mardi 23 décembre 2008

Littérature: Le général Camille Nkoa Atenga va commettre un nouvel ouvrage


Il en a fait l'annonce au Centre Culturel Français de Yaoundé.


Jalousies de femmes. C'est le titre du prochain roman du général et écrivain camerounais Camille Nkoa Atenga. Roman qui devrait paraître au début de l'année 2009.S'il n'en a pas parlé davantage, sur recommandation du Professeur Pabé Mongo, président de l'Association des Ecrivains de Langue Française pour l'Afrique Centrale (ADELF-AC), il a néanmoins fait savoir qu'il mettait la dernière main à la pâte pour la finalisation de l'ouvrage.
Le général Camille Nkoa Atenga était en fait le premier invité des rencontres littéraires organisées par l'ADELF-AC. Des rencontres qui sont appelées à devenir un rendez-vous mensuel. Sur le choix du général écrivain comme premier invité, le professeur Pabé Mongo a indiqué que " la rencontre a pour but de promouvoir la reconnaissance endogène du mérite de nos auteurs. Il était bon qu'on ouvre le programme par un auteur qui frappe les esprits et qui donne toutes ses lettres de créance à ce rendez-vous".
Pour ce premier rendez-vous donc, c'est le général écrivain qui était à l'honneur. Ses romans sont passés au crible de la critique littéraire. De L'enfant de la révolte muette à Le sorcier signe et persiste en passant par Malinda, Betayen je te hais et Kameroona, ses romans ont été résumés, analysés et expliqués par des universitaires au public qui a massivement répondu présent à l'appel. L'exercice critique a débouché le constat suivant réitéré par le professeur Marceline Nomo, représentante du ministre de l'enseignement supérieur :"ses mérites multiformes ont été démontré par d'éminents universitaires devant vous ce soir". Un constat qui a particulièrement réjoui l'invité qui s'est dit "honoré par une pléiade de notre intelligentsia qui me fait savoir que j'ai été remarqué par eux".

Le général écrit par "principes de lecture"


La graine de l'écriture continue donc de germer en ce "soldat", (ainsi qu'il se définit, Ndlr), fidèle à une devise : "contribuer au progrès de la conscience de notre environnement afin que règne la paix que je considère comme la négation de la violence sous toutes ses formes". Arrivé à l'écriture à cause des "principes de lecture acquis dès le collège Vogt de Yaoundé", il est auteur de 5 romans qui ont tous reçus des autorisations de publication. Car a t-il mentionné, "tout ce que je publie doit avoir l'autorisation de ma hiérarchie". Il s'est dit d'autant plus heureux que sa hiérarchie lui apporte son soutien. Il a d'ailleurs présenté au public, une lettre de félicitation du président Paul Biya et une autre du général Semengue qui était alors chef d'Etat major des armées. Autant d'encouragements qui contribuent sans doute à la germination d'une graine littéraire enfouie dans son être. Le prochain roman, Jalousies de femmes, apparaît donc comme une autre étape de l'aventure littéraire de ce "soldat", "féministe" qui troque à ses heures perdues, son arme de guerre pour sa plume.
Quand aux prochaines rencontres littéraires de l'ADELF-AC, elles auront lieu le 9 Décembre prochain avec comme invité, l'écrivain François Nkeme.

vendredi 19 décembre 2008

Tracteurs indiens : Les masques tombent !


La liste des bénéficiaires constituée par l’ACDIC est désormais un secret de polichinelle

D’après le rapport de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs, c’est en Avril 2006, au terme de deux années de négociation avec le ministère des relations extérieures, que le gouvernement indien fait le don de 60 tracteurs Solanika au Cameroun pour dynamiser son agriculture. Il s’agissait en fait de tester les tracteurs « aux conditions agro-écologiques du Cameroun ». Au cas où ses tests s’avéraient concluants, l’entreprise indienne envisageait d’installer une chaîne de montage de la marque desdits tracteurs. Remis au ministère de l’agriculture et du développement (Minader), il revenait à ce dernier de le de supporter les charges liées au transport et aux formalités douanières des tracteurs. Et le Minader décida donc que tout acquéreur devait participer à concurrence de 2,5 millions de Francs Cfa aux différentes charges.

