucune proposition particulière n'a été présentée, dans les délais, ni par une ou l`autre des associations nationales.


Issa Hayatou

Les bons points du président sortant
L’histoire retiendra que c’est sous l’ère Hayatou que le nombre d’équipes africaines en phase finale de la Coupe du Monde de football est passé de deux à trois en 1994 puis de trois à cinq à partir de l’édition de 1998. A cette véritable victoire dont il peut s’attribuer le mérite, l’on peut ajouter le fait que la Coupe d’Afrique des nations qui se disputait avec huit équipes jusqu’en 1990 est passée à 12 équipes en phase finale, puis 16 équipes à partir de 1996. A partir de 1997, la Coupe d’Afrique des clubs champions devient la CAF Champions League avec un format de championnat (deux groupes de quatre) à partir des quarts de finale. Dès1998, le championnat d’Afrique féminin est mis sur pied. Une phase finale avec huit équipes est instituée à l’instar du Championnat Juniors. Sur une proposition du Président de la CAF, la Coupe d’Afrique des nations deviendra tous les quatre ans, une épreuve qualificative à la Coupe du Monde de Football.

Cette nouvelle formule assurera la présence des joueurs expatriés à toutes les rencontres qualificatives et permettra aux associations nationales de se conformer au calendrier international harmonisé. Jusqu’en 1988, la CAF n’avait des contacts qu’avec l’ AFC, (l’Asian Football Confederation.). Depuis l’accession de Issa Hayatou à la Présidence de la CAF, la Confédération Africaines de Football s’est ouverte à d’autres continents et notamment l’Europe. Un protocole d’accord a été signé en 1997 avec l’UEFA (le projet Méridien). Un championnat de jeunes de moins de 18 ans oppose tous les deux ans quatre équipes européennes à quatre équipes africaines. Tous les deux ans, l’UEFA soutient deux associations nationales africaines pour leur apporter son soutien financier et logistique dans différents secteurs. En 1988, seule la Coupe d’Afrique des Nations était commercialisée et ses images suivies en dehors de l’Afrique dans quelques pays européens et asiatiques. Aujourd’hui, ce sont presque toutes les compétitions de la CAF qui sont commercialisées et les images de nos compétitions sont suivies à travers tous les continents dans plus de 100 pays. En dehors de la CAN qui demeure la vitrine du football africain, la CAF Champions League a également acquis ses lettres de noblesse. Au cours de la Présidence de Monsieur Hayatou, l’Afrique a eu l’insigne honneur de voir un arbitre africain en l’occurrence Said Belqola diriger une finale de Coupe du Monde en Juillet 1998 à Paris. En 1996, le nombre de membres africains au Comité Exécutif de la FIFA est passé de trois à quatre. On se souviendra que Issa Hayatou avait fait rêver la galaxie du sport en Afrique en déposant sa candidature à la présidence de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) en 2002. Même s’il avait été battu par le président sortant Sepp Blatter, son audace fit soulever des espoirs inattendus parmi quelques amoureux du Football en Afrique. On retiendra enfin que c’est sous sa présidence qu’un pays africain (l’Afrique du Sud) a été désigné pour accueillir la coupe du monde de Football. C’est en qualité de président de la CAF qu’il participera à cette compétition mondiale. Avec un tel bilan, qui n’est pas seulement positif, Issa Hayatou ne pouvait pas manquer d’écrire encore quelques pages du football africain. Peut-être pendant quatre dernières années.

Cameroun: La visite du pape suscite la controverse dans la presse

La presse camerounaise s’interroge sur les mobiles et les retombées éventuelles de cette visite

Le Cameroun accueille dès le 17 Mars prochain, et ceci pour la troisième fois, une visite papale. Après Jean Paul II en 1985 et 1995, Benoît XVI foulera le sol du Cameroun dans moins de deux mois. Ce voyage survient dans un contexte problématique marqué d’après BEBELA par « la distorsion des fonds à l’archidiocèse de Yaoundé, l’assassinat des prêtres ci et là, les batailles tribales entre Bassa-Bamiléké-Béti et le nombrilisme séculaire pour ne citer que ceux-là ». L’ANECDOTE écrit, pour sa part que, la visite d’un pape en Afrique vise essentiellement la reconquête des fidèles dans un continent qui est tombé entre les mains de nouvelles églises.


L’église catholique a du mal à conserver sa place de première religion chrétienne, dans de nombreux pays en Afrique, tant les églises réveillées pullulent et ont fondé leur prosélytisme sur les misères et les pertes de repères des populations. Mais que vient le pape cette fois au Cameroun ? Ledit voyage aurait été motivé par une réunion préparatoire d’un synode sur l’Afrique prévu en Octobre au Vatican rapporte LE POPOLI. Mais il s’agit d’un prétexte parmi tant d’autres à en croire les journaux camerounais que nous avons feuilletés et qui ne sont pas avares de supputations. Vient-il prononcer la béatification de Monseigneur Henri Vieter, le père Pallotin devenu évêque après avoir conduit les premiers pas de la chrétienté au Cameroun ? Hypothèse possible qui n’enchante pas la curie locale selon L’ANECDOTE. Les chrétiens du Cameroun ont du mal à croire que le premier saint dans l’histoire du Cameroun soit un allemand ; par ailleurs réputé pour avoir été d’une rudesse à la lisière de la barbarie. L’ANECDOTE titre « A nous les saints ! » et cite les prélats du terroir comme Baba Simon, André Wouking, Jean Zoa, Engelbert Mveng et Meinrad Hebga qui pourraient bénéficier de cette consécration. Mais l’arrivée du pape est peut-être une invitation de Poupoul Ier (Paul Biya, Ndlr) écrit LE POPOLI qui ajoute que d’autres [personnes] y décèlent une réaction du Vatican au climat délétère socio-politique qui prévaut au Cameroun. « Cette dernière hypothèse remporte l’adhésion du plus grand nombre qui espère voir le saint père remonter les bretelles du monarque d’Etoudi pour sa gestion du pays ». Dans le cas contraire poursuit LE POPOLI, « le père de Brenda et Bakassi pourrait tirer quelques gloires de cet événement et surtout l’évoquer pour cautionner sa future candidature à la présidentielle de 2011 ». Le journal de Nyemb Popoli publie une caricature opportunément satirique dans laquelle on peut voir le président Biya dire : « Si Dieu même en personne est avec moi, qui se dressera contre moi ? » Le journal satirique conclut qu’après tout, la visite papale est une bénédiction pour le peuple tout entier, un motif de fierté pour la communauté religieuse catholique camerounaise particulièrement.