Les marques de tracteurs indiens offerts au gouvernement camerounais

Toujours d’après le rapport de l’étude de l’Acdic, il aura fallu plusieurs mois d’investigations pour retrouver leurs traces. « Il nous aura fallu six mois pour entrer en possession de la liste des bénéficiaires des tracteurs, liste que personne de ceux supposés détenir n’osait donner, quoique tout le monde la reconnût brûlante…Une fois entré en possession de la liste, il nous aura fallu neuf autres mois pour traquer et filmer les tracteurs là où ils se trouvent sur l’ensemble du territoire nationale » peut-on lire dans le dit rapport.
C’est ainsi que, selon l’Acdic, 53% des tracteurs ont été alloués aux ministres parmi lesquels 60% n’ont aucun champ, 87,5% des tracteurs sont garés voire bâchés dans les résidences de ces autorités depuis deux ans et demi, 4 tracteurs ont disparu sans laisser de trace dont deux tracteurs destinés aux agriculteurs de Nlobéssé et 2 tracteurs encore garés au Ceneema, dont celui de l’association des femmes ingénieurs. « Lesquelles femmes ne savent plus quoi faire et se proposent de les vendre » révèle l’Acdic.

L’association de Bernard Njonga s’est refusée jusqu’ici de rendre publique cette liste de bénéficiaires, même si, dans une conférence de presse, il déclarait l’avoir transmis « aux autorités compétentes ».
Ce ne fut tout de même pas une surprise de retrouver cette liste dans les colonnes de la presse. En effet, dans son édition N° O338 du Mercredi 17 Décembre 2008, le quotidien LE JOUR a publié cette liste de personnalités ayant bénéficié des tracteurs indiens. On y reconnaît des ministres en fonction, démis ou embastillés, des directeurs généraux, des magistrats, des hauts gradés de l’armée, des députés et plusieurs personnalités qui ne sont pas inconnus du paysage socio politique camerounais. Une liste que nous reprenons dans notre rubrique (A SAVOIR) et dont la publication commence à agiter le sérail. Ce jeudi 18 décembre 2008, le Ministre de l'Industrie, des Mines et du Développement Technologique, Charles Salé a envoyé un droit de réponse au quotidien LE JOUR où il fait savoir qu’il n’a jamais bénéficié de tracteurs. Une réaction qui sera sans doute suivie de plusieurs autres, fait de démentis, de menaces et d’intentions judiciaires. Un véritable scandale politique !

FENAC 2008 : Le kick off !

La 7ème édition du festival national des arts et de l’art culture s’ouvre ce jour à Maroua



Dès ce jour, 19 Décembre 2008, jusqu’au 23 Décembre prochain, le Stade municipal Lamido Yaya DAIROU à Maroua dans la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun sera le théâtre d’une célébration artistique et culturelle d’envergure nationale. Pour la septième fois de son histoire, le festival national des arts et de l’art culture (Fenac) va se déployer avec l’ambition de hisser la culture camerounaise vers de meilleurs sommets. Cette année, le Fenac est placé sous le thème « la culture, l’investissement pour l’avenir ». Un thème évocateur qui tend à démontrer, ainsi que le précise le ministre de la culture qu’il faut « accélérer le passage d’une culture de loisir à une culture industrielle et entrepreneuriale, assurant ainsi l’indispensable transition vers l’économie de la création et du savoir ».
Parce que le Fenac est aussi un moment de découverte, c’est la ville de Maroua qui est mise sur orbite et pourra dévoiler ses potentialités touristiques. De part sa position géographique, Maroua est une ville exceptionnelle qui se trouve au centre d'une constellation de villes à vocation touristiques. Point de départ et d'arrivée de toutes les destinations ou circuits touristiques de la province de l'Extrême- nord, c’est une ville sablonneuse au relief plat avec plusieurs avenues ombrageuses qui font le charme de la cité.

marché de Maroua
Le Fenac entend aussi valoriser la musique camerounaise. C’est pourquoi, des monuments de la musique camerounaise ont été associés. C’est le cas de Manu Dibango, Yannick Noah, Jay Lou Ava, Greg Belobo, Coco Mbassi, Richard Bona, Vincent Nguini et bien d’autres. Au-delà des musiciens, ce sont des humoristes, percussionnistes et autres artistes qui sont invités à profiter de cette vitrine pour vendre leurs potentialités et profiter des échanges interprofessionnels car, le Fenac se définit surtout comme un cadre d’échanges et de réflexion entre experts et professionnels, pour apporter d’utiles éclairages sur la création artistique et sur la culture, en vue de renforcer la qualité et la pertinence de l’offre Camerounaise.
Créé par décret présidentiel Numéro 91 /193 du 08 Avril 1991, le Festival National des Arts et de la Culture en abrégé FENAC a pour vocation de redynamiser le secteur culturel qui sombrait dans une profonde léthargie. Le Renouveau culturel a pris l’engagement de développer, de promouvoir et de diffuser la culture camerounaise pendant une période précise.

Médicament : "My Pikin" n’a pas droit de cité au Cameroun

Dans un communiqué, le ministère du commerce en interdit la commercialisation

Dans un communiqué rendu public hier, le secrétaire général du ministère du commerce Mongoléon DIABELLE, vient de suspendre l’importation du sirop « My Pikin » sur le territoire camerounais. Le ministère du commerce compte sur « le civisme de tous les opérateurs économiques, importateurs ou revendeurs, pour le respect scrupuleux de cette décision en même temps qu’il rassure les consommateurs quant aux mesures prises pour leur sécurité sanitaire et la protection de l’espace économique national ».

Le médicament litigieux

Cette décision du ministère du commerce fait suite à la crise sanitaire survenue au Nigeria il y a quelques jours. En effet, un composite dentaire toxique dénommé « My Pikin » a causé la mort de 32 enfants âgés de 4 mois à 2 ans. Un composite vendu sous forme de sirop et censé calmer la toux, la fièvre et les douleurs dentaires.
Le 25 Novembre 2008, la National Agency for Food and Drug Administration and Control (NAFDAC) du Nigeria faisait état du décès de 25 enfants âgés de 4 mois à 3 ans dans les zones de Lagos, Ibadan et Zaria,suite à la consommation dudit sirop frauduleusement contaminé au diéthylène glycol.Cette crise sanitaire a provoqué la fermeture de l’usine de produits pharmaceutiques BERAWA dans l’Etat de Lagos par le gouvernement nigérian. C’est cette usine qui serait à l’origine dudit sirop.

Après le lait chinois contaminé à la mélamine, c’est un sirop nigérian qui vient une fois de plus démontrer l’urgence de filtrer rigoureusement l’importation des produits étrangers. Afin de protéger la communauté nationale d’une crise sanitaire qui pourrait s’avérer désastreuse et incontrôlable. Si tant est que la faiblesse du pouvoir d’achat prédispose les camerounais à recourir aux produits les moins onéreux. Avec les risques et les conséquences éventuelles que cela induit.

mercredi 17 décembre 2008

Filière maïs: Le ministère de l’Agriculture contredit l’Acdic

Dans un entretien au quotidien Le Messager, le coordonnateur du programme, Paul Sikapin, réfute les accusations de détournement proférées par Bernard Njonga


Ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire Bernard Njonga a pratiquement monopolisé l’attention de la presse ces derniers jours. Et c’est le ministère de l’agriculture et du développement rural qui en a pris un coup. Tant ses responsables ont essuyé les foudres de la critique médiatique à cause des accusations de détournements des subventions relevés par l’association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). Cette association, pilotée par Bernard Njonga a récemment commis un livre blanc et un documentaire pour dénoncer les détournements des subventions octroyés par l’Etat dans le cadre de la relance de la filière maïs. Pour Paul Sikapin, coordoannateur du programme maïs, « L’acdic a menti sur toute la ligne».