A moins de deux mois de cette visite papale, les camerounais expriment déjà leurs attentes. Dans un exercice qui commence à lui être familier, LA METEO a ouvert ses colonnes aux camerounais de tous les horizons. Entre la fierté des uns qui estiment que c’est un honneur pour le Cameroun d’être le premier pays africain à recevoir la visite du pape Benoît XVI et la déception des autres qui s’interrogent sur les sommes d’argent qui seront dépensées à l’occasion de cette visite, chacun y va de ses attentes : consolidation de la paix, arrestation des casses perpétrés par la communauté urbaine de Yaoundé, critique sans concession contre le pouvoir de Yaoundé, dialogue avec la jeunesse, les attentes des camerounais sont assez contrastées. Chose compréhensible puisque certains camerounais ne gardent pas que de bons souvenirs des visites de Jean Paul II en 1985 et 1995. « Il faut relever qu’à la fin de la dernière visite papale au Cameroun, une vague de misère sans précédent s’était abattue sur le pays » écrit LE POPOLI. En tout cas, cette visite, avant qu’elle soit, génère déjà bien de polémiques et de controverses.

jeudi 5 février 2009

Partenariat : Synergies Africaines et Microsoft Afrique liés par un partenariat





Une cérémonie a eu lieu, cette semaine au siège des synergies africaines à cet effet

Vous allez avoir accès à tous nos logiciels, tous sans exception… Et nos collaborateurs vont venir chaque année pour mettre à jour ces logiciels.
Cheick Modibo Diarra, président de Microsoft AfriqueIl s’adressait ainsi à Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergues Africaines. C’était ce Mardi 3 Février 2009, au siège de Synergies Africaines à Yaoundé. Cette promesse de mettre à la disposition des Synergies Africaines, tous les logiciels de Microsoft Afrique a été doublée d’une autre: [i Nous allons offrir à nos partenaires – dont Microsoft Afrique – un audit gratuit de leurs systèmes d’information]. Cheick Modibo Diarra est au Cameroun. La signature du protocole d’accord entre Microsoft Afrique et Synergies Africaines contre le Sida et les souffrances est la première étape de sa visite de trois jours. Un protocole d’accord dont les principaux points d’ancrage sont: le renforcement des capacités institutionnelles de Synergies Africaines ; les échanges d’informations sur les applications innovantes des TIC et leur intégration dans les stratégies de prévention et de prise en charge du Vih/Sida et des principales endémies en Afrique ; l’amélioration de l’accessibilité des communautés aux solutions informatiques adaptées à leurs besoins.


Pour Jean Stépahane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergies Africaines, cet acte « est la traduction concrète d’une vision de collaboration forte entre deux partenaires partageant une volonté et des aspirations communes ». Pour lui, la signature du protocole d’accord de partenariat est la suite logique à de nombreux contacts. Dans son allocution, il a en effet revelé que Cheick Modibo Diarra et les synergies africaines avaient déjà noué 3 contacts majeurs : les 14 et 15 Novembre 2007 à Niamey à l’occasion de la 3ème conférence des premières dames des Synergies Africaines, le 13 Décembre 2007 à l’occasion de sa visite au Centre de Référence International Chantal Biya pour la Recherche sur la Prévention et la Prise en Charge du Vih/Sida et lors de la distinction de la première dame camerounaise Chantal Biya comme ambassadrice de Bonne Volonté de l’Unesco.
Cet acte est la traduction concrète d’une vision de collaboration forte entre deux partenaires partageant une volonté et des aspirations communes.
Jean Stépahane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergies AfricainesA l’occasion de cette visite, il a réaffirmé sa promesse à l’endroit des étudiants de l’école polytechnique de Yaoundé. « J’ai fais la promesse de venir donner des cours aux étudiants de l’école polytechnique de Yaoundé. Je crois qu’avant la fin de l’année, je vais venir leur donner des cours de mécanique spatiale et de navigation interplanétaire » a-t-il déclaré.Astrophysicien de renommée internationale directeur de programme d’exploration à la NASA, Cheick Modibo Diarra est malien. Il fonde en 1999 la fondation PATHFINDER pour l'éducation et le Développement. Il devient président de Microsoft Afrique en 2006, année de sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO. Sa visite au Cameroun se poursuit jusqu’à Jeudi prochain. Il rencontrera plusieurs hauts responsables camerounais dont le premier ministre.