Epluchant point par point les méthodes de détournement recensés par l’Acdic, Paul Sikapin les a tous contesté. Par rapport à la question des Gics (groupement d’intérêt communautaire) fictifs, le coordonnateur du programme a reconnu l’existence de certaines erreurs par rapport à la désignation des lieux où se trouvent les Gics. C’est le cas d’un Gic à Mekalat qui aurait dû être repertorié à Mendong. « Je reconnais qu’il y a eu une erreur sur le lieu où se trouve le Gic bénéficiaire. Au lieu de Mekalat, il s’agit de Mengong. C’est Roland Mvondo qui a bien déchargé la subvention pour le compte de ce Gic qui n’est pas fictif. Il existe bel et bien, mais à Mengong. Si le délégué est décédé par la suite, ce n’était pas le seul membre de ce Gic. Les autres peuvent le témoigner. Il avait déchargé 500 000 francs Cfa, pour un champ de maïs qui existe. L’Acdic peut le vérifier » a-t-il indiqué. Pour ce qui est du Gic d’Akoulouzock déclaré fictif par l’Acdic, Paul Sikapin demande à l’Acdic de retourner sur le terrain pour enquêter sur ce Gic qui, d’après lui, existe bel et bien. « C’est trop facile de se contenter des propos d’un vieillard rencontré dans sa cour et qui déclare ne rien savoir de l’existence du Gic d’Akoulouzock » déclare Paul Sikapin.

Bernard Njonga, président de l'Acdic

Pour le cas des Gics qui existent et qui n’auraient pas perçu les subventions, le coordonnateur explique que les personnes interrogées par l’Acdic ne sont pas membres des Gics ayant reçu les subventions ou alors, leurs Gics n’ont tout simplement pas sollicité ces subventions. « Le Gic Addibe rencontré par l’Acdic à Bansoa dans la région de l’Ouest et qui prétend attendre 300 000 Fcfa du programme maïs ne figure pas sur la liste de nos bénéficiaires que voici » cite en exemple Paul Sikapin. « Cette méthode 2 de l’Acdic est un montage et vient une fois de plus tromper l’opinion publique » soutient-il.

En ce qui concerne les Gics qui n’ont pas perçu la totalité des subventions mentionnées, le coordonnateur précise qu’ « une subvention comprend les frais du micro-projet et les frais de suivi, qui varient entre 5 et 8% en fonction du montant du micro projet. Les conventions signées avec chaque bénéficiaire précisent bien les montants affectés à toutes ces rubriques ». Réfutant tout aussi bien la dernière méthode de détournement relevé par l’Acdic, et qui consiste à faire décharger à des Gics du matériel qu’ils ne reçoivent pas, Paul Sikapin souligne que « les subventions du programme maïs se font exclusivement en espèces et en semences, et jamais en matériel ». Cette sortie médiatique du coordonnateur du programme maïs relance la polémique sur la gestion de subventions accordées par le gouvernement, et ses partenaires, aux producteurs de maïs. La démonstration de ce responsable du Minader devrait susciter la réaction de Bernard Njonga dont Le Messager annonce une interview dans ses colonnes.

Synergies africaines : Sur les chantiers de l’humanitaire

L’organisation non gouvernementale mène une lutte acharnée contre le Sida et les souffrances

Jean Stéphane BIATCHA, secrétaire exécutif des Synergies Africaines

Créée le 15 novembre 2002 à Yaoundé, à l’initiative de Madame Chantal BIYA, Première dame du Cameroun, Synergies Africaines est une organisation non gouvernementale (Ong) qui regroupe les premières dames d’Afrique, les personnes physiques ou morales de bonne volonté, et les scientifiques qui contribuent à la vie active de l’association, ainsi que les anciennes premières dames d’Afrique et d’autres continents qui adhèrent à ses statuts. Cette Ong poursuit trois buts précis : mobiliser les sociétés africaines et la communauté internationale pour la lutte contre le Sida et les autres fléaux, favoriser l’émergence d’une société africaine plus harmonieuse et plus apte à faire face aux défis de la mondialisation et contribuer à la réalisation des objectifs du Millénaire en Afrique.
Un plan d’urgence

Entre Juin 2003 et Mai 2008, l’Ong a beaucoup œuvré dans le domaine de la prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant(Ptme). C’est ainsi que 6 pays africains dont la Guinée, le Niger, le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Cameroun en ont bénéficié. Dans le cadre de ce programme, 382 formateurs et prestataires ont été formés. 55 sites de Ptme ont été crées ou renforcés. Plus de 25 000 tests de diagnostic rapide du Sida ont été offerts. Des doses de Névirapine ont été distribuées et un réseau de formateurs pour la Ptme a été mis en place.

L’Ong œuvre aussi pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Dans ce domaine, elle s’est illustrée dans le renforcement des capacités des prestataires, l’amélioration de l’offre des services gynéco-obstétricaux et pédiatriques, le soutien à la vaccination des enfants et des femmes. Synergies africaines mène aussi un combat de tous les instants pour l’atténuation des souffrances des enfants africains. C’est le cas à travers la promotion des droits de l’enfant, la promotion de l’éducation de la jeune fille, la lutte contre les souffrances infligées aux enfants, souffrances liées à l’enrôlement dans les bandes armées, à l’exploitation sexuelle, au trafic, à l’usage des drogues et des stupéfiants. Dans le même ordre, l’Ong apporte son appui à l’éducation et à la nutrition des orphelins du Sida et des enfants en détresse.
Enfin, Synergies Africaines s’est activement impliquée dans la recherche sur la Vih/Sida. Ceci, à travers le cercle international de référence Chantal Biya pour la recherche sur la prévention et la prise en charge du Vih/Sida.

Le siège des Synergies Africaines à Yaoundé

Juste reconnaissance

Ce déploiement humanitaire ne pouvait certainement passer inaperçu. C’est dans cette logique que la première dame camerounaise a été nommée Ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco pour l'éducation et l'inclusion sociale. Une nomination que Jean Stéphane BIATCHA, secrétaire exécutif des Synergies Africaines, dans sa conférence de presse du 10 Décembre dernier, justifiait par « sa contribution à l’éducation, à la lutte contre la Vih/Sida, sa mobilisation des premières dames, pour la recherche du Circb et l’assistance aux différentes couches sociales nécessiteuses… ». Pour lui, cette nomination signifie que Chantal Biya va « porter la voix de l’Unesco partout dans le monde dans le champs de ses activités ». Ces actions fort élogieuses de l’Ong n’ont pourtant pas ralenti les activités de l’Ong. Au contraire, elle multiplie les actions de lobbying pour mobiliser davantage des ressources auprès des Etats, organisations internationales, Ong, fondations, entreprises privées et autres donateurs. Dans cet ordre, un bureau de Synergies Africaines est désormais installé à Rome. « C’est précisément dans les locaux de l’ISIAO, sis via Ulisse Aldrovandi 16 à Rome, qu’est désormais fixé le bureau de Synergies Africaines en Italie » indique un communiqué du secrétaire exécutif. L’on y apprend aussi que « le projet portant sur la création d’un centre de dépistage et de prise en charge du Vih et du Sida dans la localité de Diffa dans l’Est du Niger sera lancé ».
Autant de projets en perspective qui témoignent de l’ancrage internationale recherchée par cette Ong qui n’a pas finie de livrer la substance de ses potentialités.

Contact:
Bp 3526 Yaoundé, Cameroun. Tél : 00 (237) 22 23 09 15/ 77 39 17 99
Fax: 00 (237) 22 23 11 63
Site web: www.synergiesafricaines.org
Mail: contact@synergiesafricaines.org

mardi 16 décembre 2008

GICAM : André Siaka s'en va, Le choc au sommet!

Olivier Behle et Protais Ayangma s’affrontent ce 17 Décembre pour la présidence du groupement patronal


Le successeur d’André Siaka, à la tête du groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), sera connu ce 17 Décembre 2008. Sur le peloton de sa succession, l’on retrouve deux groupes, celui conduit par Olivier Behle, qui assure l’intérim de la présidence du Gicam et celui de Protais Ayangma. André Siaka, président sortant a déjà fait son choix. Il votera à coup sûr pour Olivier Behle dont il fait partie de la liste.
Toutefois, la bataille promet d’être rude. Et ce ne sont pas les ingrédients qui manquent pour conforter l’observateur dans cet état de fait. Il y surtout la question de la présence parallèle des plusieurs personnalités sur les deux listes qui s’affrontent. C’est le cas de Charles Metouck (Syndustricam), Francis Dubus (Apeccam), Perrial Nyodog (Gpp), Hans Bamal (Scadtc) et Moselly Njedaby (Synautratra). D’après des sources crédibles, certains membres auraient été inscrits sur la liste de Protais Ayangma sans avoir donné leurs accords préalables. Quoi qu’il en soit, le 17 Décembre prochain, les 207 membres du patronat camerounais devront désigner le successeur d’André Siaka.





Deux hommes, deux trajectoires, deux visions

Protais Ayangma


Directeur général de Colina La Citoyenne Assurances et vice-président du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) dans le bureau sortant, Protais Ayangma est l’un des pionniers de la société camerounaise d’assurance et de réassurance (Socar). Il en gravit presque tous les échelons de 1974 à 1979. En 1985, après y avoir passé six ans, il démissionne du cabinet de courtage camerounais pour créer pour créer la compagnie camerounaise d’assurance (Cna). En 2001, la Cna devient la Citoyenne. Depuis 2005, celui qui a été désigné en février 2008 président du bureau exécutif de la fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines) a rejoint le groupe Colina dont il assure la direction Afrique Centrale. Il est par ailleurs président du conseil d’administration du groupe de presse South Media Corporation. Tête de liste du « Gicam en mouvement », son projet pour le Gicam est résumé en trois points : premièrement, faire passer le Gicam de sa posture d’institution de proposition à une institution d’action. Deuxièmement, il entend mettre un accent sur la productivité du Gicam en termes de valeur ajoutée autant dans les finances que dans les aptitudes managériales des dirigeants en créant notamment une « université du Gicam ». Il entend enfin renforcer l’esprit démocratique au sein du Gicam.



Olivier Behle


Associé gérant du cabinet Behle et associés, Olivier Behle, 54 ans, est membre du bureau du Gicam depuis 1995. Il est titulaire du diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) de gestion financière et fiscalité de l’Université Paris IX Dauphine. Il a été président de la commission juridique et fiscale du groupement avant sa désignation le 5 Septembre 2008 comme président par intérim du Gicam, après la démission surprise d’André Siaka. Candidat à sa propre succession, il bénéficie du soutien de poids d’André Siaka, l’ancien président.

Créé le 12 juin 1957 sous la dénomination de Groupement interprofessionnel pour l'étude et la coordination des intérêts économiques, le Gicam, devenu en 1992, groupement inter patronal du Cameroun, a pour principale mission de servir de courroie de transmission entre les pouvoirs publics et le secteur privé dans le domaine des affaires.